Professeur ou ami ? — Sixte —







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MessageSujet: Professeur ou ami ? — Sixte — Lun 4 Mar - 21:42

J'avais besoin d'air. Notre petite chaumière en plein milieu de la forêt me paraissait trop petite, j'avais l'impression d'être enfermée entre leurs murs. Je pouvais toujours courir à travers la forêt quand bon cela me chantait, du moment que Rhegan était mit au courant et que Jorah me surveillait. Ce n'était pas assez. J'avais besoin de liberté. J'avais besoin de me sentir libre comme l'air, de faire ce que je voulais. Je m'étais doucement échappée par la fenêtre de ma chambre, celle qui donnait sur l'arrière de la clairière. Après m'être assurée que j'étais armée de mon poignard, dissimulé dans les plis de ma robe, j'avais rabattu le capuchon de ma cape en laine sur mon visage et m'éclipsai à travers les arbres. Je m'amusai à sauter d'une racine à une autre, à faire le tour des grands chênes, à cueillir des fleurs. J'adorai ce petit sentiment d'interdit qui me chatouillait le ventre. Je savais très bien que je n'avais pas le droit de sortir sans permission ni chaperon mais, de temps en temps, j'aimais bien sortir et me sentir libre. Bien sûr, Rhegan allait me punir à mon retour, bien sûr j'allais pleurer, mais ça en valait la peine. Voler quelques heures pendant lesquelles je n'étais plus la descendante des Silverwind, pendant lesquelles je n'étais plus une Lady mais une gamine de quinze ans qui fait ce qu'elle veut.

Mes pas me portèrent près du village. Je ne connaissais personne à par un Loup et une gentille jeune fille que les gens évitaient. C'était tout. Si Rhegan me demandait pourquoi j'étais partie, je lui répondrai que j'étais venue rencontrer des gens, en savoir plus sur l'histoire du village. J'arrivai au moulin, légèrement en dehors du village, près de la porte d'entrée. C'était un vieux moulin aux pierres couvertes de mousse. Les ailes tournaient lentement dans le petit vent frais qui soufflait. Je souris. J'aimais boent les moulins. Il y en avait beaucoup près de la maison de ma famille. Je m'approchai à petits pas légers et essayai d'ouvrir la porte. Celle-ci, usée, céda. J'entrai, curieuse. Il n'y avait personne. Même pas un âne. Je conclus que le moulin était abandonné au vu du grand nombre de toiles d'araignée qu'il y avait. Je farfouillais parmi les vieux sacs qui traînaient et fini par trouver une longue épée de bois, toute fine, du genre que l'on utilise pour s'entraîner à l'épée. Rhegan m'avait souvent raconté qu'il s'entraînait, avec nos frères, avec des épées pareilles quand il était petit. Je tirai l'épée de bois et sortis du moulin.

Je m'installai devant le moulin, retirant précautionneusement ma cape pour la laisser tomber par terre, dans l'herbe. Hésitante, je regardai mon arme de fortune. Elle était trop grande pour moi, son poids était trop lourd, elle me faisait mal à la main. Néanmoins je voulus essayer de la manier. Ce fut gauchement que j'esquissai quelques mouvements d'escrime, imitant mon frère. Je le voyais souvent s'entraîner dans la clairière avec Jorah. À les voir faire, ça avait l'air facile. Moi je savais manier mon poignard, voilà tout. Une épée, pour moi, c'était totalement différent. J'essayai, maladroitement. Je fis un faux mouvement, perdis l'équilibre et me retrouvai allongée par terre, à demi-assommée par ma propre maladresse. Je me relevai en rougissant, espérant que personne ne m'ait vu, lorsque j'entendis un léger rire discret dans mon dos. Rougissant encore plus, je me figeai sur place, mortifiée de m'être ainsi ridiculisée.
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MessageSujet: Re: Professeur ou ami ? — Sixte — Jeu 13 Juin - 16:12

« Assures-toi d'avoir trouver ton équilibre avant de tenter un offensive. »

Soufflais-je après m'être moqué de la demoiselle. En effet j'étais arrivé au moment même ou elle avait manqué son attaque et qu'elle s'était retrouvé au sol. Comment étais-je arrivé là ? J'avais simplement décidé de couper et je m'étais retrouvé nez-à-nez avec une demoiselle qui semblait fort passionné par l'escrime, mais peu doué. J'aurais alors pu détourner mon regard et passer par un autre chemin, mais quelque chose m'avait attiré chez elle. Quelque chose que je ne pouvais pas définir, comme une impression de proximité mêlée à celle d'un danger, d'une supériorité. Et c'est sans en savoir plus que je me suis approché, curieux et piqué à vif.

La dépassant alors, je lui fais face avant de prendre l'épée dans les mains et de la jeter un peu plus loin. Me penchant pour attrapant un bâton assez gros pour simuler une épée je lui tendis. Je ne savais pas trop ce que je faisais, mais j'étais curieux et surtout, j'étais trop préoccupé par ma relation avec le RRH pour agir pleinement comme à mon habitude. Alors, je pense que je cherchais de quoi me changer les idées, de quoi souffler et prendre une pause. Et une inconnue ne sachant pas manier l'épée ? Un moyen de m'occuper. Ou un moyen de me faire penser à Erwan qui ne semblait plus réellement présent, en fait, j'avais été lié à bien des prêtres et aucun n'avait aidé mon esprit à mieux se porter.

« Essaies déjà de t'habituer à la taille, après au poids, quand t'y arriveras tu pourras passer à l'épée sans risquer de te faire mal. »

Je ne lui demandais pas vraiment son avis en fait et je m'en rendis compte assez rapidement.

« Désolé, je voulais pas vraiment te déranger. »

Pourtant je restais là, comme un imbécile, me disant que cette fille pourrait me changer les idées, alors non pas dans ce sens, mais bien dans le sens je réfléchis trop à une situation compliqué et j'ai besoin de penser à autre chose, à l'occurrence à une gamine qui tente de manier une épée.

« Pourquoi tu veux apprendre à manier une épée ? »

J'avais l'impression de redevenir celui que j'avais été au début. Insolent, et incapable de s'occuper de ses affaires.
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MessageSujet: Re: Professeur ou ami ? — Sixte — Lun 24 Juin - 22:01

Une voix masculine me conseilla de m'assurer d'avoir trouvé mon équilibre avant de tenter une offensive. J'étais honteuse de m'être ainsi donnée en spectacle mais j'étais aussi curieuse. Qui était-ce pour me donner des conseils ? Sûrement un chevalier. Je l'imaginais grand, fort,vêtu d'une armure étincelante. Le portrait d'un chevalier que j'avais connu flottait dans mon esprit et je m'empressai de le chasser avant de me retourner. Quelle ne fut pas ma surprise de voir un jeune homme qui ne ressemblait absolument pas à un chevalier. Ma surprise dû se lire sur mon visage mais j'étais en alerte. Son odeur, faible car il était éloigné et le vent ne soufflait pas en ma direction, était celle d'un Loup. Je fus immédiatement à l'aise, rassurée. Il me s'était approché, m'avait dépassée et prit l'épée des mains. Je m'attendai à ce qu'il me montre comment faire mais au lieu de cela il jeta l'épée de côté. J'ouvris la bouche, prête à protester mais il se pencha, ramassa un bâton et me le tendit. Je fermais la bouche, l'examinant.

Il avait l'air gentil. Préoccupé mais gentil. Son odeur était bien celle d'un Loup, un jeune Loup. Je lui fis un petit sourire timide avant de me saisir du bâton qu'il me tendait. Il avait l'air préoccupé, quelque chose devait le travailler depuis un certain moment. Je fus prise d'affection pour lui et me décidai à être, pour une fois, la petite fille que je devais être. J'avais envie d'apprendre à le connaître avant de décider si je devais, ou non, me dévoiler telle que j'étais. Il commença par me donner quelques conseils. Commencer par m'habituer à la taille, puis au poids. Je regardai le bâton dans ma main. Il était grand mais pas trop, juste ce qu'il fallait pour qu'il soit adapté à ma main, mon bras, ma taille. Qu'est-ce que j'allais devoir faire avec ? le garder à la main tous les jours jusqu'à ce que je m'y sois habituée ? Si je commençai par m'habituer à la taille et au poids, après je pourrais passer à une vraie épée sans risquer de me faire mal. Je n'y avais jamais songé. C'était lourd, une vraie épée, ça nécessitait un véritable entraînement. Quand je voyais mon frère, Jorah ou n'importe quel autre chevalier manier une épée avec tant de facilité, je me disais que c'était facile. Mais en fait ça ne l'était pas.

Je regardai le bâton sans me rendre compte que le jeune homme avait cessé de parler. Je levais les yeux vers lui, de grands yeux violets curieux. Pourquoi s'était-il arrêté ? J'attendais ses conseils moi ! Il s'excusa, m'expliquant qu'il ne voulait pas me déranger. Surprise, je le regardai planté devant moi, indécis. Quelque chose devait vraiment le tracasser pour qu'il ait l'air aussi préoccupé. Il avait l'air aussi perdu que moi. J'allais lui répondre que je ne lui en voulais pas, qu'il tombait au bon moment lorsqu'il me demanda pourquoi est-ce que je m'étais mit en tête d'apprendre à manier l'épée. Surprise de sa question je gardai mes yeux curieux posés sur lui avant de papillonner des cils pour détourner la tête doucement. Sa question était totalement légitime dans un rapport de professeur à élève. Il me plaisait, je sentais qu'on pouvait bien s'entendre.

Je sentais qu'il était comme moi, curieux, incapable de rester à sa place, de résister à l'envie de se mêler des affaires des autres. J'étais pareil. Bien sûr, Reghan m'avait réprimandée à de nombreuses reprises, m'ordonnant d'apprendre à me contrôler, à rester à ma place. Je n'étais qu'une enfant, j'étais curieuse et vive. Je voulais être une enfant et non pas une Lady. Je souris à mon curieux professeur d'un sourire franc et joyeux avant d'hausser les épaules tout en lui répondant. « C'est dangereux pour une petite fille comme moi de se promener seule, il faut que je sache me défendre contre mes ennemis... »


Mes yeux virèrent à l'argenté tandis que je le regardai droit dans les yeux. Rien que l'idée de pouvoir débarrasser mon frère de quelques uns de ces maudis démons rouges qui le mettaient en danger me donnait des frissons. Je détournai vite fait la tête, éclatai de rire avant d'examiner mon bâton une nouvelle fois, l'air joyeuse. « Tu crois que quand je saurais manier une épée je pourrais m'en acheter une pour moi ? une rien que pour moi, à ma taille ? » Je levai mes yeux redevenus violets vers lui, l'air pleine d'espoir. Mon frère ne voulait pas que j'ai une épée pour moi, rien qu'à moi, il disait que c'était trop dangereux.
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MessageSujet: Re: Professeur ou ami ? — Sixte — Sam 20 Juil - 10:24

Pourquoi je m'étais avancé jusqu'à elle ? C'était une bonne question, mais à présent que c'était fait, j'essayais de l'aider, du moins jusqu'à réfléchir sur mes actes et prendre conscience de l'absurdité de ces derniers. Ok, j'étais sans gènes, mais quand même, d'autant plus que je commençais sérieusement à réfléchir à mes choix et à l'avenir. Et c'est ainsi que j'en vins à lui demander pourquoi elle voulait apprendre à manier une épée, et sa réponse vint naturellement, elle voulait pouvoir se défendre contre ses ennemis. Certes, mais elle n'était pas sans défense si vous voulez mon avis, et c'était la toute la nuance.

Et puis, ses yeux changèrent, virant à l'argenté alors que brutalement ma tête s'inclinait comme pour s'assurer de se que je voyais. Toutefois, ce ne fut pas assez long et elle détourna les yeux avant de rire et de regarder son bâton. Si je croyais qu'elle pourrait s'acheter une épée à sa taille, oui, mais encore fallait-il qu'elle trouve une bonne raison pour porter une arme.

« Les gens aiment rarement faire se genre de chose pour des femmes, mais contre une forte sommes, ce n'est pas impossible. »

Dis-je avant de m'approchait, définitivement intrigué par ce qui se jouait devant moi. Je n'en étais pas sur, mais elle semblait trop semblable à moi et je doutais qu'elle soit si différente, quoi que. Proche et si différente, qui était-elle.

« Mais tu ne pourras pas t'en faire forger en argent… »

Soufflais-je en la regardant droit dans les yeux. Je n'étais plus très loin d'elle, en fait la distance se calculait en centimètre alors que mes lèvres s'étiraient en un sourire. Je voulais en savoir plus, mais je n'aimais pas non plus forcer les gens quand je n'en avais pas envie et c'est pour ça que je repris.

« Essaies de me toucher avec ton baton. »

Soufflais-je en m'éloignant, histoire de voir ce qu'elle donnait en mouvement.
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MessageSujet: Re: Professeur ou ami ? — Sixte — Mar 30 Juil - 17:50

Je voulais une épée rien qu'à moi. Une épée fine qui me permettrait d'aller vite, d'être fluide et rapide, d'être une vraie louve. J'avais mon poignard mais c'était une arme facile. Je me sentais vulnérable quand je me battais avec. Vulnérable et inférieure. C'était pour ça que je m'étais mise en tête d'apprendre à me battre à l'épée. Ce fut pleine d'espoir que je demandais à mon camarade de jeu s'il pensait que je pouvais avoir mon épée. Il me répondit que les gens n'aimaient pas faire ça. Je fronçai les sourcils. Qu'est-ce que c'étaient que ces bêtises ? Les femmes n'avaient pas le droit d'apprendre à se battre ? Mensonges. J'étais la première à m'en être rendue compte depuis tout ce temps. Cependant il m'apprit qu'une forte somme pouvait régler les choses. Je lui fis un grand sourire et éclatait de rire. L'argent. C'était tout ? rien que cela ? De l'argent et j'avais une épée rien que pour moi ? C'était tellement facile... « Si il faut de l'argent, j'en ai ! »

Il se rapprocha. Je le sentais intrigué, curieux. Prudent. Je le regardai distraitement s'approcher de moi, de plus en plus près, réfléchissant à la manière dont j'allais pouvoir prendre de l'argent, en cachette, à Rhegan. Peut être que Jorah pourrait m'aider. Je vins à penser soudainement que je ne connaissais pas l'identité du forgeron. Il fallait que je me renseigne. Je reportai mon attention sur le jeune Loup, m'apprêtant à lui poser ma question. Je fus surprise de le voir aussi proche de moi. Quelques centimètres nous séparaient. Je rougis instantanément, ne pouvant m'empêcher de baisser les yeux, oubliant ma question. Il me souffla que je ne pouvait me faire forger une épée en argent, regardant en souriant ma réaction. Je relevai les yeux vers lui, troublée. Il avait donc comprit. Bien. Je gardai mon attitude de petite fille, attendant comment les choses allaient se dérouler.

Il me souffla alors d'essayer de l'atteindre avec mon bâton tandis qu'il se reculait pour me laisser la place. Surprise, encore un peu tourneboulée, je pris quelques secondes pour reprendre mes esprits. Je soupesai le bâton dans ma main afin d'en estimer le point d'équilibre. Je le trouvai assez rapidement bien qu'il soit faible. Saisissant le bâton bien en main, estimant la distance qui me séparait de lui, cherchant un point pour l'atteindre. Je décidai de viser son flanc droit et m'élançai. Je pris de la vitesse et, sans perdre mon objectif, tendais le bras pour essayer de l'atteindre. D'un geste il dévia mon attaque. Surprise je perdis l'équilibre et m'étalai de tout mon long dans l'herbe.
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MessageSujet: Re: Professeur ou ami ? — Sixte — Dim 18 Aoû - 14:48

De l'argent, elle en avait, peut-être que quelqu'un accepterait alors de lui forger un épée, encore fallait-il qu'elle soit de bonne facture et non pas aussi déséquilibré que celle que l'on avait fournit aux RRH durant des années. Chose qui était malheureusement moins sur étant donné la filouterie des forgerons de notre pays. Peut-être pas Blacksmith, mais conservatiste comme il était, une femme avec une épée ne devrait pas fortement lui plaire, sur l'idée, après il ferait les choses proprement.

« Choisis un bon forgeron, un qui te feras quelque chose de propres et correspondant à ton argent. »

M'approchant alors d'elle, je guettais l'animal que j'avais cru sentir en elle et lorsque je fus tout près d'elle, elle sembla rougir de ma proximité. Faire rougir une fille, depuis combien de temps cela n'était-il pas arrivé ? Je lui soufflais alors qu'elle ne pourrait pas faire forger une épée en argent et à son regard je compris que nous n'étions plus dans le secret. C'était donc vrai, elle en était une ? Mais différente de moi ? Combien de génération c'était succédé pour avoir un sang aussi puissant qu'il vibrait sans être sollicité ? Beaucoup, réellement beaucoup.

Mais il n'était plus l'heure de jouer, elle voulait apprendre à se battre, ainsi donc je la formerais aujourd'hui, me faisant passer le temps et les curiosités. Qu'elle essaye donc de m'atteindre avec le bâton. Reculant donc pour lui donner de l'espace, elle mit quelques secondes à réagir et une fois chose faite, elle prit le bâton, prenant mesure de son poids avant de m'observer et de chercher un point d'attaque. Les flancs ? Bien vu, mais il ne me fallu qu'un simple mouvement en arrière pour l'éviter et dévier son attaque.

Perdant alors l'équilibre elle tomba au sol et sans même prendre mesure de potentielle blessure, je saisis son bras, la relevant avec force, lui rendant son bâton et lui faisant comprendre qu'elle devrait revenir. Ne pas abandonner comme ça.

« La dernière fois que j'ai touché le sol, j'avais en face de moi une épée en argent. Profite du fait que ce ne soit que des bâtons. »
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MessageSujet: Re: Professeur ou ami ? — Sixte — Dim 25 Aoû - 15:06

Il me releva sans ménagement, me remettant avec force sur mes pieds. Les cheveux en bataille je lui décochai un regard argenté avant de me saisir à nouveau de mon bâton. Il me dit alors de profiter du fait que je m'entraînais avec un bâton car lui s'était déjà trouvé nez à nez avec une épée en argent. Malgré moi j'haussai très légèrement les épaules avant de me reculer un peu, reprenant bien en main mon arme de bois, cherchant une cible. Je choisissais de viser ses jambes, voulant lui faire perdre l'équilibre. Je m'élançai avant de feinter en avant, cherchant à atteindre ma cible. Il m'esquiva facilement mais je ne perdis pas mon équilibre, faisant volte-face pour me relancer à l'attaque, cherchant à l'atteindre à l'épaule droite. Sauf que cette fois-ci je déviai mon attaque au dernier moment pour essayer de le toucher à la hanche.

C'était une technique qui réussissait quasiment toujours lorsque je me battais au poignard, profitant de ma rapidité. Sauf que là j'avais mal évalué la longueur de mon arme, je m'emmêlais une fois de plus avec, tombant à nouveau à terre. Ce nouvel échec me mit en rage. Je me relevai, des feuilles dans les cheveux, des mèches dans les yeux. Je me saisis de mon arme et me préparai à attaquer de nouveau, mes yeux brillant d'une colère argentée. Je m'élançai une nouvelle fois et, à force de persévérance et d'attaques renouvelées sans relâche, je finis par y arriver. Ce n'était quasiment rien comparé à tous les bleus que je m'étais fait, mais j'avais réussi à le toucher, très légèrement à l'épaule gauche. Ce fut avec un très grand sourire que je laissai retomber mon bras.

J'avais le souffle court, mes cheveux étaient emmêlés, j'avais taché et déchiré ma robe à force de tomber. Mes yeux étaient d'un argenté vif. Ma volonté de vaincre avait fait bouillir mon sang et coloré mes yeux. Je rejetai une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de regarder mon professeur, lui souriant, fière de moi. « J'ai réussi ! J'y suis arrivée ! » Je fis quelques pas en arrière avant de faire un tour sur moi-même en riant doucement. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amusée. Mais je redevins vite sérieuse, l'émotion passée. Mes yeux étaient toujours argentés mais moins vifs. Je m'approchai du Loup dont je ne connaissais toujours pas l'identité. « Merci. Est-ce que tu accepterais de m'apprendre l'escrime ? Pour de vrai ? S'il te plaît... » J'avais vraiment envie d'apprendre à me battre, qu'importe le temps que j'y mettrai.

Cela me fit penser que je ne connaissais pas son identité et que lui ne connaissait pas la mienne. Nous étions tout deux des Loups et nous le savions réciproquement, mais je voulais savoir qui il était précisément. Remettant un peu d'ordre dans mes cheveux et dans ma robe, je me redressai au maximum. « Pardonne-moi, avec tout ça je ne me suis pas présentée. Je suppose que tu as deviné qui je suis avec mes cheveux blancs. »
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MessageSujet: Re: Professeur ou ami ? — Sixte — Mar 17 Sep - 23:21

Elle y était arrivé, certes, mais en vrai, les choses ne se passeraient dans doute pas de la même façon. Toutefois elle semblait libre, c'était super pour elle, non pas que la joie des autres ne me fasse rien, mais disons que je ne courrais pas après. Quoi qu'il en soit, elle me remercia avant de me demander si j'acceptais de lui apprendre l'escrime. La regardant longuement, je me demandais bien si j'y trouverais mon compte, si j'avais le moindre intérêt et la moindre envie de lui apprendre. Je n'étais pas Erwan, je n'étais pas forcement bon pour ça.

Ok mes nombreux cours avec le RRH m'avaient appris à manier l'épée, mais je ne pense pas être une fine lame comme lui. Mais en même temps, avoir quelque chose de sur ici, avoir un intérêt, ne serais-ce qu'une motivation ne serait pas plus mal. J'avais certes mon apprentissage à finir en médecine, mais c'était tout, simplement tout. Frederic était trop distant malgré sa présence pour représenté quelqu'un de fiaible même pour moi. Alors peut-être qu'un repère ne serait pas de trop pour moi.

« Pourquoi pas, mais… Je ne suis pas un très bon escrimeur. »

Meilleur qu'elle, mais je préférais éviter d'abuser d'elle, je voulais favoriser la vérité au mensonge. La voyant alors remettre de l'ordre dans ses cheveux, je fronçais les sourcils alors qu'elle me demandait de la pardonner. Pour ? Elle ne s'était pas présentée. Certes, mais j'avais un peu envie de dire peu importe pour le coup. Elle ajouta alors que j'avais sans doute deviné avec la couleur de ses cheveux, ce n'était pas faux, mais à vrai dire j'étais trop pris dans mes pensées pour faire le liens.

« Quitte à te présenter, autant le faire réellement non ? »

Souriant alors, je courbais légèrement le dos avant de me présenter à mon tours, mais pour de vrai pour ma part.

« Sixte Gordon. »

Préciser que j'étais fils de RRH n'avait aucune forme d'intérêt, je devais bien l'avouer, même pour des loups comme nous.
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MessageSujet: Re: Professeur ou ami ? — Sixte —

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