So close [Cassandre]



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MessageSujet: So close [Cassandre] Jeu 18 Juil - 16:23

    Cela faisait plus de 6 mois que j'avais été mordu... J'avais rencontré celle qui m'avait transmis sa malédiction, la louve originelle, une enfant de 15 ans... Et pourtant, elle était bien plus que cela. Malgré tout, je ne parvenais pas à lui pardonner son geste. Comme je n'arrivais pas à pardonner à Cassandre. Je m'étais trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment, à cause d'elle. Et j'avais découvert qu'elle était une sorcière. Et en plus qu'elle avait joué de sa magie sur moi. Même si c'était pour mon bien, cela me dérangeait et surtout, faisait enrager le loup en moi... Mais force était de constater que chaque nuit de pleine lune, même si je n'étais pas vraiment là, je ne faisais rien de mal, je n'avais attaqué personne et je me contentais de chasser les animaux, comme n'importe quel loup. Parfois, Cassandre faisait appel à ma conscience. Cela me tiraillait, donnant au loup des réflexions plus humaines, me faisant émerger. Les vieux loups en étaient capables, mais cela n'aurait pas du être mon cas...

    Néanmoins, chaque pleine lune apportait son lot de peur chez moi, d'appréhension. Pas forcément de devenir un loup, mais de tomber sur des RRH, de devoir sauver ma vie... Ou de mourir. Comme je craignais pour la vie de Cassandre depuis que les prêtres noirs avaient révélé leurs intentions et leur fanatisme. Et même si les sorcières semblaient capables de se défendre et se dissimuler, ces hommes m'inquiétaient. Ils étaient intelligents et méticuleux malgré tout.

    Cassandre avait prit l'habitude de m'accompagner. Pourquoi ? Aucune idée. J'étais sûr que sa magie fonctionnerait aussi bien de chez elle, mais elle était têtue... Alors j'avais cédé. Et puis, sa présence me rassurait. Alors ce soir, nous étions prêts à quitter le village en catimini, une fois de plus. Sauf que cette fois, une voix familière nous interpella aux abords du village. Je me figeais, jetant un regard de détresse à Cassandre, alors que je sentais la lune dangereusement proche de se lever. C'était Cameron. Il était dans la Garde, c'était son rôle d'empêcher quiconque de sortir ce soir... Ou d'entrer. Et il ne savait absolument pas que son meilleur ami était un loup et sa meilleure amie, une sorcière. Et nous n'avions pas l'intention de lui dire. Cela lui évitait d'être tiraillé entre devoir et sentiments... Et surtout, ni Cassandre ni moi n'étions sûrs qu'il nous protégerait et se tairait.

    Nous tentâmes bien de le distraire, mais Cameron refusait de nous lâcher et passer en force aurait été un aveu. Je devenais nerveux et la jeune femme le sentit. Elle battit alors en retraite et m’entraîna avec elle en souhaitant à Cameron d'être prudent cette nuit. Une fois hors de portée d'oreille, je sifflais, agité :

    « La lune ne va plus tarder à apparaître... Je ne sais même si si on a le temps de se faire la malle par un autre côté... »

    Je m'humectais les lèvres, regardant autour de moi avant de lever le nez vers le ciel qui se paraît doucement d'étoiles.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Ven 19 Juil - 17:25

« J’adore Cameron, il est gentil, serviable, courtois, il est beau et toute les filles craquent pour lui mais….Que la Déesse me pardonne, je suis en train de haïr son sens du devoir… »

Le reste de ma phrase se perdit dans un marmonnement digne d’un chartrier alors que j’attirais Damon vers…Vers….Vers où ? Je ne le savais pas moi-même…

« Je sais Damon, je sais…. »

Bon, sa tension se communiquait a moi et je n’avais pas voulu répondre aussi sèchement, mais le fait était que nous étions mal partit. Pas moyen de faire sortir Damon pour la nuit, nuit qui commençait a tomber et avec elle…La lune. Pleine et ronde. Je le sentais, aussi surement que Damon. Le lien sans doute, je ne savais pas vraiment.

Je me mordillais l’ongle du pouce, me retenant de frapper le sol de mes pieds comme une gamine capricieuse. Par la Terre ! Qu’allions nous faire ? un lycan ne pouvait pas se promener en liberté dans le village ! Même si je pouvais refréner les instincts de Damon, je savais aussi que brider le loup n’était pas forcément la solution du siècle. Je me passais les deux mains dans les cheveux, angoissée.

« Allons chez moi….Je veux dire dans ma grange. Le bétail est parqué ailleurs en cette saison et….Bon sang ! Je n’ai pas d’autre solution ! »

Et pour une fois, j’étais totalement impuissante. Cela faisait six mois maintenant. Six mois que je collais Damon comme une sangsue. A tel point que cela m’avait valu un interrogatoire en règle de Cameron. Je m’en étais sortie par une pirouette mais je ne savais pas combien de temps cela allait durer. Damon se contrôlait mais parfois….Il laissait échapper ce qu’il était devenu.

« Allez viens ! »

D’autorité, je le tirais derrière moi. Pourvu que ça suffise ! Mais sur le coup là, je n’étais sûre de rien. D’ordinaire, je me contentais de lui donner ses instructions de la nuit et le reste…Il faisait ce qu’il voulait mais là…

Je poussais la porte de la grange qui grinça légèrement et tirait mon meilleur ami a l’intérieur avant de refermer…

« J’avais songé a tout….sauf a Cameron nous empêchant de sortir…. »
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Ven 19 Juil - 18:01

    Je n'eus qu'un grognement vague alors que Cassandre commentait l'attitude de Cameron (et ses nombreuses qualités en passant) tandis que nous battions en retraite et que j'étais loin d'avoir l'esprit tranquille. L'influence de la lune était bien trop palpable. Sa présence trop proche... Je fis remarquer à Cassandre que nous étions dans la mouise, situation dont elle s'était bien rendue compte. Je me tus, marquant un arrêt, alors que je la voyais réfléchir. Je n'avais aucune idée de quoi faire maintenant... Trouver une autre sortie risquait de nous prendre trop de temps et il ne manquerait plus que je me transforme sous les regards des gardes... Alors quoi ? Se calfeutrer quelque part ? Mais où ? Quelque chose en moi, sans doute le loup, si proche, se débattait rien qu'à cette idée... La forêt m'appelait, la liberté...

    Cassandre rompit alors le silence et je lui lançais un regard interloqué. Aller chez elle ? Elle se reprit très vite en parlant de la grande et alors que j'allais objecter en parlant des bêtes, elle me devança en annonçant qu'elles n'étaient pas là en cette saison. Et sous mon regard plus que sceptique, elle ajouta qu'elle n'avait pas d'autre solution... Et malheureusement moi non plus...

    « Cass... »

    Elle m’entraînait derrière elle, fermement, alors que je faiblissais. Je ne pouvais pas faire le difficile, je n'en avais plus le temps. Je la suivis donc, rapidement, malgré l'envie de déguerpir à toutes jambes. Elle entra dans la grange et me tira à l'intérieur, avant de refermer la porte et de commenter le fait d'être coincés.

    « Tu as de quoi... M'attacher ? »

    Ma langue semblait me coller au palais alors que je lui posais la question. Je n'avais pas envie d'être attaché, tout en moi se rebellait à cette idée, mais j'avais encore assez de logique et de raison pour lui demander cela.

    « Des chaînes, quelque chose de solide... Il... Il ne va pas aimer d'être enfermé là... »

    Je m'éclaircis la gorge, regardant autour de moi avec frénésie.

    « Et après tu partiras Cassandre. Tu peux bien te promener dans la forêt quand les loups chassent et dire que ton aura les repousse, mais là, c'est différent, l'endroit est confiné et je n'ai aucune idée de comment il va réagir. »

    Je dissociais toujours le loup de moi. Il n'était pas moi et je n'étais pas lui. Je ne l'acceptais pas encore, peut-être ne l'accepterais-je jamais...
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Ven 19 Juil - 20:02

« Quoi ? »

M’exclamais je en pensant avoir mal compris, me tournant vers lui en fronçant les sourcils. Des chaines ? Pour quoi faire ? Je me renfrognais.

« Je sais qu’il ne va pas aimer, merci Damon. Juste que là, je n’ai pas de solution et juste des cordes donc il va falloir faire avec. »

Je posais mon front sur le battant de bois, serrant entre mes doigts le loquet. Le loup était avide de liberté, d’espace et moi, je le confinais dans un endroit clos, isolé. Je n’avais pas le choix, mais j’espérais que mon emprise sur lui saurait le canaliser. Il fallait prier pour que ce soit le cas du moins. Je me retournais, m’adossant à la porte, tentant de trouver une solution. Mais j’avais beau chercher, je n’en avais aucune. Je posais les yeux sur Damon et me mordillais la lèvre. Bon sang, je me sentais impuissante !

« Non. »

Affirmais je sans le quitter des yeux alors qu’il me disait de partir, de le laisser tout seul coincé dans cette grange.

« Non, il m’obeira, je ne vais pas te laisser tout seul. C’est dangereux et… »

Et quoi ? J’avalais ma salive :

« Et bon, je suis la seule capable de le maintenir un minimum, donc non, je ne partirais pas. »

Téméraire ? Oh oui sans doute. Voir sa transformation de loin était une chose, d’ordinaire, je soufflais dans la nuit et le sortilège agissait sans que je n’ai besoin d’être devant lui. Bon, pas trop éloignée mais…Hors là, c’était différent. J’étais coincée avec lui dans une grange. Coincée avec un loup. Je cachais le tremblement de ma main derrière mon dos, relevant le menton.

« Et n’insiste pas en évoquant je ne sais quoi d’accord ? Je suis têtue et tu le sais très bien. Si je veux te garder en sécurité cette nuit, je dois être là. Qu’importe ce que tu penses."

Mais je n’en menais pas large. J’étais ce que j’étais mais là, j’avouais avoir peur, même si je faisais mon possible pour le lui cacher.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Ven 19 Juil - 20:20


    Évidemment, lui demander de m'attacher ne lui plaisait pas, pas plus qu'à moi d'ailleurs, qu'est-ce qu'elle croyait ? Mais je voulais qu'elle comprenne et qu'elle s'exécute sans rechigner, avant que ma propre volonté ne vacille.

    « Des cordes... »

    Je passais ma langue sur mes lèvres, avant de hocher la tête.

    « Autour du cou alors... Là où il ne pourra pas les mordre... »

    Mais un nœud pas trop serré, parce qu'il était évident que ma physionomie changeait quand je me transformais. Je lui demandais aussi de quitter la grange... Et là, sans surprise, elle refusa. Je soupirais, soudain furieux.  Elle était convaincue que le loup lui obéirait.

    « Oui, c'est dangereux. Pour toi. »

    Je levais les yeux au ciel tournant comme un lion en cage, avant de frapper du point sur un poteau.

    « Je suis sûr que tu pourrais très bien le faire de chez toi... En compagnie de ta famille, en sécurité. »

    Et même si elle voulait jouer les braves, sa peur ne m'échappait pas. Le loup sembla même la savourer, ce qui me révulsa. Elle s'entêta et je trépignais, réprimant des tremblements à grand peine, des tremblements qui étaient des signes avant coureurs. Je n'avais plus le temps de discuter, mais je la foudroyais du regard, signe qu'elle allait m'entendre quand cela serait terminé.

    « Et qui te gardera en sécurité, Cassandre ? Je ne me pardonnerais pas de te blesser. »

    Mais rien n'y faisait.

    « Les cordes, vite... »

    Je retirais ma chemise, mes bottes et au moment de retirer le pantalon, je lui jetais un regard furtif, un regard qui commençait déjà à changer.

    « Cela ne t'est jamais venu à l'esprit que ça pouvait me gêner que tu me vois... comme ça ? »

    Non seulement nu, mais aussi lors de la transformation, au matin... Dans des moments de faiblesse...

    « On n'a plus le temps, arrête de discuter et attache l'extrémité de la corde au poteau. »

    De mon côté, je nouais a corde au poteau. J'avais terminé de retirer mon pantalon, tournant le dos à Cassandre. Et sans la regarder, je lâchais :

    « Si jamais, les choses dégénèrent... Tu fuis. S'il te plaît. Promet-moi au moins cela. »

    Je levais brusquement la tête vers le ciel et je sentis tout mon corps se tendre alors que la transformation commençait.


Dernière édition par Damon E. Jackson le Sam 20 Juil - 11:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Sam 20 Juil - 11:23

Je me retins de lever les yeux au ciel, comme si une simple corde pouvait stopper un loup, qu'il ronge le chanvre ou pas d'ailleurs. Mais si cela pouvait rassurer Damon, je voulais bien le faire et garder pour moi mes réflexion ironique. J'étais consciente d'être un peu trop tendue et que si je ne faisais rien,j'allais communiquer cette tension a Damon et qu'il n'avait pas besoin de cela pour l'instant. Inspirant légèrement, je lâchais la porte pour trottiner vers un coin de la grange, cherchant quelque seconde dans le foin avant de brandir une corde épaisse et tissée très serrée. Si elle m'apparaissait solide, je savais que la force d'un loup dépassait l'entendement alors...Prions la déesse pour que cela suffise. Comme toujours, Damon faisait principalement attention a moi et je sursautais légèrement lorsqu'il frappa un pilier.

"Sans doute, mais si jamais tu viens a...t'échapper hein ? Je ne peux pas prendre le risque de te faire faire tuer simplement parce que j'aurais préféré passer ma soirée au coin du feu au lieu de répliquer a mon meilleur ami de rêver tout debout s'il comptait passer sa nuit tout seul. Ne t'inquiètes pas tout se passera bien."

Cela serait déjà assez dur pour lui d'être enfermé. Le loup n'aimerait pas ça du tout, il y avait de forte chance pour qu'il soit agressif, mais j'espérais que je pourrais le contenir assez longtemps...Enfin, toute la nuit en fait. Avec du recul, cette tache me semblait insurmontable, mais je n'en laissais rien paraitre, laissant une lueur déterminée pointer dans mes iris. Mais je n'avais plus le temps de penser a cela de toute façon.

Je nouais rapidement un noeud coulant, réprimant une légère grimace en le faisant tant la corde était lourde et épaisse avant de relever la tête avec un air interrogateur sur le visage.

"Comment comme ça ? Tout nu ? Je t'ai déjà vu tout nu, il n'y a rien de nouveau tu sais."

Enfin si, quelques années de plus...Je baissais les yeux sur la corde et serrais légèrement les dents alors qu'il me pressait, faisant comme il me demandait avant d'approcher de lui le noeud dans les mains.

"Penche toi."

Ordonnais je en lui passant le noeud autour du cou. Ensuite, je reculais en hochant la tête.

"D'accord. C'est promis."

Si cela pouvait le rassurer j'étais prête a lui promettre la lune.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Sam 20 Juil - 11:37

    Je ne pouvais que compter sur sa promesse, qui n'était peut être énoncée que pour me faire plaisir. Connaissant Cassandre, c'était même très certainement le cas. Mais malheureusement, je n'avais plus le temps d'obtenir davantage d'elle. J'espérais que son instinct de survie était plus fort que le désir de me voir vivre moi-même. Sauf que je commençais à penser que c'était bien mal connaître la jeune sorcière que de penser ainsi.

    Mais l'appel de la lune ne me laissa plus le temps de répondre, alors que je sentais la transformation commencer, que mon corps se couvrait de poils, que mon squelette entier changeait. La première transformation avait été douloureuse, maintenant, elle était... Désagréable. Petit à petit, ma conscience s’effaça, mon monde changea...

    Le loup s'ébroua, avant de regarder autour de lui, perdu. Il huma l'air, frénétiquement, regardant autour de lui et remarquant qu'il n'y avait là, aucune échappatoire. Il grogna, se ramassant sur lui même, avant que son regard jaune ne se vrille à celui d'une femme. Une femme qui faisait obstacle entre lui et la liberté. Il se jeta sans prévenir sur elle, Et sa patte rencontra la chair, avant de s'étrangler en une fraction de secondes à cause de la corde qui enserrait son cou puissant, son grognement devenant un glapissement presque pathétique. Il tira dessus, fou de rage, se retournant et tournant ainsi le dos à l'humaine, alors qu'il s'acharnait, pour finalement, prendre la corde entre ses crocs et commencer à la mâchouiller. Elle avait de la chance que ce truc le retienne, où il l'aurait dévoré sans états d'âme ! Mais ce n'était que partie remise, s'il ne pouvait chasser dehors, il se contenterait de cette proie là.

    Il avait besoin de liberté, besoin de chasser, de sentir le vent sur son pelage, l'herbe sous ses pattes. Il était affamé. Il avait peur, peur de cette chose qui le retenait, peur de cet endroit confiné, et de cette peut, naissait une rage primitive. Focalisée sur l'humaine qui était là. Pourtant, il sentit quelque chose. Ses oreilles se couchèrent et il se retourna vers la jeune femme, alors qu'elle tentait de l'amadouer, avec sa maudite magie, cette magie qui le forçait à courber l'échine, qui le privait de sa liberté. Il cessa de grogner, se faisant plus docile... Lentement, il s'abaissa, le poitrail sur le sol, apparemment soumis, mais il bouillonnait intérieurement d'être ainsi maté.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Sam 20 Juil - 12:05

Au dernier moment, je me retournais tout de même, soufflant sur une mèche de mes cheveux venue chatouillée mon front. Le problème c’est que si je ne voyais rien, j’entendais tout et je crois que c’était pire que de voir en fait. Les os qui se déplacent dans un craquement, les frottements de la chair qui se déplace. Je tripotais un pan de ma robe entre mes doigts nerveux, me demandant encore pendant combien de temps j’allais devoir…Oh…Le silence… Enfin non, pas le silence, mais à peine m’étais je retournée qu’une énorme patte fendit l’air. Je n’eus que le temps de faire un léger saut en arrière et encore, un peu trop tard, tandis que je grimaçais légèrement. Je baissais les yeux sur ma poitrine et soupirais doucement de soulagement. Bon, j’avais bien de superbes estafilades et mon bustier était bon a jeté mais au moins, je n’avais pas les tripes a l’air libre.

« Tu es grognon au réveil… »

Marmonnais je avant de le voir s’évertué a se défaire de la corde, restant bien hors de portée évidemment. Je n’avais pas vraiment prévu de finir en en cas pour lycans. Il faisait un boucan d’enfer et je plissais les traits. La grange était assez éloignée de la maison pour que personne ne l’entende mais tout de même !

« Damon arrêtes ! »

Sifflais je entre mes dents. Peine perdue, il avait trouvé la corde et c’était dit que la ronger serait parfait pour se libérer et manger une sorcière au souper, fut elle sa meilleure amie. Je soupirais plus fortement.

« Arrêtes ! »

Cette fois, ma voix avait claquée sèchement, avec quelque chose de caverneux aussi. Je n’aimais pas forcément me servir de mon ascendant sur lui ainsi et d’ordinaire, je n’en avais même pas besoin, sauf pour lui dire où aller, mais là…Un frisson remonta le long de ma nuque alors qu’il s’immobilisait et tournait un regard enflammé de colère sur moi. D’accord, il n’avait pas le choix que de m’obeïr mais il me faisait bien comprendre qu’il détestait cela. Aplatit sur le sol, il me foudroyait d’un regard argenté et je m’accroupis a distance respectueuse.

« Je suis désolée, mais tu ne peux pas sortir ce soir, Damon, il va falloir rester bien sagement ici. Je vais m’occuper de te trouver quelque chose a manger. Reste ici, ne bouge pas et pas un bruit ! »

Et je me relevais, ramenant les pans de mon bustier sur ma poitrine, laçant comme je pouvais histoire de ne pas avoir les seins à l’air. Songer a demander a Damon de m’en racheter un, et je sortis en silence, longeant le bâtiment jusqu'à notre niche a lapin. Ma mère allait hurler…Je me penchais légèrement, regardant si aucun garde ne trainait dans les parages, ouvrit une grille et me saisit d’un lapin bien rondouillard. Flute, on aurait pu le manger dimanche celui là…Tant pis. Pour qu’il arrête de bouger, je l’enfermais dans les plis de ma robe remonter sur mon ventre et fit demi tour aussi vite que je le pouvais. Le lapin devait sentir le danger parce que plus j’approchais de la grange, plus il s’agitait. Serrant les dents, je me glissais dans la bâtisse, satisfaite de voir que Damon n’avait pas bougé. D’ailleurs, il risquait d’avoir un peu de mal, j’avais l’impression qu’il envahissait tout l’espace et ce n’était peut être pas qu’une impression…

« Bon, tu fais vite et bien parce que je ne peux pas te laisser mettre la grange sans dessus dessous… »

Et je lâchais le lapin terrifié entre ses pattes…

« Euuh…Bon appétit ? »

J’eus un rire nerveux avant de reculer légèrement, hors de question qu’il me croque une cheville !
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Sam 20 Juil - 12:28

    Grognon était sans doute un euphémisme. Plus tard, Damon s'en voudrait de l'avoir blessée. Pour le moment, il n'y avait que cette odeur de sang frais qui emplissait l'espace et réveillait les instincts de tueur du loup. Pas une bonne nouvelle pour la sorcière. Comme fou furieux, il tenta de se détache,r tirant, mordant la corde, avant qu'un ordre ne claque une première fois, qui ne lui fit pas grand effet. E second en revanche, l'immobilisa. Ses membres ne lui obéissaient plus. Il darda un regard furieux sur la sorcière, mais obéit, parce qu'il n'avait pas le choix, parce que la pression mentale était plus forte que sa volonté, parce que les ordres de la femme étaient plus puissants que ce qu'il désirait.

    Elle parla, lui expliquant qu'il ne pouvait pas sortir mais devait rester sagement ici. Nouveau grognement de la part du loup, mécontent de son sort. Elle parla alors de nourriture et ses oreilles se dressèrent, en alerte. Il passa sa langue sur ses babines, et resta sagement sur le ventre, attendant qu'elle revienne. Cela ne prit guère de temps. Elle lui avait ordonné de ne pas bouge,r il ne bougeait pas, même si ses membres tremblaient de vouloir faire l'exact contraire. Mais peine perdue. Finalement, il cessa de lutter.

    Et quand elle revint, son regard s'illumina d'un éclat dangereux... Il avait humé l'odeur de la proie et quand elle s'approcha, il ne tenta rien contre elle, guettant juste le mouvement qui ne tarderait pas à venir. Elle le prévint qu'il devait faire vite et bien, sans faire de bruit et aussitôt que la petite chose bondit, la puissante mâchoire claqua, dangereusement prêt des doigts de la jeune femme qui avaient à peine lâché le pauvre lapin terrifié qui tombait de Charybde en Scylla. Le loup ne lui avait même pas laissé le temps de faire un blond qu'il s'était déjà emparé de lui, le secouant, avant de le poser entre ses pattes et de se mettre à lui dévorer les entrailles sans aucun état d'âme.

    La jeune femme parla de nouveau et il lui lança un regard un peu paresseux, sentant sa nervosité alors qu'elle reculait. En quelques minutes, il ne resta que la carcasse du lapin. Le loup la repoussa alors plus loin, avant de se mettre à faire les cents pas autour du poteau, levant la tête vers le toit de la grange, vers le ciel qui lui était invisible... Il rejeta la tête en arrière et alors qu'un hurlement allait s'échapper de sa gorge, il se bloqua alors que la jeune femme lui interdisait de faire du bruit, une nouvelle fois. Il lui jeta un regard agacé, avant de se laisser tomber sur le ventre, croisant ses pattes et y posant sa grosse tête.

    Le regard qu'il lança alors à Cassandre était, cette fois, infiniment triste et las.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Sam 20 Juil - 12:45

Oula ! L’énorme loup avait de sacrés reflexes et moi pas assez je crois. J’étais sûre d’avoir eu le temps de sentir son haleine chaude sur mes doigts, mais je soupirais de soulagement en voyant que ce n’était pas dessus que la gueule s’était refermée. Au moins, il ne perdit pas de temps en chasse, c’était déjà ça, même si, évidemment, il aurait préféré.

Je le laissais manger tranquillement, marmonnant dans ma barbe en rafistolant comme je le pouvais le bustier de ma robe avant de relever les yeux en l’entendant tourner en rond. J’eus une moue désolée, je ne pouvais rien faire, j’étais certes sorcière, mais je ne pouvais pas le rendre invisible pour autant et, pour une fois, je le regrettais grandement.

« Non ! – alors qu’il levait la truffe vers le ciel – Surtout pas, je sais que tu en meurs d’envie mais ce n’est pas une très très bonne idée… »

Il grogna de frustration avant de se laisser tomber sur le sol, comme si le poids du monde était sur ses épaules et sans doute était ce ce qu’il ressentait. Je poussais un lourd soupir avant de me laisser tomber, avec précaution tout de même, assise a coté de lui. Jusqu’ici, je n’étais jamais restée avec lui et sans doute que je ne l’avais pas approché d’aussi prêt depuis la nuit du sortilège mais son regard me fouillait le cœur. Le marron chaud des prunelles habituelles de Damon se superposant sur celles plus argenté du loup.

« Ce n’est que pour cette nuit tu sais. Promis la prochaine fois, je ferais plus attention, qui sait…Peut être que je pourrais soutirer a Cameron le plan des patrouilles non ? Ce serait bien de les avoir sous la main juste au cas où… »

Fis je pensive en me disant que c’était une très bonne idée tout à coup. Nul doute que Damon n’allait pas être d’accord mais…Il n’était pas obligé d’être au courant hein ? Le loup ne s’en souviendrait pas de toute façon, ou très peu. Je levais une main pour lui tapoter l’encolure, passant sur la corde en fronçant un peu les sourcils.

« Ne tire pas trop dessus, tu finiras par te faire mal. »
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Sam 20 Juil - 13:11

    Le loup ne comprenait ps vraiment ce qu'il se passait. Pourquoi il était enfermé, pourquoi la jeune femme le brimait, pourquoi elle ne nourrissait pourtant et semblait éprouver de la tendresse pour lui... Tout était contradictoire et il n'avait pas les capacités intellectuelles nécessaires pour assembler les pièces du puzzle. Il ne savait plus quoi faire, comment se comporter... Il n'avait plus envie de l'attaquer. Elle lui avait donné le lapin... Et elle semblait très douce. Quelque chose remua en lui, la partie humaine qui la connaissait, qui lui était reconnaissante, qui s'en voulait aussi, de lui faire vivre cela...

    Le loup se coucha, malheureux comme les pierres. Animal sauvage réduit à l'esclavage. La jeune femme soupira et s'assit alors à côté de l'animal, qui ne bougea pourtant pas, se contentant de la regarder alors qu'elle se justifiait, assurant que c'était juste pour une nuit et que la prochaine fois, ils s'y prendraient autrement pour le laisser sortir et gambader... Malgré le risque que pouvaient représenter les RRH dehors. Mais n'étaient-ils pas tout aussi dangereux ici, où il ne pouvait pas fuir ?

    Si jamais on l'entendait, si jamais il attirait l'attention sur cet endroit, il était fichu... Contre des épées d'argent, il n'aurait pas le dessus. Elle lui tapota alors l’encolure, lui enjoignant de cesser de tirer dessus, au risque de se blesser. Déjà là, des poils étaient arrachés, pris dans le tressage serré de la corde. Il tourna la tête et se remit à mordre la corde, avec un regard sans équivoque envers la jeune femme.

    Délivre-moi semblaient dire ses grands yeux intelligents.

    Il était on ne peut plus calme, toute trace d'agressivité ayant disparu. Doucement, il posa sa tête sur les genoux de Cassandre et ferma les yeux, apaisé par le battement régulier de son cœur, par sa présence. Damon était plus proche de la surface qu'il ne le pensait. Le loup n'était pas aussi sauvage que cela, pas si hors de contrôle. Il releva le nez, humant l'odeur du sang, sa truffe effleurant le décolleté déchiqueté de la jeune femme, avant qu'il ne se mette à lécher les plaies, comme pour s'excuser, comme pour demander pardon.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Sam 20 Juil - 19:34

« Je ne peux pas Damon, tu le sais. Enfin une partie de toi le sait disons. »

Grimaçais je légèrement alors qu’il posait un regard presque suppliant sur moi. Nul doute qu’il m’aurait fait la même en étant humain que je lui aurais accordé n’importe quoi, mais là, ce n’était tout simplement pas possible. Je savais que je le bridais et que ce n’était pas bon, j’espérais fortement que cela n’arrive pas trop souvent. Même lié a moi, il restait un loup et je sentais sa faim d’espace, de liberté, je pouvais même comprendre ce besoin. Je l’enviais aussi d’une certaine manière. Mais combien même serait mon envie de le laisser courir dehors, celle de le voir transpercé d’une épée d’argent neutralisait l’autre.

Il sembla renoncer et glissa sa tête massive sur mes genoux. Déesse qu’il était lourd le bougre ! J’étais assise a côté de lui et même ainsi, alors qu’il était couché, ma tête dépassait a peine de son encolure. Pour l’heure, il avait tout d’un gentil toutou mais je savais qu’il n’en était pas un, que si je n’avais pas su manier la magie, j’aurais sans doute fini entre ses crocs a l’image du lapin. Machinalement, je passais mes doigts dans son épaisse fourrure.

« Ca va aller tu verras, après tout, je te l’ai promis non ? »

Il leva les yeux avant que sa truffe ne suive et…Je tressaillis subitement en sentant sa langue râpeuse effleurer ma peau, juste entre mes deux seins, directement sur les plaies. Cela ne faisait pas mal, c’était plutôt…étrange, pas désagréable mais pas agréable non plus, cependant cela me mettait mal à l’aise sans trop savoir pourquoi…Ah oui, peut être parce que le gros loup présentement en train de lécher ma poitrine était aussi accessoirement mon meilleur ami…Je piquais un fard avant de le repousser doucement du plat de la main.

« Ce n’est rien, dans une semaine, il n’y paraitra plus »

Je n’avais même pas mal, enfin pas tellement, un peu comme si je m’étais râpé la peau. Rien de bien méchant en soi. Je souris légèrement, m’appuyant sur son flanc et posais l’oreille sur sa fourrure. Le grondement tranquille de son cœur était apaisant, c’était vrai.

« Restons tranquille cette nuit d’accord ? »
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Sam 20 Juil - 21:33

    Elle semblait comprendre ce que le loup attendait d'elle et être également désolée de ne pouvoir accéder à sa requête. Bien sûr, c'était Damon même qui avait demandé à être attaché... Et Cassanre qui s'y était opposée, mais faiblement. Bien faiblement comparé au fait de passer une nuit entière avec un loup dans un espace confiné. Comme quoi, elle était inconsciente, mais pas totalement... C'était quand même une sécurité. Et malgré le regard de chien battu du loup, elle refusait de lui ôter cette sécurité. Soit parce qu'elle avait conscience qu'il pouvait s'échapper, soit parce qu'elle savait que le lendemain, le jeune homme risquait de lui passer un savon pour s'être laissée amadouer de la sorte.

    Pourtant, il n'insista pas. La magie de Cassandre était à l’œuvre et pas seulement pour le brimer. Elle réveillait sa conscience humaine, si bien que le loup n'était plus tout à fait sauvage, ni inaccessible à la raison. Il comprenait les paroles de la jeune femme. Il pouvait y répondre, d'une certaine façon... Par des regards, ou des "gestes".

    Il renonça alors et posa sa tête sur les genoux de la jeune femme, inconscient qu'il pouvait représenter un certain poids pour elle. D'un coup de pattes, il pouvait lui arracher la tête... La faire tomber d'un mouvement un peu brusque, même s'il était dicté par l'affection. Il frémit quand les doigts de la jeune femme se perdirent dans sa fourrure épaisse, un contact agréable. Ses poils se hérissèrent par réflexe.

    Il releva alors la tête, attiré par l'odeur de sang. même si les griffures étaient superficielles, son odorat sur-développé pouvait le détecter... Il lécha alors les plaies, comme il l'aurait fait pour lui ou pour un autre loup. Sans penser que cela pouvait être gênant pour la jeune femme, ou déplacé. Il était loin de ce genre de pensée. Mais Damon savait que c'était là une amie précieuse. Sa conscience prendrait soin de Cassandre.

    Pour cette nuit, elle ne risquait plus rien.

    Cassandre le repoussa alors et il lui jeta un regard d'incompréhension, avant qu'elle ne lui rétorque qu'il n'y paraitrait bientôt plus. Il n'était pas assez humain pour éprouver des remords et de la culpabilité. La jeune femme s'appuya alors contre lui, comme en parfaite confiance, sa tête contre la fourrure de l'animal alors qu'elle lui demandait de rester tranquille cette nuit.

    Il s'allongea totalement, doucement, la tête cependant encore levée, la regardant, les oreilles droites, comme une promesse silencieuse d'être sage, et également de veiller sur son sommeil. Il lui mit un petit coup avec sa truffe, comme pour se faire joueur, avant de tourner la tête brutalement. Au loin, on entendait un loup hurler. Dehors, les RRH chassaient. Il posa sa tête sur le sol, sans fermer les yeux, mais sa respiration étant tranquille, presque silencieuse.

    Cette nuit, il la laisserait dormir et veillerait sur elle.

    Et les heures de la nuit défilèrent ainsi, lentement. Cassandre s'endormit finalement, bercée par les puissants battements de cœur de son compagnon. De longues heures de veille, alors qu'il se retenait de bouger pour ne pas l'éveiller. Ce n'est qu'une poignée d'heures avant le lever du jour qu'il consentit enfin à fermer les yeux, s'endormant, pour ne plus se réveiller.

    Pas sous forme lupine en tous les cas.

    Et toujours avec Cassandre nichée contre lui, alors qu'il était de nouveau humain et encore inconscient de la réalité, dans les brumes illusoires du sommeil.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Sam 20 Juil - 22:53

Je ne sais pas exactement quand ni comment je me suis endormie. Alors oui, s’endormir a côté d’un loup garou, il y a sans doute mieux comme situation. Mais même loup, Damon restait mon ami et un ami précieux. Sans doute que, bercée par sa respiration lente et rythmée, épuisée par une journée de labeur et par l’usage de mes pouvoirs, j’avais fini par m’endormir le nez dans le pelage de Damon absolument pas inquiète quand à ma survie.

Je ne bougeais pas beaucoup durant la nuit, même si il ne faisait pas très chaud, le loup me gavait de sa chaleur, je crois même que je ne rêvais pas, c’était sans doute aussi bien. Je n’aimais pas rêver parce qu’alors, j’étais incapable de savoir si c’était une vision de la Déesse ou juste un rêve. D’autant plus que tout était sujet a interprétation. Etant enfant, maman me demandait souvent ce dont j’avais rêvé et finalement, j’avais fini par toujours faire la même réponse. De rien. Voilà, je ne rêvais de rien. C’était mieux comme ça. Sauf que là, nul mensonge, je dormis profondément d’un sommeil sans rêve et réparateur, jusqu’au petit matin où la fraîcheur sembla enfin trouver un moyen de m’atteindre. Grognant un peu, je me blottis plus étroitement contre la seule source de chaleur mis à part ma robe, se trouvant a proximité…Enfin jusqu'à ce qu’un détail m’interpelle. Enfin, aurait dût m’interpeller, mais je n’étais pas du matin et je ne le serais sans doute jamais, cela dit, toucher de la peau nue en lieu et place d’une fourrure aurait sans doute me réveiller totalement. Même pas, au contraire, j’y frottais mon nez, souhaitant retourner dans l’univers cotonneux et doux du sommeil…

Sauf qu’un mouvement assez brutal mit fin a ma tentative. Un sursaut qui provoqua mon réveil instantané mais forcément celui de mon cerveau. Je me mis assise, baillant a m’en décrocher la machoire avant de passer une main dans mes cheveux emmêlés…J’ouvris un œil et fut surprise de voir, non pas le mur de ma chambre, mais plutôt celui de ma grange. Tout me revint en mémoire d’un bloc et j’écarquillais les yeux en poussant une exclamation.

« Au nom de la Déesse ! »

Je n’osais même pas lever les yeux sur une silhouette se trouvant a ma gauche, silhouette que je devinais parfaitement humaine et que je connaissais bien, ce faisant, mes yeux atterrir sur ma poitrine a…a…a moitié dénudée. Bon, je n’avais pas vraiment de soucis avec la pudeur mais là, c’était une situation si étrange que je m’empressais de refermer les pans déchirer sur la chair blanche en toussant.

« Euuh…Bien dormi ? »

Ah ! Palme de l’originalité !
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Dim 21 Juil - 10:57

    Je ne voulais pas me réveiller. J'étais bien dans ce sommeil encore brumeux. Pourtant, le réveil était inexorable alors que je prenais conscience petit à petit, de monde qui m'entourait. Je gardais les paupières closes, mais chaque fibre de mon corps était à l'air. Nu. Sur du foin. Il y avait un corps contre moi. Depuis combien de temps je n'avais pas couché avec une femme ? Des mois... Avant ma morsure. Parce que depuis, je n'étais pas certain de pouvoir contrôler certains aspects primitifs de ma personnalité. Parce que je passais la plupart de mon temps avec Cassandre également. J'avais donc passé la nuit avec une femme ? Pourtant, un détail me chiffonna. Le corps contre moi était habillé. Quelle idée ? Je sentais une tension bien connue dans mon bas ventre, familière le matin, qui s'accentua quand la femme contre moi remua et se frotta contre moi, faisant influencer le sang dans cette partie de mon anatomie.

    J'ouvris enfin les yeux, remarquant alors la chevelure blonde qui me faisait face. J'étais dans une grange...

    Je me levais alors brutalement quand je me rendis compte que la femme dans mes bras était Cassandre, que j'étais dans sa grange et que c'était le lendemain d'une pleine lune. Tout me revint en bloc en mémoire, me faisant vaciller, alors que je récupérais mon pantalon et l'enfilais frénétiquement. Je retirais la corde autour de mon cou, le frottant alors qu'il était irrité par le chanvre. Je récupérais me chemise, que j'enfilais également, sans la rentrer dans mon pantalon, espérant qu'elle serait assez longue pour camoufler un détail plus que gênant que le cuir ne parvenait pas à dissimuler...

    C'était ma meilleure amie ! Quelque part, c'était sale de la... désirer. Parce que même si ma réaction matinale était normale et plutôt physiologique, son corps de femme se frottant contre moi avait avivé le désir de façon malséante. Mon regard accroché sa poitrine mise à nue par son réveil brutal (entraîné par le mien) et elle se la couvrit, aussi désorientée que moi. L'image de cette poitrine s'incrusta sur mes rétines, avant qu'un autre détail ne me saute aux yeux.

    Des griffures.

    Cassandre tenta bien de prendre un ton badin, mais même alors qu'elle me cachait sa poitrine, j'étais certain de ce que j'avais vu. Je revins doucement vers elle, avant de me laisser tomber à genoux et de poser ma main sur la sienne, qui dissimulait sa poitrine d'un lambeau de tissus... Le corset avait été lacéré. Je devins soudain pâle avant de demander, d'une voix enrouée :

    « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je... Je t'ai blessée ? »
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Dim 21 Juil - 13:19

« Ca ? Ah…Euh…Non, enfin si mais ce n’est pas ce que tu crois. Comment dire…Tu n’avais pas vraiment d’espace et…Euh…Ben j’étais un peu trop prêt. »

Je baissais le nez sur sa main avant de piquer un fard terrible en songeant brusquement a ce qu’avait fait le loup. Penses a autre chose ! Penses a autre chose ! Je crispais les doigts sur mon corsage avant de sourire vaillamment.

« Ce n’était qu’un bête accident c’est tout, dans l’ensemble, tu as été bien sage. Ne t’inquiètes pas Damon, tu ne m’as pas fait mal, ce n’est qu’une égratignure, rien de bien méchant tu sais.»

En espérant que ça le dériderait parce qu’il avait changé de couleur en songeant m’avoir blessée. Lui avouer qu’en fait, m’agresser avait été son acte premier n’allait pas arranger les choses, alors autant faire un tout petit mensonge de rien du tout non ? Comme ça il ne culpabiliserait pas. Et puis j’avais raison, ce n’était qu’une égratignure, évidemment, je n’allais pas le lui prouver de visus, il ne restait qu’a espérer qu’il me croit sur parole.

« Cela dit, tu me dois une robe et un lapin. Gros le lapin, je te préviens. »

Je tentais comme je le pouvais de détendre l’atmosphère, de me défaire de l’espèce de malaise que je sentais dans l’air. Je n’étais pas très douée pour ce genre de chose sur le moment mais je bénissais la Déesse pour l’amnésie de mon meilleur ami, parce que déjà que j’avais du mal à le regarder en face, alors si en plus il se souvenait, je n’avais plus qu’à m’enterrer.

Je fronçais légèrement les sourcils, examinant ses traits pâles et tirés puis reprit mon sérieux :

« Comment tu te sens ? Ca va ? »

Je savais qu’il se faisait du soucis, le rassurer était ma priorité, lui assurer qu’il ne m’avait pas fait mal et j’espérais qu’en changeant de conversation, cela marcherait. Enfin, je n’étais sûre de rien, Damon me connaissait trop bien hélas. Néanmoins, je ne mentais pas vraiment donc bon.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Dim 21 Juil - 13:35

    Je fronçais les sourcils alors qu'elle se mettait à bafouiller que l'espace était trop confiné et qu'il y avait un un accident alors qu'elle s'était tenue trop prêt de moi. Je pinçais les lèvres au point qu'elles ne deviennent plus qu'une fine ligne blanche. Un muscle de ma mâchoire tressaillit, alors que j'essayais de réprimer le brusque excès de rage qui montant dans ma poitrine. Rage envers moi... Un peu envers elle également. Je lui avais dit que c'était une mauvaise idée de s'enfermer avec moi. Je perçus de la gêne chez elle, de même que je vis ses joues pâles se colorer alors qu'elle baissait les yeux sur ma main. Et je devinais qu'elle esquivait ce qu'il s'était passé. Je ne retirais pas ma main, mais ne répondis rien, inspirant doucement pour essayer de me calmer, alors qu'elle reprenait d'un ton badin que je lui devais une robe et un gros lapin. Je demeurais interdit, avant de regarder vers l'endroit où la corde gisait à terre et pas loin, j'aperçus le cadavre du petit animal. J'eus un haut le cœur et détournais le regard vers elle.

    « Tu... Tu m'as amené un lapin et tu m'as regardé le dévorer ? »

    Je n'étais pas certain qu'elle comprenne combien il m'était déplaisant qu'elle assiste à tout cela... La transformation, ma sauvagerie, tout ce que je pouvais faire sous la forme de loup qui piétinait tous mes principes moraux... Et puis, il y avait sa robe... Je l'avais vraiment attaquée. J'essayais de me souvenir par moi-même de ce qu'il s'était passé, mais c'était trop chaotique. Je fermais les yeux et secouais la tête, comme pour essayer de désembrumer mon esprit, avant qu'elle ne me demande comment j'allais.

    « Ça va... »

    Physiquement, ça allait vraiment. Fatigué, certes, mais sinon, il n'y avait aucun soucis. Le problème était plus psychologique, la souffrance morale.

    « Je n'arrive pas à me souvenir de ce qu'il s'est passé et ça me rend dingue... Mes derniers souvenirs sont quand je t'ai fait promettre de partir si jamais les choses devenaient trop dangereuses et après... Plus rien. Il y a des sensations, mais rien de tangible et plus j'essaie de me rappeler, plus cela me file entre les doigts, comme un rêve... Et au petit matin, je suis tellement désorienté qu'il me faut quelques secondes pour me rappeler où je suis, avec qui et pourquoi je suis là. »

    J'évitais de lui avouer que j'avais pensé passer la nuit en galante compagnie, chose que je m'interdisais depuis de nombreux mois et dont je souffrais inévitablement.

    « Je suis fatigué... Pas à cause de la nuit, mais à cause de tout ça... »

    Une profonde lassitude, qui s'entendait jusque dans ma voix. Et cela ne faisait que 6 mois... Le reste de ma vie se déroulerait ainsi, immuable. Je soupirais, avant de revenir à la charge.

    « Laisse-moi voir ce que j'ai fait. »

    Et avant qu'elle ne proteste, je la devançais, reprenant fermement :

    « Je n'ai pas besoin que tu me protèges ou me maternes. Montre-moi. Et n'invoque pas la bienséance ou je ne sais quoi, parce que cela fait des mois que tu contemples tranquillement ma nudité, alors je te soupçonne de ne pas avoir un soucis avec ça. Et même si tu en as un, ce ne sera que justice. »

    Je retirais sa main et le morceau de tissu tomba. Je le tirais en pinçant les lèvres, m'efforçant de ne pas regarder sa poitrine ronde que j'avais déjà aperçu, mais les plaies, chose presque impossible alors que le désir se réveillait, assombrissant mon regard. Mais il y avait aussi de la colère envers mois, alors que mes doigts suivaient les traces de griffures.

    « J'aurais pu t’éventrer... j'aurais pu t'arracher un bras, te mordre et te condamner à la même existence que moi... A moins que cela ne tue les sorcières ? C'était une très mauvaise idée de rester ici avec moi. Je suis tellement désolé. »

    Ma voix trembla, alors que mon regard restait rivé sur les marques rouges. Le sang ne coulait plus, elle avait été assez rapide, pour que cela ne soit que superficielle.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Mar 23 Juil - 13:29

« Dévoré ? Non, je t’ai regardé le gober nuance. »

Marmonnais je dans ma barbe. Je ne savais pas vraiment quel problème pouvait avoir Damon avec ça. En vérité, je n’avais pas vraiment conscience de violer son intimité ou que cela pouvait le mettre mal a l’aise. J’étais sorcière. Les cycles de vie et de mort, je savais ce que c’était. Je connaissais les maillons de la chaine alimentaire. Je savais qu’un loup ne se nourrirait jamais d’herbe. Qu’un faucon ne saurait se contenter d’une mouche. C’était comme cela, c’était la nature. Alors sans le vouloir, sans doute le heurtais je.

Je posais un regard tendre sur lui alors qu’il m’expliquait qu’il ne souvenait de rien, que cela le minait. Intérieurement, j’étais contente qu’il ne se souvienne de rien. C’était peut-être égoïste d’ailleurs.

« Avec le temps, tu te souviendras. En fait, les souvenirs ne sont pas perdus, ils sont juste enfouis. Je sais que ce n’est pas facile pour toi, Mais il n’y pas d’autre choix et jusqu’ici, on s’en sort pas trop mal tu ne trouve pas ?»

Je n’étais pas franchement douée pour lui remonter le moral, du moins, c’était l’impression que j’avais. Quoique je dise ou fasse d’ailleurs…C’était quelque chose que je ne pouvais pas totalement comprendre. Je n’étais pas comme tout le monde, mais je n’étais pas un monstre ou du moins, je ne me percevais pas comme tel. Je pouvais comprendre que son amnésie lui coute mais je savais qu’avec l’âge, cela reviendrait, ces souvenirs n’étaient pas perdus, juste…cachés.. Ou quelque chose comme cela. Enterrés très profondément dans sa mémoire. Bon après pour certain truc, je n’étais pas spécialement pressée qu’il se souvienne. Mais d’ici là, j’avais le temps non ? Bon sang ! Je me sentais aussi mal à l’aise que si j’avais trois ans, c’était idiot, c’était Damon, juste Damon quoi ! Pourtant lorsqu’il se pencha vers moi, je retins un bref mouvement de recul totalement involontaire.

« Laisse tomber Damon, je te dis que ce n’est rien… »

Murmurais je en serrant les doigts sur mon corsage avant de regarder ostensiblement le plafond tandis qu’il insistait. Il était têtu, parfois plus que moi, donc autant le laisser faire, il ne serait pas rassuré sinon. Et puis ses arguments se tenaient. Je me retins de gigoter nerveusement.

« Tu vois ? Y a rien, tu as gentiment léché la plaie donc je sais que tu t’en veux et je te pardonne, la voilà. »

Avant de me mordre la lèvre en retenant un « oh non ! ». Pourquoi je n’arrivais pas a tenir ma langue ? Je frémis doucement tandis qu’il effleurait ma peau.

« Arrêtes de t’en vouloir, Damon. Juste des égratignures, pas de quoi en faire tout un plat. Ca aurait pu être pire mais ça ne l’est pas, sois plutôt content d’avoir su te contrôler un minimum et dis toi que tu m’as tenu chaud toute la nuit sans un grognement. »
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Mar 23 Juil - 17:13

    Je lui jetais un regard qui signifiait que je n'avais pas très envie de plaisanter et que ce n'était pas vraiment le moment de jouer sur le mots. Je n'aimais pas qu'elle assiste à cela, tout simplement. Elle ne me voyait pas sous mon meilleur jour, ce n'était pas moi et je ne contrôlais rien. Et cela me dérangeait réellement, même si Cassandre n'y voyait aucun soucis. Il me semblait que je pouvais passer des heures entières à lui expliquer sans que cela ne la trouble plus que cela... Et encore, il aurait fallu que je sois capable de mettre des mots sur cette sensation et c'était là que le bât blessait.

    Elle me demanda alors comment j'allais. Peut-être parce que c'était elle, peut-être parce que c'était le lendemain d'une nuit de pleine lune et que j'étais encore vulnérable... Toujours est-il que je lui confiais comment je me sentais réellement, sans chercher à paraître plus fort ou plus brave que je n'étais réellement. Mon principal soucis étant que je ne me souvienne absolument de rien. Le trou noir. C'était gênant, ces trous noirs dans ma vie. Elle avait beau être vivante, consciente, et donc me prouver ainsi que le choses ne s'étaient pas si mal passer que cela, comme les nuits où je sortais et revenais sans tuer personne, cela demeurait une source de tourment alors que j'essayais péniblement de rassembler des souvenirs qui m'échappaient.

    Cassandre essaya alors de me rassurer en me disant qu'avec le temps, j'apprendrais à me souvenir, à moins me laisser envahir par le loup. Je songeais que si elle n'avait pas été là, si elle ne m'avait pas jeté ce sort, alors il était plus que probable que j'aurais commis des meurtres, sans même m'en rendre compte, trop jeune et inexpérimentée pour pouvoir me contrôler seul. J'eus un petit sourire quand elle me fit remarquer qu'on ne s'en sortait pas trop mal.

    « Non, mais à quel prix ? »

    Son sommeil, sa santé probablement. Je voyais combien elle semblait fatiguée le matin venu. Elle ne dormait pas les nuits de pleine lune. Sauf cette nuit. Comme je n'avais pas l'intention de laisser tomber l'affaire, je finis par voir les griffures sur sa poitrine, qu'elle tentait de dissimuler, même si elle m'enjoignit de n'en rien faire. Mais pour le coup, j'étais plus têtu qu'elle. J'insistais, repoussant sa main et avisant les traces sèches. Je me figeais quand elle me dit que j'avais léché ses plaies... Le reste se perdit un peu alors que j'assimilais l'information. Ma langue avait effleuré cette partie de son anatomie... Une langue de loup certes mais... Je penchais la tête, alors qu'elle me disait de ne pas m'en vouloir et que je m'étais très bien tenu, lui tenant chaud toute la nuit sans bouger, sans faire un bruit.

    Le loup avait léché les plaies... Et je doutais fortement qu'elle lui ai donné l'ordre de le faire... ne pas bouger, ne pas faire de bruit, oui, mais la soigner de cette façon... C'était sans doute une partie de moi qui avait voulu réparer les dégâts.

    « Je t'ai... léché, à cet endroit ? »

    Mes doigts suivirent le tracé laissés par mes griffes. De nouveau le désir me tiraillait en imaginant la scène, même si j'étais un loup alors. Et elle s'était laissée faire ? Elle avait laissé le loup approcher son énorme gueule hérissée de crocs si près ? Je chuchotais alors :

    « Tu m'as laissé approcher ? Tu n'as pas eu peur ? Ou mal ? »
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Mer 24 Juil - 5:19

" Damon, c'est le prix de ta conscience et crois moi, c'est bien peu payer pour que tu conserve ta tranquillité mentale. "

Rectifiais je, parce qu’honnêtement, qu'est ce que quelque heure de sommeil en moins comparé a une conscience a jamais entachée d'horreur ? Pas grand chose. Je pouvais dormir si je le voulais durant ces nuits où il errait dans la nuit. Je ne le faisais pas parce que je m'inquiétais, c'était aussi simple que cela. En gros, ce n'était pas une obligation. Mais je tenais a être là a son retour au petit matin. Tout comme j'étais restée avec lui toute la nuit sans l'abandonné seul dans cette grange. Mais Damon restait Damon. Il s'inquiétait de m'avoir faire mal, d'avoir été violent. Ce n'avait pas vraiment été le cas cela dit, une fois que le loup c'était calmé il avait été exemplaire. Comme un gros chien, même si je ne ferais jamais l'erreur de le prendre pour un gros chien inoffensif. Je n'avais que des éraflures, mais il n'en fallut pas plus a Damon pour exiger de voir par lui même l'étendue des dégâts. En soi, cela ne me gênait pas, non ce qui était plutôt délicat était l'emplacement des griffures. Pile entre mes seins. Et si je n'avais pas vraiment de problèmes de pudeur en temps normal, j'avouais aisément que la situation présente avait un petit quelque chose d'irréaliste. Damon était certes mon meilleur ami, je le connaissais depuis toute petite mais c'était aussi un homme. Vous voyez mon problème ? Peut être qu'a force de le voir plus ou moins dénudé, j'en étais arrivée à ne plus voir le petit garçon... La poisse en somme, tellement que je sortis le premier truc qui me passa par la tête, soit... Que sa grosse langue râpeuse avait bien prit soin de mes blessures... Non mais qu'est ce... Trop tard de toute manière, le mal était fait, le tout étant de ne pas rougir comme une pivoine.

" Euuuh...Oui. "

Il ne quittait pas ma peau des yeux alors que moi, j'avais envie de m'enterrer sous une couche de terre et de ne plus en bouger histoire d'échapper a ses yeux. Sauf que je ne pouvais pas bouger. Je papillonnais légèrement des paupières lorsqu'il me questionna, d'une voix si basse que je dû tendre l'oreille pour l'entendre. Je haussais un sourcil, un léger sourire au coin des lèvres :

" Il y a quelque chose que tu ne comprends pas lorsque je te dis que tu n'as rien fait de mal ? "

Je soupirais doucement avant de reprendre :

" Damon, tu ne peux pas me faire de mal alors pourquoi t'aurais je repousser ? Et non, ça ne fait pas mal, c'est bizarre mais pas désagréable si tu veux tout savoir. Bon, maintenant, tu veux bien me laisser me relever ? "

Non parce que là, ça commençait a devenir gênant. Voir très gênant.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Mer 24 Juil - 19:35

    Parfois, tant d'abnégation était presque gênant. A moins que ce ne soit aussi le prix à payer pour qu'elle ai sa propre conscience tranquille. Si j'étais devenu un loup, c'était en partie parce qu'elle n'avait pas respecté les règles et était sortie une nuit de pleine lune pour récupérer une stupide chèvre. Elle m'avait avoué qu'elle n'avait rien à craindre des loups, parce que son aura avait tendance à les faire fuir et que donc, elle n'avait jamais été en danger. Ce qui rendait ma propre morsure vaine. Pourtant, quand j'étais loup, je ne la fuyais pas. Je n'aimais pas la magie qui crépitait en elle, mais cela ne me faisait pas l'éviter. A cause du lien ? Je n'en savais rien. Mais j'avais reproché à Cassandre mon sort et une partie de moi le pensait toujours. En avait-elle conscience ? Se sentait-elle également coupable et était-ce pourquoi elle se démenait ainsi pour que les choses se passent au mieux pour moi ? C'était possible. Même si je n'étais pas assez injuste pour penser que même si elle n'avait été en rien concernée par l'affaire, elle n'aurait pas agi de la même façon. L'amitié était précieuse.

    Je m'acharnais alors à vouloir regarder la plaie que je lui avais faite, pas si grave que je ne l'aurais pensé. Une éraflure. Elle avait été assez rapide pour se reculer et éviter quelque chose de bien plus grave et bien plus préoccupant. Elle laissa alors échapper par étourderie que je l'avais léché à cet endroit, comme pour guérir sa blessure et cette information résonna longtemps en moi, réveilla quelque chose, avant que je ne lui demande si elle n'avait pas eu peur, ni mal par ce contact. Elle sourit en coin et me demanda ce que je ne comprenais pas dans le fait de ne rien avoir fait de mal. Une flamme s'alluma dans mes yeux, avant que je ne la regarde et ne souffle, moi aussi en souriant légèrement :

    « Donc, te lécher la poitrine n'est pas quelque chose de mal ? »

    Cette conversation avait quelque chose de surréaliste. Mon regard n'était plus tout à fait sombre alors qu'elle reprenait la parole, se teintant légèrement d'argent alors que des images me venaient en tête et que le désir me poignardait les reins.

    « Tu sembles si sûre de toi... »

    Que je ne pouvais pas la blesser. Elle ajouta que le contact de la langue de loup sur sa peau abîmée n'était pas douloureuse ou désagréable, juste étrange, avant de me demander si elle pouvait se relever.

    « Non. »

    Comme le loup plusieurs heures auparavant, j'approchais mon visage de sa poitrine et embrassais les blessures avec douceur, avec tendresse, l'empêchant de se relever. Mais en avait-elle seulement envie en cet instant ? Je ne savais pas ce que je faisais... J'en avais juste... envie. Sans doute un reste de l'animal qui faisait ce qu'il voulait quand il voulait, sans penser aux conséquences. Sa peau était fraîche, douce et enivrante.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Mer 24 Juil - 20:26

« Ben non…Euh…OUI ! Enfin flute à la fin ! Tu sais très bien ce que je veux dire ! »

Trop tard, j’étais aussi rouge qu’un coquelicot. Etrange, ce n’était pas mon genre de rougir a tout va. A ma décharge, c’était bien la première fois qu’on parlait…De…Euh..Ce genre de truc. Autant en étant loup, je n’avais pas vu l’angle que cela pouvait avoir, autant maintenant, je ne voyais que cela et Damon ne m’aidait pas franchement. Il avait un je ne sais quoi dans les yeux qui me rendait fébrile et nerveuse. Je ne savais pas si c’était pour le mieux. Je ne voulais pas me sentir mal à l’aise avec lui, j’aimais le naturel de nos rapports, la complicité, les secrets….LE secret et là, j’avais l’impression de ne plus rien savoir de lui. La bouche sèche, je haussais un sourcil.

« Evidemment, c’est moi la spécialiste ès lycan je te signale… »

Bon sang ! Regarde ailleurs ! Regarde ailleurs ! Enfin je pouvais aussi reculer hein, sauf que je n’arrivais pas a faire un seul mouvement, en désespoir de cause, je lui demandais gentiment de se pousser avant de braquer un regard estomaqué quand il m’opposa une fin de non recevoir claire et nette….Pardon ? Là je me tortillais légèrement en reculant. Quelque chose m’échappait, je ne savais pas quoi mais le fait était que quelque chose semblait se nouer ou se jouer sans que je n’arrive à en tenir les pièces.
Un hoquet involontaire me secoua lorsqu’il baissa la tête…Mais…mais…Les yeux agrandit, je le laissais faire…Alors que je n’aurais pas dût, n’est ce pas ? N’est ce pas ?

Je frissonnais alors même que je n’avais pas froid. Ses lèvres étaient chaudes sur ma peau, pile sur les griffures qui parcouraient mon torse. J’enfonçais mes ongles dans le sol sans même m’en rendre compte, coinçant un gémissement soudain en mordant ma lèvre. Je ne savais pas ce qu’il se passait ni pourquoi cela se passait. A vrai dire, je n’arrivais pas vraiment a aligner deux pensées cohérentes, juste que cela me plaisait alors que ça n’aurait pas dû…

« Qu’est ce que tu fais ? »

Horreur ! Si j’avais voulu paraître choquée, c’était raté, au mieux, je pouvais sembler hésitante ou indécise, au pire déjà charmée.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Ven 26 Juil - 9:24

    Je souris, avec quelque chose du loup alors que Cassandre bafouillait en réponse à ma question. C'était amusant de la voir perdre son calme habituel. Elle qui avait toujours une solution à tout, qui savait toujours quoi faire, elle se retrouvait confuse, dans une situation qu'elle ne maîtrisait pas, qui lui échappait totalement. Elle essayait pourtant de rassembler des lambeaux de cette maîtrise, de ses connaissances, me jetant au visage qu'elle était certaine que je ne pouvais lui faire aucun mal parce qu'elle était la spécialiste concernant les loups-garous. Une bravade, un jeu, plus qu'une réalité. Elle n'en savait pas davantage que moi. A vrai dire, j'en savais même sûrement plus qu'elle après avoir discuté avec la louve originelle, même si elle n'avait pas répondu à toutes mes questions, du moins, pas de façon satisfaisante. Ses réponses ne me convenaient pas mais que je n'accepte pas la vérité était un autre problème.

    En cet instant, je savais juste que l'image du loup léchant les plaie à cet endroit précis de l'anatomie de Cassandre me hantait, m'obnubilait et que j'étais quasiment dans un état second alors que je reproduisais ce geste, de façon bien moins innocente et dénuée de double sens que mon homologue lupin. Qu'est-ce qu'il me prenait ? Je n'en avais aucune idée. Simplement que j'avais envie de la goûter, de sentir sa peau sous mes lèvres et que je prenais le droit de le faire. Peut-être un reste de sauvagerie de la nuit, peut-être un désir longtemps refoulé à cause des barrières de notre amitié...

    Je l'avais connue enfant, sans attrait, mais frondeuse, à toujours nous suivre Cameron et moi. Et puis, elle était devenue une adolescente mystérieuse, qui développait sa beauté comme une rose ses pétales, mais que pourtant, aucun homme n'approchait. Et maintenant, elle était une femme envoûtante et dévouée, prête à tous les sacrifices pour ceux qui lui étaient chers. Je la sentis vibrer sous mes lèvres, son corps déjà offert, alors que sa voix me paraissait peu décidée...

    « Je ne sais pas. »

    Et c'était la vérité. Je n'avais aucune idée de ce que je faisais. Pourtant, je continuais. Ma main défit les restes du corsage, alors que cette fois, mes lèvres se portaient vers sa poitrine aux monts déjà érigées, jouant avec ma langue pour la faire gémir, onduler sous moi. Pour faire naître son désir.

    « J'en ai envie... »

    Je relevais les yeux vers elle, teintés d'argent, assombris de désir. Oui, j'avais juste envie d'elle alors que le désir me fouaillait le bas ventre.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Dim 28 Juil - 8:22

Quelque chose m’échappait. Je ne savais juste pas quoi…

« Tu…Tu ne sais…pas… »

Oh. D’accord, il ne savait pas. Il ne savait pas pourquoi ces lèvres étaient sur ma peau, entre mes seins. Je ne savais plus pourquoi je ne devais pas aimer, enfin pas l’encourager. Je ne savais plus pourquoi c’était du grand n’importe quoi et que ce n’était pas normal. Ou quelque chose comme ça je crois, j’ouvris de nouveau la bouche. Je devais garder la tête froide mais c’était difficile et je crois que ce le fut encore plus :

« Dam… »

Le reste de son prénom dut se perdre à mi chemin d’un soupir et d’un gémissement tandis qu’il refermait les lèvres sur la pointe d’un de mes seins. Une boule de chaleur explosa au creux de mon ventre.

Attend l’avouer, je n’avais qu’une expérience limitée des hommes. Limitée a la peur que je pouvais inspirer, ou que ma mère pouvait inspirer aux prétendants potentiels et une tentative de viol vouée a l’échec de la part d’un imbécile qui me pensait proie facile. Voilà, c’était tout. Comparer a Damon, j’étais une véritable oie blanche. Lui je l’avais vu séduire, charmée, plus qu’a son tour, Cameron aussi dans une moindre mesure et avec plus de discrétion. Cependant, je n’étais pas totalement idiote des choses de l’amour évidemment. Mais j’avais toujours inconsciemment éviter de voir Damon autrement que comme un ami, comme mon meilleur ami et là, il bouleversait la donne, me troublant bien plus que je ne l’aurais imaginé…

Je me mordillais la lèvre en luttant vainement contre ce qu’il provoquait en moi, vainement parce qu’il était difficile de nier l’envie qui avait prit possession de mon ventre pour se concentrer au creux de mes cuisses. Je croisais son regad et y vit les éclat d’argent qui nageaient au cœur de ses iris.

« Arrêtes, tu es encore sous l’influence de la lune, Damon. »

Et je ne savais pas si je devais en être soulagée ou déçue. J’avais bien du mal a réfléchir.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre] Dim 28 Juil - 19:50

    Non, je ne savais pas, je n'avais aucune idée de ce que je faisais, ni de pourquoi je le faisais, juste que j'en avais envie, voilà tout. Tout devait-il s'expliquer ? Tout devait-il avoir une raison ? Non... j'étais un homme, elle était une femme, et une très belle femme. Et elle était loyale, prête à tous les sacrifices, capable d'abnégation... Je la connaissais si bien et pourtant, tout un pan de sa vie m'était inconnu... Toute la partie magique, son secret de sorcière... Cassandre restait un mystère pour bien des raisons. Et elle m'attirait pour bien d'autres. Et ce matin, quelque chose avait changé, une digue avait lâché, la digue de la morale, qui me disait que je ne devais pas faire cela avec ma meilleure amie... Et alors ? Pourquoi se refréner ? Il n'y avait rien d'amoral à cela, rien de répréhensible ou de sale...

    Je n'étais plus vraiment accessible à la raison, et Cassandre flanchait, tentant de m'arrêter sans pour autant y parvenir, son murmure venant mourir dans l'air alors que j'embrassais sa poitrine tendue vers moi. Tout son corps l'était, même si son esprit se rebellait. J'étais plus impulsif qu'elle, je l'avais toujours été, même si j'avais apprit la pondération avec l'âge, mais pas cette fois. Pas quand sa peau avait un goût de paradis, quand le désir me brûlait, me consumait. Je l'avais blessée, j'aurais pu la tuer. Était-ce la culpabilité qui le faisait agir ? Ou bien sa façon de tout me pardonner ? Ou bien encore la prise de conscience aiguë que je pouvais la perdre et que cette idée me rendait malade ?

    Je dévorais sa poitrine de baisers ardents, avant de relever la tête pour croiser son regard. C'est alors qu'elle prononça des mots qui me figèrent soudainement. Sous l'influence de la lune ? Le désir pouvait-il venir de là ? Une sorte de désir primaire ? Non... Ce n'était pas le loup qui la voulait, c'était moi... Simplement, j'avais le cran de passer à l'étape suivante quand je l'évitais soigneusement en temps normal.

    « Et du coup, tu penses que je ne sais pas ce que je fais ? Que dans quelques heures, cela me sera passé ? Que je vais le regretter ? Ou toi ? »

    Oui, sans doute. Je pouvais presque lire dans ses pensées en plongeant dans ses yeux clairs. Je reculais légèrement, m'asseyant sur mes talons, la fixant longuement. Puis mon regard glissa le long de son corps, jusqu'à ses jambes. Doucement, je remontais sa jupe, dévoilant la peau satinée.

    « Je sais ce que je fais. Je ne sais pas pourquoi maintenant, mais je sais juste que j'en ai envie. Cela te fait peur ? »

    Je cessais de dévoiler sa jambe à mi cuisse, lui lançant un regard interrogateur :

    « Tu as peur ? Tu fais confiance au loup, mais pas à moi, ce n'est pas un peu contradictoire ? »

    Je déposais un baiser sur son genou, avec vénération, longuement.
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MessageSujet: Re: So close [Cassandre]

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