Il était un crétin des alpes | Damon







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MessageSujet: Il était un crétin des alpes | Damon Lun 5 Aoû - 10:57

Le caillou alla frapper le volet de bois. Assez fort pour être entendu de l'occupant de la chambre mais pas assez pour réveiller toute la maisonnée. Et encore heureux, je me voyais mal expliquer au père de Cameron pourquoi je venais voir son fils au beau milieu de la nuit, dans sa chambre. Quoique...Ca l'arrangerait peut être, songeais je avec une colère toute légitime. Ma chère mère avait apparemment décidé de me marier, estimant qu'a mon âge il était plus que temps. Mais je la soupçonnais de chercher a m'éloigner de Damon et quoi de mieux qu'un mariage hein ? Oui et pas avec n'importe qui, avec le fils du maire, autrement dit mon autre meilleur ami. Oh certain dirait que j'aurais pu tomber plus mal, Cameron était beau, bien fait et nous nous connaissions parfaitement bien. MAIS, parce qu'il y a un mais, je ne m'imaginais absolument pas lui donner des enfants et encore moins partager sa couche. Cameron c'était...c'était comme mon frère. Il n'y avait pas l'ambiguïté qu'il pouvait exister entre Damon et moi, ni même l’attirance que je pouvais éprouver pour lui. C'était simple, sain et parfait comme ça alors quelle idée saugrenue de vouloir nous marier ?! Ma mère n'avait pas encore osé m'en parler mais j'avais surpris une conversation entre elle et ma tante. Tante qui avait prévenu ma mère que je ne risquais pas d'apprécier, merci ma tante !

Enfin le volet de bois s'entrouvrit et je vis la tignasse cendrée de Cameron se dessiner..

-Cass ?! Mais qu'est ce que tu fiche là au milieu de la nuit !?

chuchota-t-il en fronçant les sourcils. J’allais me faire passer un savon, Cameron travaillait beaucoup et chaque minute de sommeil était assez précieuse pour lui...

« Descend l'échelle, Cam ! Il faut que je te parle ! »

répondis-je sur le même ton, glissant des coups d'oeil nerveux autour de moi.

-Ca peut pas attendre demain ?

« Non ça peut pas ! Fais ce que je te dis ! »

Il jura avant de disparaitre et quelques secondes après apparue la fameuse échelle. Enfin pas très haute quand même, Cam allait devoir m'aider sur la fin, mais ce n'était pas comme si il n'en avait pas l'habitude. je ne comptais plus le nombre de fois où on s'était glissé en catimini dans sa chambre Damon et moi, quand nous étions enfants.

Il n'était absolument pas au courant. Absolument pas d'accord et absolument horrifié, a tel point que j'aurais sans doute pu m'en vexer. Si ma mère arrivait a convaincre son père ( et ça je n'en doutais pas ) on allait être dans de superbes draps. C'est vrai, ce mariage, c'était tout bonus. Ma dot était confortable, Cameron et moi nous connaissions bien et, cerise sur le gâteau, la fin des rumeurs courant sur lui et ma tante...Sans compter que ma mère me séparait définitivement de Damon. Je me demandais parfois si elle avait deviné que nous avions joyeusement fautés dans la grange...Si je n'avais pas surprise la conversation on aurait été fiancé sans pouvoir rien y faire.

Je restais une heure environ avant de rentrer. Cameron tenait le volet, le temps que j'enjmabe le rebord et déposa un baiser sur ma joue.

-Ne t'inquiètes pas, je m'occupe de tout, d'accord ? Ce n’est pas comme si ils allaient annoncer nos fiançailles demain dès l’aube.

« Tu ne connais pas ma mère encore ? »

Il rit et j’eus envie de l’étriper :

-Tu feras une superbe fiancée – il se pencha a mon oreille pour murmurer – Enfin le jour où quelqu’un arrivera à te supporter évidemment

Je le fusillais des yeux :

» Crétin de Cornouailles… »

Prestement, je sautais a terre avant de regarder si personne ne se trouvait dans les parages, puis, je me faufilais dans les rues silencieuses et désertes...Enfin presque désertes en fait...
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Mar 6 Aoû - 8:58


    Je n'avais jamais été possessif ou jaloux. Mais avec elle, c'était bien différent. Après tout, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle et c'était entièrement sa faute. Ce fichu lien pour pouvoir me contrôler les nuits de pleine lune n'influençait pas que le loup quand l'astre était rond, mais également moi, le reste du temps. Elle ne s'en servait pas sur moi, quand j'étais humain, mais je pouvais sentir des choses la concernant et vice versa. Et si cela était plus que plaisant quand nous avions fait l'amour, en ce moment, ça ne l'était pas le moins du monde alors que j'observais la frêle silhouette blonde se glisser dans la chambre de Cameron.

    Pourquoi ?

    Pourquoi devait-elle lui parler en pleine nuit ? Quelle affaire était donc à ce point importante qu'elle ne puisse attendre la journée pour le voir ? C'était totalement irrationnel, mais je sentis la colère monter en la voyant disparaître. Nous n'avions pas retenté l'expérience depuis ce fameux matin dans la grange. Nous n'en avions pas eu le temps, pas l'occasion et nous avions nos propres vies, an parallèles de ce que nous étions... Nous n'en avions pas davantage reparlé d'ailleurs. Si elle craignait que cela ne soit que la seule et unique fois, elle se trompait, parce que je sentais le désir me percer de ses dards bien trop souvent à mon goût quand je l’apercevais.

    Seulement, la menace de sa mère planait sur nous. Non pas que j'ai peur d'elle, mais je devais avouer qu'elle m'avait toujours intimidé et maintenant que je savais que c'était une sorcière, j'avais toutes les raisons du monde de me méfier de cette femme. Surtout qu'elle ne m'avait jamais porté dans son cœur, sans doute convaincue que j'entraînais sa fille sur la mauvaise pente, alors que Cassandre pouvait très bien la prendre toute seule et sans moi. Je m'étais calmé avec les années. Pas au point de devenir sage, mais je n'étais plus l'adolescent inconscient qui se glissait dans l'antre d'une sorcière juste pour faire le malin.

    J'avais apprit la leçon.

    J'attendis donc, de longues minutes... une heure même, observant la fenêtre... Me demandant ce qu'il se passait entre ces deux là et réprimant difficilement l'envie de monter. C'était idiot. Complètement. Au moins, j'étais assuré qu'ils ne... réitéraient pas notre expérience de la grange, puisque je ne sentais pas de plaisir chez elle. Plutôt de l'inquiétude. Légère, mais c'était quelque chose dans ce goût là et cela ne me rassurait pas qu'elle en parle à Cameron et pas à moi.

    Quand elle pointa enfin le bout de son nez, je me renfonçais dans l'ombre. Autant partir, pourquoi rester et la confronter ? Je pris une ample inspiration, faisant demi tour... Avant de finalement faire volte face et d'attendre Cassandre à un coin de rue, affectant un air que j'aurais aimé détaché, mais je ne devais pas la tromper. Elle fut surprise de ma présence, marquant un temps d'arrêt. Je l'épinglais du regard.

    « Je me demande quelle affaire urgente te propulse chez Cameron au beau milieu de la nuit... Vous faites des cachotteries tous les deux maintenant ? »

    J'aurais aimé que ma voix soit détachée, mais je ne pouvais enrayer la pointe de jalousie que je contenais tant bien que mal. Je me sentais exclu de quelque chose, après avoir passé tant de temps avec elle, dans le secret. Une mauvaise habitude que nous avions prise, mais qui était désormais ancrée. Et quelque part, je ne voulais pas perdre cette exclusivité, alors que je ne la voulais qu'à moi...
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Mar 6 Aoû - 11:12

« Oh par la Déesse ! Tu veux me faire mourir de peur ou quoi ?! »

Chuchotais je rageusement alors que la silhouette de Damon me surplombait dans la pénombre. Il m’avait flanqué une sacrée trouille a surgir comme ça de nulle part. Bon, en temps normal, j’aurais sentit confusément sa présence, mais on était pas en temps normal justement. On était en temps de guerre. Enfin, façon de parler. La main sur la poitrine, le cœur battant a cent a l’heure a cause de la frayeur, j’inspirais profondément.

« Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ? »

Ou comment renvoyer la question sans répondre a celle d’avant tout en ayant l’air accusatrice. Non, je ne culpabilisais pas. Enfin pas trop. Enfin disons que je ne voulais pas parler de cette histoire de fiançailles a Damon, c’était plus probable. Sans doute que j’avais peur de sa réaction. Je crois qu’un « les félicitations sont de rigueurs alors ? » provoquerait une mort lente et douloureuse pour lui. A vrai dire, j’appréhendais sa réaction. Frondeuse, je l’observais dans la pénombre et…Que la déesse m’en garde mais je ne pus empêcher une nuée de papillons d’envahir mon ventre. En fait, on avait parler de rien, a chaque fois que l’on s’était croisé, sois lui, sois moi n’étions pas seul. Difficile de parler de nous deux, enfin, si il y avait un nous deux évidemment, dans ces conditions. Bizarrement, faire l’amour avec lui n’avait pas changé grande chose, je veux dire, il y avait toujours cette complicité et cette compréhension tacite que nous avions toujours entre nous. La nouveauté, c’était plutôt l’envie de replonger dans la luxure ou d’embrasser le coin de ses lèvres lorsqu’il arborait son petit sourire canaille. Et puis, je me raidis, inquiètes en entendant des pas cadencés venir vers nous. Ni une ni deux, j’attrapais la main de Damon pour l’entrainer derrière moi en direction des écuries de la mairie. Une fois a l’abri, je jetais un œil par la porte et repérais les RRH en patrouille. Je fronçais légèrement les sourcils en murmurant :

« Que font-ils là ? Ce n’est pas une nuit de pleine lune pourtant… »

Enfin, plus pour moi que pour Damon, avant de soupirer et de me détendre. Et là seulement, je pus tranquillement apprécier l’ombre orageuse qui naviguait sur le visage de Damon. Interdite, je haussais les sourcils :

« Ne me dis pas que tu es jaloux parce que j’ai été voir Cameron au beau milieu de la nuit si ? »

Ou comment taper dans le mille sans s’en rendre compte, parce que cette idée était totalement saugrenue. Damon nous connaissait très bien tous les deux. Il savait pertinemment qu’il n’y avait qu’une franche fraternité entre moi et le blond.

« Et je peux savoir ce que tu as été t’imaginer ? »
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Mar 6 Aoû - 18:37

    Un rictus se peignit sur mes lèvres alors que Cassandre sursautait, apparemment surprise de ma présence.

    « Pardon, je pensais que tu saurais que j'étais dans le coin, à moins que tu ne sois distraite... »

    Encore une allusion... Je ne pouvais pas m'en empêcher, c'était plus fort que moi... Elle me retourna ma question, sans pour autant répondre et je me fendis d'un sourire goguenard, qui était davantage de la comédie que le reflet de mes réels sentiments en cet instant. Une façade.

    « J'ai pas le droit de prendre l'air ? »

    Je redevins sérieux, avant de poser la main sur ma poitrine :

    « Quelque chose ne va pas, je le sens. »

    Et elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle même de toutes façons, c'était elle qui avait créé ce lien magique, alors qu'elle en assume les conséquences, notamment d'avoir un loup sur le dos dés que quelque chose clochait ou l'intriguait. Mais nous fûmes interrompus alors que des pas résonnaient sur les rues pavées et que Cassandre se saisissait de ma main pour m’entraîner dans les écuries de la mairie, nous mettant ainsi à l'abri des regards... Des RRH. Je me raidis en l'écoutant commenter leur présence ici. Non, ce n'était pas la pleine lune.

    « Je n'en sais rien. Ils prennent leurs aises. »

    Cassandre me regarda alors, avant de se moquer de moi et d'une possible jalousie. Je me renfrognais, vexé qu'elle tourne cela en dérision et qu'elle se moque ainsi de moi. Elle me demanda ce que je m'étais imaginé et je répliquais :

    « Tu vas le voir en secret. Et je ne suis pas convié. Donc un truc qui ne me concerne pas et qui est entre vous deux... Alors oui, je me pose des questions. Qu'est-ce que tu essaies de me cacher ? »

    Soudain, je la repoussais contre le mur, la bloquant au passage, mes deux mains de chaque côté de son visage, avant de regarder ses lèvres et m'en saisir avec une certaine possessivité et également, une envie refrénée depuis la dernière fois. Je retrouvais la délicieuse sensation de ses lèvres sur les miennes alors que son cœur s'affolait, autant que le mien. Je cessais alors, avant de me passer la langue sur les lèvres et d'inspirer profondément. Je chuchotais alors :

    « Bon sang, je crève d'envie de faire ça depuis des jours... Jamais moyen d'être tranquilles tous les deux... »

    Je glissais mes mains dans ses cheveux blonds, humant sa fragrance, avant de commencer à butiner son cou :

    « D'accord, tu as gagné, je suis jaloux... La dernière fois, ce n'était pas rien... Tu as peut-être pensé que j'étais influencé par le loup, la lune, ou je ne sais quoi, mais là, ce n'est plus le cas et j'ai toujours autant envie de toi... D'être avec toi... D'être le seul pour toi. »

    Je mordillais son oreille.
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Mer 7 Aoû - 6:36

Je grimaçais légèrement. Il avait raison, j'étais totalement ailleurs, assez du moins pour ne pas le sentir a proximité.

"On peut dire ça."admis je du bout des lèvres.

Effectivement, j'avais eu la tête ailleurs, mais il y avait de quoi. Ce n'était pas lui que l'on avait l'intention de fiancer puis de marier sans demander son avis. Évidemment, ce genre de truc n'arrive jamais à un homme. Quoique, Cameron était dans le même bain que moi. Cela dit, je n'eus aucune honte à lui retourner la question et sa réponse ironique me fit froncer les sourcils. Mais c'était quoi le problème a la fin ?! Ce n'était pas la première fois que je voyais Cameron sans que Damon soit avec nous ! Oui, bon, première fois au milieu de la nuit, je l'avouais.

Je le vis lever la main et la poser sur sa poitrine alors qu'il reprenait, plus sérieux. Je soupirais. Je me doutais bien que je ne pourrais pas lui cacher grand chose. Un avantage et un inconvénient, pour tout les deux. parce que si lui semblait maitriser cela assez facilement, ce n'était pas vraiment mon cas. Sans doute y avait il aussi la part lupine. Mais ce n'était pas vraiment le moment de penser à ça, parce que j'avais à peine ouvert la bouche pour lui répondre qu'un son de pas me parvint. Par réflexe j'entrainais Damon dans le premier endroit susceptible de nous cacher, c'est a dire les écuries de la mairie. Qui, mis à part trois ou quatre montures qui ne réagissent pas à notre présence, était vide.

Passant un œil dans l’entrebâillement de la porte, je m'assurais que les RRH passent devant nous sans nous remarquer. M'interrogeant sur leur patrouille par nuit sans lune.

"Sans doute, mais je n'aime pas trop ça."

Puis je balayais tout cela d'un haussement d'épaule avant d'aviser la mine particulièrement sombre de Damon. Et là, voyez, une idée folle me traversa l'esprit. Serait il jaloux ? Cela avait un petit côté très plaisant, je devais bien l'avouer. Et la réponse ne se fit pas attendre. Effectivement, dit par lui, j'avais l'impression tenace d'avoir été prise la main dans le sac. Ma poitrine se souleva sous le soupir que je m'apprêtais a pousser avant de se bloquer littéralement lorsqu'il me plaqua contre le mur avant de m'embrasser.  Je poussais un petit gémissement de plaisir et de contentement, entrouvrant les lèvres, goutant de nouveau à la saveur des siennes...Ce qui réveilla immanquablement une chaleur délicieuse au creux de mon aine. Puis sa bouche glissa dans mon cou.

" Je sais... murmurais je a mon tour, glissant une main sur sa nuque pour l'attirer plus prêt tandis que ma taille se cambrait.

Je frissonnais délicieusement lorsqu'il m'avoua me vouloir encore, il y avait une possessivité virile dans ces mots qui me plaisait terriblement. J'eus un hoquet en sentant ses dents se refermer sur le lobe de mon oreille...

" Damon...Arrêtes... Je n'arrive plus a penser quand tu fais ça..."

Ce qui était totalement vrai d'ailleurs, je voulais envoyer paître ces histoires de fiançailles sans queue ni tête, ses vêtements aussi d'ailleurs pour de nouveau me perdre entre ses bras. Je voulais encore le sentir en moi et sa peau sous mes doigts. Alors soit il arrêtait et on arriverait peut être a discuter, soit non et...Euh...Je déglutis, la bouche asséchée.

" Ma... Ma mère veut me marier..." 

Lâchais je tout a coup en fermant les yeux, victime de la magie de ses lèvres sur moi. Si j'étais abrupte, c'était de sa faute ! Là voilà ! Il n'avait qu'a pas m'empêcher de penser !
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Jeu 8 Aoû - 17:31

    Cassandre était une habituée des mystères, mais alors que je la questionnais, je sentais qu'elle avait très envie d'être ailleurs. De ne pas répondre. Elle se contentait de répondre du bout des lèvres. C'était étrange que j'ai pu la surprendre. A moins d'avoir l'esprit ailleurs, cela n'aurait pas du arriver... Alors qu'est-ce qui occupait donc son esprit de cette façon ? Cela ne me rassurait pas, bien au contraire. Alors peut-être que c'était moi qui exagérais, sans doute miné par la jalousie, mais n'empêche que c'était louche.

    Des bruits de pas interrompirent notre petite explication, alors qu'elle me traînait derrière elle dans les écuries, à l'abri des regards, se demandant ce que des RRH faisaient à patrouiller en pleine nuit, quand ce n'était pas la pleine lune. Ce n'était pas forcément bon signe, mais je n'avais pas plus idée qu'elle de ce qu'ils faisaient là et si cela pouvait me rendre nerveux, ce n'était rien comparé au secret que me cachait Cassandre... Et à l'envie démentielle d'elle qui me vrillait les reins. Surtout alors qu'elle avait mit le point sur ma jalousie.

    Alors oui, j'étais jaloux et je ne tardais pas à l'embrasser avidement, la plaquant contre le mur avec fougue, prenant ce qui me revenait de droit, sans réelle douceur tant j'avais faim d'elle. Son gémissement de plaisir m'embrasa, de même que sa façon d'entrouvrir les lèvres, attendant de recevoir ce que je lui promettais... Nous n'avions pas pu parler de cette relation naissante... Et ce n'était pas une toquade de ma part, ce n'était pas un désir animal suite à une nuit de pleine lune. C'était le désir d'un homme pour une femme. Même si cette femme était ma meilleure amie. Elle ne l'était plus ou du moins, n'était plus que cela.

    Sa main glissa sur ma nuque, m'invitant à davantage. Je n'exerçais qu'un contrôle assez fragile sur moi-même... La faire mienne ici était un peu risqué, bien que je doute fortement que quelqu'un vienne voir ce qu'il se tramait dans les écuries. Ou que quelqu'un ai besoin d'une monture en pleine nuit. Mais Cassandre répondait tellement bien au désir... Je lui avouais mon désir qu'elle soit mienne et seulement mienne, mordillant le lobe de son oreille, avant de l'entendre me demander d'arrêter, alors que je l'empêchais de penser.

    « Je serais vexé que cela ne soit pas le cas, en fait. »

    Ma main glissa vers son corsage, commençant à en dénouer le lien alors que j'embrassais sa gorge... Jusqu'à ce que quelques mots lâchés d'une voix hachée ne me figent, me glaçant les entrailles et faisant mourir mon désir aussi efficacement qu'un seau d'eau glacé. Lentement, je me dégageais, reculant, la tête baissée, avant que mon poing ne s'abatte à côté de la tête de Cassandre. Et j'explosais :

    « Ah oui ? Ta mère veut te marier ? Comme ça, tout à coup ? Pourquoi maintenant ? Elle n'aurait pas une petite idée de ce qu'il se passe entre nous pour soudain prendre cette décision ? Et tu crois pas que je devais être le premier informé ? Ça me concerne, non ? A moins que tu ne considères ce qu'il se passe entre nous comme quelque chose de peu important et secondaire ? Alors pourquoi aller parler à Cameron de ça ? »

    Et soudain, je reculais, comme frappé d'horreur. Une idée me passa dans la tête, mais je refusais d'y croire. Je demandais d'une voix blanche :

    « A qui ? »
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Jeu 8 Aoû - 18:08

J’eus froid tout à coup. Très froid. Je savais que je m’y étais mal prise mais je n’avais pas été capable de réfléchir tranquillement alors qu’il me butinait, faisant naitre des milliers de frissons sur ma peau tellement sensible a lui. Par contre je ne m’étais pas vraiment attendu a ce qu’il réagisse aussi…Violemment. Par instinct, je rentrais la tête dans les épaules, crispant les paupières et tournant la tête au côté opposé qu’il venait de frapper. Non, ce n’était pas sur ma joue que c’était abattu son poing, Damon ne me frapperait jamais. Il ne l’avait fait qu’une seule et unique fois et c’était il y a des années. Je savais pouvoir le mettre dans une colère noire sans qu’il ne me frappe, même fou de rage…

« Ecoute…Calme toi…Je… »

Je quoi ? Non je ne voulais pas t’en parler. Je ne voulais pas qu’il le sache. Je…Je ne voulais pas me marier. Je ne voulais pas être séparée de lui…Je le vis pâlir a la vitesse de la lumière tandis que son cerveau faisait le lien entre ma visite a Cameron et l’annonce de mon mariage prochain. Je me tordis les doigts, me mordillant la lèvre avant de soupirer.

« A ton avis ? »

Il le savait déjà, mais il avait du mal à l’imaginer, comme moi…Finalement, je me décollais du mur en baissant la tête, contournant Damon pour faire quelques pas dans l’écurie.

« Je ne sais pas ce qu’elle s’est imaginé…Mais je sais qu’elle soupçonne quelque chose, sinon, elle n’aurait jamais pris cette décision sans me le dire alors que jusqu'à présent je n’avais qu’a dire non pour qu’elle repousse les prétendants. J’ai surpris une conversation avec ma tante cet après midi, c’est comme ça que je le sais, sinon…Cameron et moi aurions été mis au pied du mur. »

C’était cruel. Ce qu’avait fait ma mère. Terriblement. Je pouvais comprendre pourquoi elle l’avait fait, mais pas l’accepter. Je me passais les deux mains dans les cheveux.

« Cameron va refuser. Moi aussi. Il faut le faire avant que ma mère n’arrive à convaincre son père que ce serait un arrangement parfait. Le pire, c’est que je suis sûre qu’elle pense me protéger. Mais ce n’est pas le cas….Je veux dire…Cameron et moi… - J’eus un rire sans joie – Oui, on s’entend bien, on se connait sur le bout des doigts, on a le même âge a peu de chose prêt mais….C’est tout ! »

Je penchais la tête en arrière, regardant le plafond avant de la redresser pour le regarder lui :

« Il ne me fait pas vibrer. Il ne me donne pas envie de le toucher, de le caresser. Pas envie de l’entendre gémir. Pas envie de lui. Pas comme toi. Et c’est réciproque, il avait l’air tellement horrifié que j’aurais pu en être vexée. Si on se mariait…On finirait incroyablement malheureux. Ce n’est pas possible.»

Je baissais légèrement la tête, regardant le sol :

« Mais j’ai peur d’une certaine façon. Ma mère est têtue, si ce n’est pas Cameron ce sera quelqu’un d’autre… »
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Ven 9 Aoû - 13:45

    C'était facile de me dire de me calmer, mais aussitôt que je frappais contre le mur, je regrettais ce geste impulsif, cette colère épidermique. Je ne souhaitais pas que Cassandre eut peur, même si, après avoir passé la nuit avec un loup qui pouvait potentiellement la dévorer, je doutais que ma colère puisse la terrifier. L’impressionner, l'inquiéter, oui, mais pas autre chose. Même le loup refusait de lui faire mal. Du moins une fois stabilisé. Alors moi... j'étais horrifié rien qu'à l'idée de pouvoir la heurter. Mais mon éclat de colère ne dura pas alors que je reprenais la parole, avant qu'une idée du fiancé ne me traverse l'esprit, me choquant... Je ne voulais même pas y croire, même pas envisager cette hypothèse, et pourtant, en voyant la réaction de Cassandre, je compris que mon instinct ne me faisait pas défaut. J'étais comme frappé d'horreur...

    Cassandre et Cameron...

    C'était tellement ridicule... Il ne l'avait jamais désiré, elle était sa petite sœur, la considérant comme je l'avais fait pendant longtemps... Mais mes sentiments avaient évolué alors pourquoi pas les siens ? Une petite voix me souffle cela de façon insidieuse, alors qu'elle reprenait la parole, m'informant que sa mère devait se douter de quelque chose pour prendre cette décision soudaine, après avoir laissé à Cassandre le choix de repousser des prétendants. La jeune fille avait juste surpris une conversation entre sa mère et sa tante. L'avis des concernés n'était pas requis. Elle m'apprit que Cameron comptait refuser, m'expliquant n'être en aucun cas attiré par lui...

    « J'aurais sûrement tiré la même tête avant... Maintenant, j'aimerais être à sa place. Que ta mère me juge digne de toi, au lieu de chercher à nous éloigner. »

    J'étais étrangement défaitiste soudainement, ma voix se réduisant à un murmure triste. J'étais... blessé par cette révélation. Même si j'avais toujours su que la mère de Cassandre ne me portait pas dans son cœur, je n'aurais pas pensé qu'elle jette sa fille dans les bras d'un autre pour mieux l'éloigner de moi. Bon sang, c'était sa faute tout ça, c'était elle qui nous avait rapproché en soufflant à sa fille l'idée de ce sortilège qui nous liait elle et moi. Je blêmis quand elle reprit en disant que si ce n'était pas Cameron, ce serait un autre. Et j'eus soudain un aperçu de l'enfer... Condamné à ressentir ce qu'elle pouvait ressentir, à vivre dans son ombre, sans pouvoir l'atteindre...

    « Il n'y aura personne d'autre. Tu es à moi, que ta mère le veuille ou non ! Elle aurait du y réfléchir avant de te pousser à lancer ce sort qui nous lie. »

    Je m'approchais d'elle qui s'était éloignée pour mieux s'expliquer, avant de passer la main dans ses longs cheveux blonds, d'embrasser de nouveau sa gorge.

    « Je ne peux même pas t'imaginer dans les bras d'un autre... C'est égoïste, non ? Avec Cameron, tu serais protégée et à l'abri de besoin, je sais qu'il veillerait sur toi, et il n'est pas du côté des bêtes traquées... J'ai rien à t'offrir... »

    Mes lèvres parcoururent sa peau.

    « Mais je ne peux pas te laisser t'en aller. »
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Dim 11 Aoû - 19:20

Je poussais un profond soupir, presque aussi défaitiste que pouvait l’être Damon. Je ne savais pas ce que ma mère craignait a ce point. Elle avait toujours fustigé l’influence de Damon sur moi, mais aussi celle de Cameron et pourtant, elle préférait le second au premier alors que pour moi , c’était l’inverse.

« Je ne sais pas ce qui lui prend. »

Avouais je fataliste, parce que c’était vrai. Ma mère était une femme dure, intransigeante, je le savais. Elle nous avait elevées ma sœur et moi, seule après la mort de papa, ne s’était jamais remariée et pourtant, j’étais sûre qu’un ou deux hommes lui avaient fait leur demande, mais jamais elle n’avait réellement cherché a nous contrôler comme elle tentait de le faire avec moi. Alors quoi ? Me cachait elle quelque chose ? Qu’est ce qui lui faisait peur au point de me marier au premier venu, risquant de me perdre par la même occasion parce que je ne le lui pardonnerais jamais.

Je relevais vivement la tête alors qu’il s’emportait, devenant possessif et même si une partie de moi adorait cela, l’autre se rebiffa , le fusillant des yeux :

« Je ne suis pas un objet ! Je ne suis pas à t… - Ses mains dans mes cheveux le coupèrent la parole – Bon d’accord… »

Abdiquais-je en frissonnant délicieusement, glissant mes paumes sur ses flancs, crispant légèrement les doigts sur sa chemise, froissant le tissu. J’étais bien incapable de lui résister et je fermais les yeux lorsqu’il parla encore à mon oreille. Oui, Cameron prendrait soin de moi, je ne manquerais certainement de rien non plus avec lui. Mais en vérité, on finirait totalement malheureux surtout. Il existait une réelle complicité entre nous, c’était indéniable mais…Comment être dans ces bras si je ne cessais de songer a Damon ? Nous finirions par en souffrir. Cameron pouvait rencontrer quelqu’un si ce n’était déjà fait. J’avais déjà vu ça, des couples mariés par intérêt qui finissait par s’ignorer une fois le devoir accomplit. Je ne voulais pas de ça, je n’en avais jamais voulu. Ma sœur et moi n’étions pas des marchandises sur le marché du mariage, ma mère ne nous y avait jamais forcé, jusqu'à maintenant du moins. Je tressaillis lorsqu’il m’avoua ne rien avoir a m’offrir, ouvrant subitement les yeux pour le regarder. Ne rien avoir a m’offrir ? C’était d’une telle absurdité ! Souplement, mes mains glissèrent sous la chemise, mes paumes touchant la peau chaude…

« Et si demain c’était à toi que j’étais fiancée….Qu’est-ce que tu ferais ? »

Demandais-je d’une voix rendue légèrement rauque par ses attentions sur ma chair, mes mains continuant leur lente exploration sous sa chemise…
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Dim 18 Aoû - 12:08

    « Je pense qu'elle se doute de quelque chose nous concernant et qu'elle préfère prendre les devants. Mais qu'elle se précipite à ce point pour être sûre de t'enlever à moi est blessant. »

    Je savais bien que sa mère ne m'appréciait pas, mais de là à sacrifier le bonheur de sa fille en précipitant un mariage qui ne la rendrait pas heureuse, c'était quand même exagéré... D'accord, j'étais un loup, je n'avais surement aucun avenir. Si un RRH découvrait ce que j'étais un jour, je serais tué. Je ne pouvais rien offrir de bien à Cassandre, à part mon amour. Bien faible non ? J'imaginais déjà une discussion entre sa mère et moi et je savais même ce qu'elle dirait. Que si je l'aimais, je devrais la laisser tranquille, qu'elle était déjà suffisamment en danger en étant une sorcière, sans y ajouter un loup... Et toutes sortes d'arguments du même acabit, que je pouvais comprendre, mais pas accepter. Je n'étais pas assez altruiste pour sacrifier ainsi mes sentiments pour le bien être de Cassandre, surtout que la jeune femme savait ce qu'elle voulait et que sa mère était naïve de penser qu'elle lui obéirait au doigt et à l’œil. Pour que cela arrive, il faudrait que la mère ensorcelle la fille. A cette idée, je frissonnais... Était-ce possible ? Je préférais encore ne pas poser la question.

    Mais je démontrais bien à Cassandre que je n'étais pas vraiment prêt à renoncer à elle, même si je ne la méritais pas. Je ne me rendais pas compte que je parlais avec possessivité, que cela pouvait énerver Cassandre. Je n'en pris conscience que quand elle me rétorqua qu'elle n'était pas un objet... Des protestations vite étouffées alors que je caressais ses cheveux et qu'elle rendait les armes, m'arrachant un sourire.

    « Tu rends donc si facilement les armes ? »

    Elle glissa alors ses mains sous ma chemise et je soupirais.

    « Tu n'es pas un objet, c'est vrai. Je suis désolé si mes paroles pouvaient te le faire penser... Je ne contrôle pas toujours les instincts du loup. »

    Ma voix se perdait dans un murmure rauque alors que ses mains éveillaient en moi de bas instincts primaires. Je susurrais alors que Cameron était sans doute un bon parti... Mais que je ne pouvais pas renoncer à elle. Elle me posa alors une question qui me fit sourire :

    « Je te chérirais comme le plus précieux des trésors... Je passerais ma vie à tout faire pour te rendre heureuse, pour entendre ton rire... J'explorerais ton corps nuit après nuit, l'apprenant par cœur, sans jamais me lasser. Je te protégerais. »

    Je ris doucement dans son cou, avant de poursuivre :

    « Et aucune journée ne rassemblera à la précédente. Malgré le danger, malgré ce que nous sommes, nous construirions notre propre voie, entre normalité et surnaturel... Si tu étais ma fiancée, je t'enlèverais et t'épouserais sur le champ pour ne jamais te perdre. »

    Je défis les liens de son corsage, libérant sa poitrine, dont je m'emparais avec douceur et une certaine avidité.

    « Tu sais que ce n'est pas raisonnable, un cheval pourrait hennir et attirer l'attention sur nous... »

    Sauf que j'étais bien incapable de m'arrêter, alors que ses doigts couraient sur ma peau brûlante.
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Lun 19 Aoû - 13:52

« J’avoue qu’une partie de moi adore que tu sois possessif. »

Ce qui était vrai, je l’avouais facilement, déjà séduite par ses mains sur moi. C’était fou ce pouvoir qu’il avait sur moi tout à coup. Cela pouvait être terrifiant, par certain côté mais j’adorais quand même. Je n’étais pas de ces oies blanches et soumises qui se laissaient dominer en disant même amen. Ce n’était pas moi, cela ne le serait jamais, mais je n’avais pas honte de ma faiblesse concernant Damon, il n’en profiterait jamais, ne me ferait jamais de mal, ne me ferait pas souffrir de son plein gré. Il ne me battrait pas, j’avais une telle confiance en lui, il ne m’avait jamais tourné le dos même lorsqu’il a été mordu par ma faute, même lorsqu’il m’en a voulu pour le sort. A qui d’autre pourrais-je confier ma vie sinon a lui ?

Mes paumes glissaient sur sa peau avec une certaine voracité, une certaine indécence aussi parce que ce que je découvrais m’enchantais littéralement. Mais ses doutes sur lui-même me surprirent plus que je ne saurais le dire, comment ne pouvait-il pas me combler ? Cela me paraissait inconcevable, véritablement inconcevable. Ses mots étaient les plus doux qu’il m’avait été donné d’entendre et un large sourire s’imprimait sur mon visage au fur et à mesure.

« Et bien tu vois, en cherchant bien, tu as beaucoup à m’offrir et c’est tout ce que je veux. »

Murmurais je tandis qu’un frisson délicieusement brulant me parcourait en sentant les lanières du bustier de ma robe et que ses paumes enveloppaient mes seins. Je ris doucement, c’était vrai, on était dans de beaux draps si quelqu’un nous surprenait dans la minute. Enfin remarquez, ma mère n’aurait pas le choix que d’accepter Damon et un possible mariage dans ce cas non ? J’en étais presque a prier que quelqu’un déboule tiens !

« Alors il va falloir être silencieux… »

Fis je doucement avec du rire dans la voix avant de tirer effrontément sur sa chemise pour la faire passer par-dessus sa tête et pouvoir me repaitre de chacune de ses courbes mâle et brutes.

« Voir très silencieux… »

Ajoutais je en mordillant la ligne de son épaule, griffant doucement son ventre dur.
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Dim 25 Aoû - 16:30

    « Ah oui ? »

    Je lui lançais un sourire en coin alors qu'elle avouait aimer cette possessivité, même si une autre partie d'elle-même se rebellait. Cassandre était une jeune femme libre et indépendante, qui n'avait jamais laissé personne lui dicter sa loi ou lui marcher sur les pieds, mais là, c'était différent. Mes motivations n'étaient pas de l'écraser, de la réduire à l'état d'objet, c'était simplement la possessivité d'un homme pour une femme dont il était totalement fou... ou d'un animal ayant choisi sa compagne et ne supportant pas qu'un autre tourne autour d'elle. Moins rassurant.

    Pourtant, je savais que je n'avais pas vraiment d'avenir à lui offrir. Je n'étais pas riche, j'étais un loup, donc condamné à être raqué et sans doute, un jour, tué par des RRH... Ce qui attirerait l'attention sur elle. L'attention des Inquisiteurs peut-être, et c'était bien la dernière chose que je voulais. Pourtant, quand elle me demanda ce que je ferais si j'étais fiancé à elle, je lui glissais tout ce que j'avais sur le cœur, combien je pourrais la vénérer et faire d'elle une reine... Sans argent. Je n'avais que ça à lui offrir, mais cela sembla la conquérir, alors qu'elle me répliquait avec un grand sourire que j'avais beaucoup à offrir et exactement ce qu'elle voulait.

    « Si seulement les choses pouvaient être aussi simples... S'il n'y avait besoin que de cela pour t'épouser. Pour convaincre ta mère. »

    Son ombre menaçante planait sur nous, nous ne pouvions pas l'ignorer. Et tous mes beaux discours ne suffiraient pas à l'émouvoir, parce que j'étais un danger pour sa fille et pas assez bien pour faire d'elle ma femme et la mettre à l'abri du besoin. Mais, emporté par le désir, je préférais ne pas trop y penser, ne pas me morfondre, me contentant de l'embrasser, de défaire son corsage pour baiser sa peau avec tendresse et fougue en même temps, délivrant sa poitrine et jouant avec la pointe d'un sein, alors que je faisais remarquer que nous risquions d'être découverts. La réponse de Cassandre me fit sourire. Être silencieux... pari osé et audacieux.

    Ses doigts s'emparèrent de ma chemise, la passant au dessus de ma tête, ébouriffant mes cheveux au passage, alors que je levais les bras pour la laisser faire. Je sentis ses dents sur ma peau, ses ongles qui la griffaient, alors qu'elle ajoutait qu'il nous fallait être très silencieux. Je ris légèrement, avant de la faire allonger sur le sol, pouvant ainsi admirer son visage souriant et légèrement rouge d'excitation.

    « Tu crois que t'arriveras à être silencieuse ? »

    Défi plein d'arrogance lancé en appât pour le plaisir du jeu. Je commençais à relever ses jupes, dévoilant ses longues jambes fines et satinées, les caressant de la paume de la main avec une flamme sombre dans le regard.

    « J'ai vraiment un mauvaise influence sur toi... A moins que ce ne soit le contraire, qu'est-ce que tu en penses ? »
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Lun 26 Aoû - 9:50

« N’en abuse pas… »

Mais je savais qu’il n’en ferait rien, du moins, je l’espérais évidemment. Je connaissais Damon, je ne connaissais pas si bien que cela le loup et c’était une composante de ce qu’il était maintenant. Par ma faute. Mais je repoussais cela de ma mémoire, même si je savais que je ne pourrais jamais totalement oublier, comment le pourrais-je ? Mais qu’importe, j’aimerais balayer tout cela de nos vies mais ce qui était fait était fait malheureusement et nous en supportions les conséquences alors même que ma mère cherchait a reprendre le contrôle de ma vie. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas être mariée comme cela je ne voulais pas qu’elle interfère dans ce choix alors qu’elle ne l’avais jamais fait avant. Je ne voulais pas de Cameron combien aurait il prit soin de moi, combien je n’aurais manqué de rien en étant son épouse. Matériellement, oui, je n’aurais manqué de rien…Mais il ne savait pas m’aimer, il ne saurait pas me combler, pas comme le faisait Damon, même si je n’avais pas encore mit de nom sur ce qui nous liait. Mais c’était au-delà de ce qui nous avait toujours rendus complice.

« Elle sait qu’elle ne peut pas me forcer d’une manière ou d’une autre. »

Voilà pourquoi elle ne m’avait rien dit et avait agi dans l’ombre. Et ça je n’étais pas sûre de pouvoir le lui pardonner mais pour l’heure ce n’était pas ce qui occupait mes pensées ou mes mains d’ailleurs. Un léger rire passa mes lèvres tandis qu’il m’allongeait et que je me laissais faire, déjà frémissante, la paille me mordit le dos mais je n’y pris pas garde, cela n’avait pas d’importance. Je levais les yeux sur le visage de Damon qui me surplombait, caressant ses lèvres du bout des doigts tandis qu’une lueur frondeuse passa dans les iris voilée de désir.

« C’est un défi que tu me lance Damon ? »

Murmurais je en soupirant alors que ses mains parcouraient mes cuisses, leur peau tendre et fine. Mes doigts grimpaient avec amusement sur ses épaules pour venir s’enfouir dans les boucles fines qui ombrait sa nuque, une petite moue malicieuse se peignit sur mes lèvres.

« Je ne suis pas plus influençable que toi, mais pour ma conscience, on va dire que c’est toi ? »
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon Mer 28 Aoû - 20:00

    « C'est pas mon genre. »

    Je lui lançais un sourire de loup. Abuser du pouvoir que je pouvais avoir sur elle ? Ah, c'était tentant, mais jamais je ne serais capable de manipuler Cassandre... Quoique, si c'était pour partager quelques moments charnels, ce n'était pas vraiment la manipuler n'est-ce pas ? Si le fait de l’imaginer mariée à Cameron me rendait fou, j'étais au moins rassuré en voyant que cela répugnait à Cassandre également. Mais pourrait-elle tenir tête à sa mère ? Ce n'était pas une tendre, ni facilement amadouable, même pour quelqu'un d'aussi têtu que Cass...

    « En es-tu sûre Cass ? Personnellement, je ne parierais pas contre ta mère. »

    Peut-être que cela reflétait ma peur la concernant. Elle m'avait toujours impressionnée et qu'elle soit une sorcière n'avait rien d'étonnant au final. C'était même logique. Et je préférais ne pas la sous estimer. Et même si Cassandre la connaissait bien, je n'étais pas certain qu'elle soit totalement objective concernant sa génitrice. N'était-ce pas sa mère qui lui avait glissé la façon de me soumettre via ce lien magique ? Elle avait manipulé sa fille pour avoir un loup-garou sous sa coupe. Seules les raisons de cet acte m'échappaient. Peut-être qu'elle avait un dessein en tête, ou des informations qui m'étaient inconnues. Pouvait-elle entrevoir l'avenir comme Anna ?

    Mais les sentiments eurent raison de la réflexion alors que le désir nous embrasait, que je la déshabillait lentement et qu'elle faisait de même, goûtant nos peaux, redécouvrant nos corps, jamais vraiment rassasiés de l'autre. Je l'allongeais au sol, fébrile, conscient que nous pouvions être découverts, ce qui ne refroidit pas les ardeurs de la jeune femme, ni même les miennes alors qu'elle me disait que nous n'avions qu'à être silencieux. Je souris quand elle me demanda si c'était un défi quand j'attestais qu'elle ne pouvait pas l'être.

    « Ça pourrait, mais si tu perds, les conséquences pourraient-être un peu plus graves que la perte d'un pari. »

    Je caressais son corps, alors qu'elle faisait de même, avant d'ajouter :

    « C'est dommage, j'adore t'entendre... »

    Je lui demandais alors si je n'avais pas une mauvaise influence sur elle... Ou elle sur moi. Elle me rappela qu'elle n'était pas influençable, avant de me rejeter la faute.

    « Naturellement, c'est moi le petit voyou. »

    Ma main remonta contre sa cuisse, peau calleuse contre peau satinée, jusqu'à effleurer son intimité, jouant avec, et la regardant avec délectation succomber aux sirènes du plaisir.

    « Tu es magnifique dans l'abandon, tu sais... »
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MessageSujet: Re: Il était un crétin des alpes | Damon

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