[HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter —







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MessageSujet: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Mar 4 Déc - 19:25

J'ouvris les grandes doubles portes des écuries. J'adorai venir ici. Quand j'étais petite je venais souvent avec Harry, Robyn, Peter... L'odeur de foin et d'animal me rappelait pleins de souvenirs. Je m'avançai dans la grande allée, marchant doucement entre les stalles. Je connaissais la plus grande partie des bêtes qui étaient ici. D'autres m'étaient inconnues parce que nouvelles venues dans l'écurie. Je m'avançai lentement entre les stalles, regardant tout partout, pour ne rien oublier. Nous avions joué à cache-cache dans ce tas de foin, là, à ma droite. Et là, à gauche, nous avions fait peur à quelques Red Riding Hood en sortant brusquement de notre cachette. Le vieux cheval gris pommelé était mort l'hiver dernier, sa stalle n'avait pas encore été attribuée à un nouvel animal. C'était dans cette stalle que j'étais souvent venue me réfugier pour pleurer. Et là, le cheval bai était encore là. Nous nous étions souvent amusés avec lui. Il était doux comme un agneau. En arrivant au fond de la grande écurie je cherchai l'échelle des yeux. Je la trouvai posée à sa place. En souriant j'entrepris de l'escalader et de me hisser au tout dernier étage, dans le grenier.

On entreposai le foin, la paille, le fourrage pour les bêtes. Il n'y avait aucune barrière pour nous empêcher de tomber, aussi le moindre faux pas vous envoyait vous écraser au sol, quelques dix mètres plus bas. Mais j'avais le pied sûr pour avoir arpenté ce plancher des milliers de fois, depuis ma tendre enfance jusqu'à mon adolescence. D'ailleurs c'était-là, dans un de ces tas de paille et de foin que les villageois venaient tout juste de rentrer, qui sentait encore bon l'été, que Jack avait voulu de moi pour la première fois. J'avais quelques quatorze ou quinze ans à l'époque. Et c'était là-bas, dans le coin tout au bout, après les poutres au-dessus de l'entrée, sur ce qui ressemblait à un tout petit étage de quelques planches seulement, que j'avais partagé mes secrets les plus secrets avec ma meilleure amie.

Je m'approchai doucement du bout du grenier, près des poutres. Un rapide coup d'œil m'informa que, en dessous des poutres, point d'étage inférieur, point de parquet couvert d'un tas de paille moelleux pour me rattraper. Rien d'autre que le vide et le sol. Quelques dix mètres plus bas. Oh, il y avait bien un tas de paille ou deux, mais trop maigres et trop humides pour que je puisse m'y laisser tomber, au cas où... C'était, cependant, confiante que je m'aventurai sur la poutre, les bras tendus pour garder mon équilibre. Je l'avais traversée, enfant, des centaines de dizaines de fois pour aller me réfugier de l'autre côté. J'avais juste oublié un détail : j'étais plus petite. Et plus légère. Arrivée à la moitié du parcours, la grande porte des écuries s'ouvrit, juste en-dessous. Le bruit soudain me fit sursauter et perdre l'équilibre. Je basculai dans le vide et eus le réflexe de me rattraper tant bien que mal à la poutre. J'avais l'air fine... Je n'avais plus qu'à espérer que la personne qui était entrée n'ai pas la brillante idée de regarder en l'air...


Dernière édition par Destiny S. Blacksmith le Dim 18 Aoû - 14:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Ven 7 Déc - 21:34

Il faisait froid. Noël approchait à grand pas pourtant la neige n'était toujours pas tombée. Cela m'arrangeait pour mon travail. Le froid me tiraillait les mains. De la buée sortait de ma bouche. Je levais ma hache et l’abattais sur le tronc, presque entamé, d'un jeune pin. Il fallait plus de bois pour l'hiver. D'autres coups de haches et cris rauques étouffés retentissaient dans la clairière. Les autres bûcherons. Nous travaillons dur. Nos chemises étaient trempées de sueur malgré le vent glacial. On frappait plus fort pour se réchauffer. L'arbre que j'étais en train de couper n'allait pas tarder à tomber. Plus qu'un seul coup. J'hurlai à mes compagnons du danger et assénai le coup de grâce. Le pin tomba dans un grand fracas de branches. La terre trembla légèrement. Avec l'aide de Willie, un jeune apprentis, je découpai le tronc et les branchages en rondins. Le gamin était vite rouge comme un pivoine. Je souriais. Au loin nous entendîmes la cloche de l'église sonner. Quinze heures... Le travail était terminé. Mes épaules se baissèrent, je soupirai de soulagement. Je voulais me reposer et surtout aller au chaud! Je pris les rondins fraichement coupés et les mis sur le tas avec ceux des autres bûcherons. Puis je repris mon manteau et mon sac. J'allais m'apprêter à partir vers le village. J'avais une petite chose à faire. Soudain une voix m'interpella.
Je me retournais, surpris. C'était Joshua Weegings, un des plus vieux bûcherons du village. Il avait bien connu mon père. Je lui souriais. Il avançait vers moi. Son visage buriné me rendit mon sourire.
« Peter. C'est ton tour de ramener les chevaux à l'écurie.
- Euh... Bien aucun problème. »


Je retournais sur mes pas. Je ne voulais pas vexer Joshua. Ses colères sont presque semblables à celle de Père! Je m'avançais vers les chevaux de traits. L'un d'eux piaffa à ma vue. Je fus surpris. C'était Prankish! Ce vieux canasson que je montais quand j'étais gosse! Je caressai son encolure. Annabelle avait dû le vendre pour pouvoir payer les bouteilles de l'Ivrogne. Je regardais les autres. Ils n'avaient pas son expérience mais ils étaient plus jeunes. Je pris les rênes et conduisais les trois chevaux vers la route menant au village. En chemin je croisai des paysans faisant paitre leurs brebis. Je les saluai amicalement avec le sentiment d'être un hypocrite. Cela tombait bien que j'aille à l'écurie. J'avais à y faire. Destiny avait remarqué une monture qui allait être mis en vente pour les descendants de son feu propriétaire. Les ventes devaient avoir lieu aujourd'hui. Je voulais voir la bête avant de l'acheter comme cadeau de fiançailles à ma fiancée avec mes économies.

Je traversai Daggerhorn et arrivai enfin à l'écurie. J'avais hâte d'être au chaud. C'était dans les étages de cette bâtisse que nous nous amusions étant enfants, Harry, Annabelle, Destiny et moi. J'ouvris la grande porte en grand et allais laisser les chevaux entrer lorsque j'entendis un petit cri. Cela venait d'en haut. Je m'avançais et que voyais-je? Destiny! Suspendue à la grande poutre! Je me précipitais sous elle, complétement affolé. « Destiny!» Je mis mes bras en position pour la réceptionner lors de la chute. « Laisse tomber Destiny! Je suis là, je te rattrape!»
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Sam 22 Déc - 16:08

Je n’avais vraiment pas de chance. C’était Peter. Certes, j’étais soulagée de savoir que c’était lui et pas quelqu’un d’autre (bien que cela me faisait un petit pincement au cœur car j’aurais amplement préféré que ce soit Jack). Je me débattis pour essayer de remonter sur la poutre. Mes bras commençaient à fatiguer, mes mains devenaient moites et glissaient. Je m’efforçai de remonter. En vain. J’entendis des pas précipités, des chevaux qui renâclaient. « Destiny ! Laisse toi tomber ! Je suis là, je te rattrape ! » Je ne pouvais pas. J’allais lui faire mal, j’allais tomber de trop haut, j’allais me faire mal. Mais en même temps je n’avais pas le choix. J’allais finir par lâcher prise, incapable de remonter sur cette poutre. Des larmes roulèrent sur mes joues. Je ne savais absolument pas quoi faire.

Le destin choisit alors pour moi. Encore et toujours le destin. Celui-là même qui m’avait donné la vie. Celui-là qui me suivrait toujours partout, tout au long de ma vie. Ce même destin que j’avais pour nom. Ma vie entière m’apparue alors comme une longue suite d’évènements dictés par ce terrible destin, comme une punition. Comme ma punition. Je pris la décision de lâcher prise, de renoncer à tout. Quitte à ne pas survivre à cette chute. Comme ça, en fin de compte, ça règlera les problèmes de nombreuses personnes. Je lâchai la poutre et me laissai tomber dans le vide. Je voyais le plafond s’éloigner à grande vitesse, sentant le sol s’approcher tout aussi vite. Je sentais le vent dans mes cheveux, mes larmes volaient. Je fermai les yeux, me sentant étrangement vide. Le destin en avait voulu ainsi, je n’avais pas le choix, je n’avais plus le choix.

Curieusement, je ne m’écrasai pas au sol. Curieusement, le destin ne voulu pas me tuer. Pas aujourd’hui. Je fus cueillie par des bras qui m’enveloppèrent. Je m’y accrochai, incapable de réaliser que j’étais en vie. J’ouvris les yeux, voyant les yeux bleus de Peter fixés sur moi, terriblement inquiets. Il voulut me poser à terre, me remettre debout, je vacillai et tombai à terre. Peter ne me lâcha pas, me gardant dans ses bras. Je fondis instantanément en larmes, me blottissant contre lui, prise de violents sanglots. Peter me serra contre lui, m’entourant de ses bras, me protégeant. « J’ai… j’ai cru que j’allais mourir… » Peter ne répondit pas, se contentant de me bercer pour me calmer. Finalement je cessai de pleurer pour le regarder dans les yeux. Il m’avait sauvé la vie. Était-ce le destin qui avait décidé de le mettre dans ma vie ? En tout cas… Je réalisai qu’il m’avait rattrapée alors que je venais de faire une chute vertigineuse. Il avait beau me dire que sa transformation en Loup ne lui avait causé que des désagréments, il allait bien devoir reconnaître qu’il y avait aussi des avantages.

Je souris doucement, le regardant tendrement. Je savais bien que jamais je ne serais capable de l’aimer autant et de la même façon que j’aimais Jack. Mais, malgré moi, je commençai à développer une forme de tendresse et d’attachement affectueux, presque amoureux pour Peter. Celui-ci, sans me lâcher, me regarda changer d’expression avec surprise. Il posa doucement sa main gauche sur ma joue, me caressant doucement. « Ça va mieux ? » J’hochai légèrement la tête avant de l’embrasser, me pressant amoureusement contre lui. Il me serra dans ses bras, me rendant mon baiser.

Je finis par le rompre, doucement et, aidée par Peter, je me relevai, encore un peu tremblante. Mais je tenais debout. Je fis un autre sourire à Peter avant de lâcher ses bras pour faire quelques pas hésitants plus en avant, comme les jeunes enfants. Peter, tout comme ces jeunes parents qui surveillent leur enfant lorsqu’il fait ses premiers pas, me suivait du regard, près à se précipiter au cas où je tombai. Mais je repris de l’assurance et, très vite, avais totalement repris mon équilibre. Je m’amusai à faire quelques pas de danse avant de revenir vers Peter. « Merci. Tu m’as sauvé la vie. Tu vois que ta transformation en Loup n’a pas que des inconvénients ! »

Je le vis se rembrunir. Je m’empressai de déposer un baiser léger sur ses lèvres avant de tourner la tête vers les chevaux. Je les rejoignis en sautillant et m’arrêtai près d’eux. Celui qui menait l’attelage, le plus vieux, me connaissait bien, aussi tendit-il la tête pour me donner un petit coup de nez sur la joue, fourrant son nez dans mon cou, me chatouillant. J’éclatai de rire, lui flattant l’encolure. Les deux autres, plus jeunes, me reniflaient, curieux de me connaître. Je me hissai sur le dos du vieux cheval, m’allongeant sur son encolure. « J’imagine que tu dois les ramener dans leurs box ? »
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Mer 26 Déc - 21:17

Destiny essayait de remonter sur la poutre en vain. Elle hésitait à tomber mais elle finit par lâcher prise. En la voyant tomber je priais pour que le Ciel fasse qu'elle vive. Je doutais de ma capacité à la recevoir sans lui faire de mal. Destiny atterrit dans mes bras. Le souffle coupé par le choc, je chancelai légèrement. Les bras de Destiny s'accrochaient à moi comme ceux d'un noyé à une bouée. Elle tremblait. Je l'observais très inquiet. Ses yeux noisettes s'ouvrirent, des larmes coulaient le long des ses joues pâles. Je la posai à terre délicatement mais elle retomba. Elles était encore sous le choc. Je la rattrapai, la gardant dans mes bras, et m'accroupis. Destiny fondit en larme, se collant contre moi. Je l'enlaçais dans un geste protecteur. « J’ai… j’ai cru que j’allais mourir… » Je ne répondais pas. Moi aussi j'ai cru la perdre. Je la berçai dans mes bras, comme un père avec son enfant pour le calmer. Elle finit par arrêter de pleurer.

Elle me sourit doucement, en me regardant tendrement. Je fus surpris pour ce saut d'expression. Je caressai délicatement sa joue de ma main gauche, essuyant ses larmes.« Ça va mieux ? » Elle hochait la tête en signe acquisition. Ses lèvres se rapprochèrent des miennes et m'embrassèrent amoureusement. Mon cœur battit à tout rompre. Son baiser avec un goût de miel et d'interdit que j'appréciai. Je sentis son corps collé contre moi. Je rendis à Destiny son baiser. Elle finit par rompre notre étreinte délicatement.

Je l'aidai à se relever. Destiny parvint à rester debout en tremblant. Elle me sourit et se détacha de mes bras. Je l'observai faire quelques pas avec une certaine inquiétude, près à la soutenir en cas de besoin. Ses pas étaient aussi hésitant que ceux d'un enfant en bas âge. Cela ne m'étonner pas. Elle venait de faire une sacrée chute! Destiny reprit rapidement de l'assurance et l'équilibre, et se mit à faire quelques pas de danse, joyeuse. Je soupirai, soulagé. Elle revint vers moi. « Merci. Tu m’as sauvé la vie. Tu vois que ta transformation en Loup n’a pas que des inconvénients ! »

Je fis la moue. Certes elle avait un peu raison... Me voyant sombre, Destiny posa ses lèvres légèrement sur ma bouche. Je rougis avant de grommeler: « Mouais... si on veut. Tu m'as fichu une de ses peurs! » Destiny allait vers les cheveux, légère. Elle reconnu Prankish (et le cheval l' a reconnu lui aussi) et s'approchait de lui en souriant. Prankish lui caressa le creux du cou de Destiny avec son museau. Ma fiancée riait aux éclats. Je souriai, amusé par la scène et me relevai. Je repris les brides des deux autres chevaux, Destiny étant monté sur l'ancienne bête de charge de mon père [désolé Prankish!].

« J’imagine que tu dois les ramener dans leurs box ? » J'hochai la tête tout en attirant les deux chevaux dans leurs places respectives. « Oui. D'ailleurs je voulais en profiter pour voir cette monture que tu désirais et dont les fils du feu propriétaires voulaient vendre. Saurais-tu où il est? Histoire de... négocier un prix. » Je tournai la tête pour voir sa réaction, pendant que je fermais les box. Destiny écarquillait des yeux de surprise.
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Jeu 27 Déc - 20:50

Peter prit les deux jeunes chevaux par la bride tandis que, allongée sur l'encolure du vieux cheval, je le regardai faire. « J’imagine que tu dois les ramener dans leurs box ? » Il hocha la tête tout en s'échinant à faire rentrer les deux jeunes chevaux dans leurs stalles. Ceux-ci, intrigués par moi, tiraient sur leurs brides dans ma direction. Je riais, faisant à peine broncher ma monture. « Oui. — Peter finit par remettre l'un des deux chevaux dans son box. Amusée, je me redressai, m'asseyant sur le dos de Prankish, comme un vrai chevalier. D'une légère pression des genoux je le fis avancer. De son pas tranquille il rejoignit sa stalle. — D'ailleurs je voulais en profiter pour voir cette monture que tu désirais et dont les fils du feu propriétaires voulaient vendre. Saurais-tu où il est? Histoire de... négocier un prix. » Peter avait fini de remettre les chevaux dans leurs stalles et en fermait les portes. Il s'approcha pour me faire descendre de ma monture et refermer la porte de la stalle du vieux cheval de trait. Je le regardai s'approcher avec de grands yeux de surprise. Il voulait racheter Myrtille !

Je tournai sur moi-même pour faire face à mon fiancé, un immense sourire aux lèvres. J'étais heureuse de pouvoir espérer garder ce cheval ici. Il représentait une très grande partie de mon enfance et j'avais été très triste de savoir que ses propriétaires voulaient le vendre à la prochaine foire de Ipstick. Je me levai avec précaution, debout sur le dos du vieux cheval qui ne broncha pas. Il avait l'habitude de m'avoir dans les pattes. Peter me fixait du regard, se mordant les lèvres de crainte de me voir tomber. Rien que pour l'embêter, je fis semblant de perdre l'équilibre. Il se précipita pour me rattraper mais je m'accrochai à la poutre au-dessus de ma tête. Je m'y perchai en riant tandis qu'il soupirait, râlait contre ma “blague” et refermait la stalle. « Et comment tu vas descendre ? » Son ton était joueur, légèrement moqueur. Je souris, tout aussi joueuse. Je connaissais ces écuries comme ma poche et je savais que les poutres au-dessus des stalles n'étaient pas à une hauteur catastrophique et puis, si je tombai, je savais qu'il y avait des tas de paille pour me réceptionner. « Pas besoin de descendre ! »

Me redressant, assurant mes prises et mon équilibre, j'entrepris de glisser d'une poutre à l'autre, traversant toute l'écurie en survolant les stalles. Finalement j'arrivai au-dessus de la stalle de Myrtille, au fond des écuries, près du matériel qui était entreposé tout au fond. Le grand cheval, frison à la robe isabelle tirant sur le noir, sentant mon odeur qui lui était familière, leva la tête, curieux, regardant dans l'allée Peter qui m'avait suivit d'un regard inquiet. Je me laissai glisser le long de la poutre et atterris doucement sur le dos de Myrtille. Le cheval, rassuré de me voir, retourna manger son foin, farfouillant avec son nez dans la paille. Je souris à Peter qui avait ouvert la porte de la stalle et faisait sortir le grand étalon pour l'examiner et évaluer son état. Toujours perchée sur le dos de Myrtille, je me penchai vers mon fiancé pour lui nouer mes bras autour de cou et y fourrer mon nez tout en me faisant lentement glisser pour descendre du dos de l'étalon.

« Je veux pas qu'il parte... Faut que tu le sauve... » Peter ne répondit pas. Je restai comme ça pendant quelques secondes avant de lâcher mon fiancé et me tourner vers Myrtille. Je pris sa tête entre mes mains, le tenant fermement par son licol. Je posai un baiser sur son nez, lui glissai quelques mots à l'oreille avant de le lâcher et de partir vers le fond des écuries. Je rassemblai toutes les affaires du cheval, lui posai son tapis de selle, sa selle, vérifiai les sangles, lui passait son licol sans lui faire mal et donnai les rênes à Peter. J'entrepris de vérifier un à un l'état des fers. J'avais déjà vu Harry le faire, il m'avait apprit. Ils étaient vieux mais en bon état. Je demanderai à Robyn de les lui changer. Mais ils ferraient l'affaire pour aujourd'hui. Avant que Peter eût le temps de protester et de me retenir, je me hissai en selle et pris, d'autorité, les rênes de ma monture. Je souris à Peter. « Aller monte ! — Mon sourire devint plus taquin — Je te laisserai prendre les rênes et décider de où on va si tu veux. »
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Sam 29 Déc - 17:01

Les deux jeunes chevaux me mettaient bien en peine. Ils étaient intrigués par Destiny sur le dos de Prankish. Celle-ci riait. Je finis par boucler leurs box et soupirai d'épuisement. Je venais de passer une dur journée de boulot. Mes muscles commençaient à gémir. Destiny faisait avancer Prankish dans son box. Tandis que je parlais à cette dernière, je m'approchai de la stalle du vieux cheval de trait et refermai le verrou de la porte. Je sentais le regard surpris de ma fiancée sur moi. Je souris. Je m'apprêtai à l'aider à descendre de sa monture. Prankish était grand. Destiny se tournait vers moi, un immense sourire aux lèvres. Je lui rendis son sourire. Je savais qu'elle adorait la monture qu'elle voulait depuis son enfance. Je voulais le lui offrir comme cadeau de fiançailles. Toutes mes économies y passeront sûrement, mais cela valait le coup.

Destiny se dressait debout sur Prankish qui ne broncha pas. Il portait chaque jour le triple du poids de la jeune fille.Je me mordais la lèvre inférieure, inquiet. Pourvu qu'elle ne tomba pas... Avec un regard espiègle, Destiny fit semblant de tomber. Je me précipitai pour la rattraper, mais elle s'accrocha à la poutre au dessus d'elle, et s'y percha en riant. Je soupirai d'exaspération, avec une moue bougonne. Elle l'a fait exprès pour me ronger les sang. Je grommelai: « Ah ah... Oui très drôle. Bravo! — Je m'éloignai, sortis de la stalle et refermai la porte. — Et comment tu vas descendre ? » Mon ton était sarcastique. Elle sourit. « Pas besoin de descendre ! » me répondit-elle en se redressant. Destiny glissait d'une poutre à l'autre, parcourant toute l'écurie au dessus de ma tête.

Je la suivais du regard, un peu inquiet, marchant tranquillement sur le sol. Destiny, dans les airs, s'arrêta à une stalle au fond des écuries. Tout près, il y avait du matériel de sellerie et autres. Dans la stalle, un grand cheval, à la robe isabelle tirant vers le noir, levait la tête curieux et me regardait. Destiny atterrit délicatement sur le dos de la monture. Le cheval retourna manger son foin tranquillement. Ma fiancée me sourit. C'était le cheval qu'elle voulait. J'ouvris la porte de la stalle et fit sortir l'étalon. Je l'examinai, tournant autour de lui doucement pour ne pas l'effrayer. Il me regardait des ses yeux noirs avec inquiétude. Il avait senti que je n'étais pas un homme normal. J'avais sur la porte de son box écrit à la craie son nom: Myrtille. L'étalon était vieux mais en bonne santé et vigoureux. Destiny se pencha vers moi, m'enlaçant des ses deux bras le cou et fourra son nez dans ma nuque brûlante. Elle descendit de cheval. Je l'aidai en la soutenant. « Je veux pas qu'il parte... Faut que tu le sauve... »

Je ne répondais pas. Ma fiancée restait contre moi quelques secondes avant de retourner voir Myrtille. Je réfléchissais. Elle devait vachement y tenir. J'examinai l'étalon encore. C'était une belle monture. Soudainement je vis les mains de Destiny me tendre des rênes. Elle avait sellé sa future monture et montait déjà dessus. Je sus de suite ce qu'elle voulait faire. J'allais faire une remarque mais elle me prit les rênes avec autorité. Elle me sourit. « Aller monte ! — J'hésitai. Je savais juste monter Prankish, qui est une lourde bête de charge et pas une monture légère comme Myrtille. Destiny se fit taquine. — Je te laisserai prendre les rênes et décider de où on va si tu veux. » J'étais gêné. Je m'approchai de l'étalon et lui flattait l'encolure en souriant, puis relevai la tête vers Destiny. « Je.. Je ne sais pas vraiment monter à cheval — dis-je honteux et désolé. — Je n'ai monté que Prankish, et encore... »
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Sam 29 Déc - 21:37

« Je te laisserai prendre les rênes et décider de où on va si tu veux. » Je pensais qu'il allait accepter, monter immédiatement et m'emmener quelque part. Non. Il eut l'air gêné, s'approchant de Myrtille, lui flattant l'encolure en souriant. Il aimait bien les chevaux, même s'il ne les avait pas souvent côtoyés. Il finit par relever la tête vers moi. Il avait l'air légèrement honteux, désolé. J'étais très sincèrement surprise. « Je.. Je ne sais pas vraiment monter à cheval. Je n'ai monté que Prankish, et encore... » Je me mordis les lèvres. J'avais très envie de faire cette virée à cheval, mais je n'allais pas laisser tomber Peter. Je soupirai en souriant avant de tendre la main à mon fiancé. « Allez, monte. Je vais pas te laisser ici tout seul. » Peter prit ma main et monta en selle, derrière moi. J'avais fait exprès de prendre une selle double, l'une des selles de Myrtille en fait. L'étalon, cheval de trait, était dans la fleur de l'âge, aussi pouvait-il fort bien supporter notre double poids.

Une fois que Peter fut en selle, je fis sortir le cheval des écuries, au pas. Il traversa l'allée principale de son pas tranquille. Nous arrivâmes dehors. Le vent, mordant, me chatouillait les joues, ébouriffant mes cheveux. Je souris. « Bon. On dit rien à personne. De toute façon, depuis la mort de son propriétaire, Myrtille ne sort plus de son box. Il a besoin de faire de l'exercice. » Peter m'embrassa sur la joue et me chuchota quelques mot à l'oreille, me serrant fort contre lui. Je souris, attendrie. L'amour de Peter n'équivaudrait jamais celui de Jack, je le savais et je ne cessai de me le répéter. Je serrai des genoux et Myrtille s'élança au trot. Je le dirigeai vers la route qui serpentait entre les arbres de la forêt, vers le reste du monde.

Arrivés à la sortie du village, je lançai Myrtille au galop. L'étalon, ravi de pouvoir se dégourdir les pattes, détala et fusa entre les arbres. Il s'amusait comme un fou. Je le laissai s'amuser et courir sur un bon kilomètre avant de le ralentir et de le faire reprendre le pas. Il ralentit volontairement, fatigué par sa course. Nous nous étions bien éloignés du village mais j'avais confiance en Myrtille, je savais qu'il saurait nous ramener au village. Je le fis quitter le sentier et s'enfoncer sur les sentiers forestiers. Nous suivîmes le sentiers sur quelques mètres avant de déboucher sur une adorable petite clairière. Myrtille s'arrêta. « Aller, tout le monde descend ! » Sur ce, je me laissai doucement glisser, mettant pied à terre, gardant le cheval par la bride pour que Peter puisse descendre à son tour. Ici, dans la clairière, la forêt vivait à un rythme hivernal. Il n'y avait pas encore de neige, les feuilles mortes craquaient sous les pas. Les oiseaux gazouillaient dans les arbres, le vent était frais. Je lâchai la bride de Myrtille. L'étalon farfouilla parmi les feuilles mortes, à la recherche d'une touffe d'herbe. Je savais qu'il n'allait pas s'éloigner.

Je m'enveloppai dans ma cape, frissonnant légèrement. Je fis quelques pas vers le milieu de la clairière avant de faire volte-face et de faire face à Peter. « Il faut qu'on parle. — Mon ton sérieux et décidé me surprit, je rougis, bafouillant, détournant les yeux. — Enfin... qu'on... qu'on mette au points quelques... détails... Il... il faut surtout que je te parle... » Peter savait très bien de quoi je voulais lui parler. De toute façon il fallait qu'on en parle, que je lui explique.
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Dim 30 Déc - 19:10

Destiny se mordit les lèvres. Elle soupira en souriant. Elle me tendit la main. « Allez, monte. Je vais pas te laisser ici tout seul. » Je lui pris la main et montai en selle derrière elle. J'étais un peu inquiet pour Myrtille. Mais il semblait supporter notre poids. J'aimais les chevaux mais je n'étais qu'un simple bûcheron, aussi je n'ai pas reçus de leçons d'équitation. Destiny fit sortir l'étalon des écuries au pas. Nous fûmes accueilli dehors par le vent glacial. Les cheveux de ma fiancée volaient, me chatouillant le visage. « Bon. On dit rien à personne. De toute façon, depuis la mort de son propriétaire, Myrtille ne sort plus de son box. Il a besoin de faire de l'exercice. »

Je souris et enlaçai son corps pour ne pas tomber. Je lui déposai un baiser sur la joue et lui chuchotai : « Je serais muet comme une pierre, ne t'inquiète pas. » Je la sentis sourire. Je savais que son amour pour Jack était beaucoup plus fort que pour moi. Mais j'osai croire qu'elle m’appréciait et c'était en bonne voie...
D'une pression de genoux, Destiny fit mettre au trot l'étalon. Je serrai un peu plus ma fiancée. Vaut mieux ne pas tomber. Nous allâmes vers la forêt. A la sortie du village, le cheval se mit à galoper sur ordre de sa jeune cavalière. Je faillis lâcher prise et tomber. Je poussai un cri de surprise. Destiny rit. Myrtille zigzaguait entre les troncs des arbres. Je finis par me détendre sur selle au bout de quelques secondes, m'étant habituer au cahot. Je soupirai en riant, sentant le vent contre mon visage. C'était comme un goût de liberté. Presque comme ce que je ressentais en étant Loup lors des pleines lunes.

Destiny le fit revenir au pas. Mon sentiment d'euphorie retombait peu à peu. Je regardai autour de nous. Nous nous étions enfoncé profondément dans la forêt. Nous quittâmes le sentier et débouchâmes sur une petite clairière. L'étalon s'arrêta. « Aller, tout le monde descend ! » J'étais curieux. Pourquoi cette ballade? Certes s'était très... revitalisant mais je ne comprenais pas pourquoi on était là. Destiny glissait à terre. Elle gardait les bribes dans sa main pour me permettre de descendre. Je lui souris et sautai gauchement sur le sol. J'examinai l'endroit où nous avions atterrit. Les feuilles craquaient sous nos pas. Quelques oiseaux chantaient. L'hiver venait.

Ma fiancée relâchait le cheval. Celui-ci farfouillait les feuilles, histoire de trouver de l'herbe. Destiny frissonnait, et s'enveloppait dans sa cape brune. Je la regardai s'avancer dans la clairière. Je resserrai les pans de mon manteau. De la fumée blanche sortait de mes lèvres. Destiny faisait volte-face. Son air était sérieux. Je m'approchai d'elle, les bras croisés sur ma poitrine. « Il faut qu'on parle. — Son ton était grave, sérieux. Je fronçai les sourcils. Elle rougit et bafouilla: — Enfin... qu'on... qu'on mette au points quelques... détails... Il... il faut surtout que je te parle... » Je soupirai. Je comprenais de quoi elle voulait parler. Les fiançailles... Le mariage... Je baissai la tête et raclai les feuilles de mon pied gauche, puis regardai face à face Destiny. Je fis quelques pas pour me mettre devant elle. « De quoi veut-tu que l'on parle? Du... mariage et... — je fis une pose cherchant mes mots. — ... du futur. »

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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Mer 2 Jan - 0:16

« De quoi veut-tu que l'on parle? Du... mariage et... du futur. » Je baissai les yeux. Le futur, voilà ce qui m'effrayait dans cette histoire de mariage. Je soupirai, m'entortillant encore plus dans ma cape, comme si je voulais disparaître. Je me tournai, refusant d'affronter le regard de mon fiancé. Je passai ma vie à fuir, je le savais mais je n'avais pas le courage de l'assumer. Par contre, pour ce qui était de savoir ce que je voulais, c'était une autre histoire. Je relevai la tête, regardant les arbres devant moi. L'un d'entre eux, un jeune coudrier, était entrelacé de chèvrefeuille en fleur. Les petites fleurs, fragiles et blanches, résistaient à la froideur glacée de l'hiver. Elles étaient si petites, si fragiles, si blanches... et si odorantes. Je fis quelques pas en avant et tendit le bras, effleurant quelques fleurs du bout des doigts.

« Tu n'es pas sans savoir que, depuis toujours, je suis amoureuse de Jack. Et encore, le mot est faible... — Je cueillis une petite fleur du bout des doigts. Si blanche, si résistante et pourtant si fragile. — Je sais que, depuis qu'on s'est fiancés et que les gens qu'on connaît sont au courant, vous vous demandez tous, et toi en premier, pourquoi toi et pas Jack... — Je refermai la main sur la fleur. Si elle était si résistante que ça... — Jack représente tout pour moi. C'est dur pour toi de m'entendre te le dire mais il le faut. Je ne sais pas pourquoi je suis autant attachée à Jack, c'est quelque chose que je ne peux pas m'expliquer. C'est presque... animal. Et pourtant... — J'ouvris la main. La petite fleur était toute écrabouillée. Si belle, si blanche, à l'apparence si résistante et pourtant tellement fragile. — Et pourtant je ne suis pas heureuse. Pas complètement. » Je me tournai lentement vers Peter, la main ouverte, la petite fleur flétrie au creux de ma paume. Je la tendis vers mon fiancé.

La voilà ma vie. Résumée à cette petite fleur de chèvrefeuille. Ma vie, je l'avais arrachée à ma mère et je n'avais de cesse de me battre pour la conserver. Tout comme j'avais cueillie cette petite fleur de sa tige et qu'elle luttait pour ne pas mourir. J'avais l'air sûre de moi, déterminée à salir le nom de ma famille, à me compromettre avec Jack. Tout comme cette fleur de chèvrefeuille avait l'air résistante. Pourtant j'étais détruite de l'intérieur. On m'avait arrachée à une mère de substitut, j'avais été dénigrée par un père qui me haïssait plus que tout, mes frères s'étaient déchirés l'un contre l'autre par ma faute. Et tout m'était retombé dessus. Tout comme cette fleur était en fait terriblement fragile. J'avais perdu ma virginité à l'âge de treize ans, violée, souillée à jamais. On m'avait volé ma blancheur.

« Tu vois cette fleur ? Je suis pareille. J'ai beau avoir l'air d'être heureuse avec Jack, je ne le suis pas. J'ai beau faire comme si je n'étais pas touchée par les mots de mes frères, par les rumeurs, par la déchéance de... l'Autre, je suis effondrée de l'intérieur. — Je basculai la main pour faire tomber la fleur. — J'aimerai toujours Jack, il sera toujours mon premier et véritable amour. Pourtant j'ai besoin de toi. Si j'ai décidé de t'épouser c'est parce que je t'aime. Pas de la même façon. Jack je l'aime d'une façon presque animale. Je sais qu'il m'aime de la même façon, je lui appartiens et ce pour toujours. Mais... — Je refermai la main, la ramenai contre ma poitrine, comme pour me protéger. — Il ne m'écoute pas. Il ne me donne pas l'affection dont j'ai besoin. — Une larme roula sur ma joue. Je rêvai du jours où j'arrêterai de pleurer définitivement. — Si je suis comme ça, c'est parce que j'ai besoin de tendresse. »

Peter s'approcha de moi et me prit dans ses bras. Je m'y réfugiai volontiers. J'avais besoin de lui dire tout ça, de lui dire le fond de mon cœur. Personne ne m'écoutait, personne ne voulait m'écouter. « Si j'ai voulu t'épouser et vivre avec toi c'est parce que je sais que toi tu m'apporteras cette tendresse dont j'ai besoin. » Sans qu'il s'y attende je l'embrassai. Jusqu'à présent, je l'avais juste embrassé chastement, comme une petite fille, sans vraiment lui donner l'espoir de pouvoir, un jour, me conquérir. Cette fois-ci je l'embrassai de façon plus franche, plus amoureuse. Il fut d'abord surpris mais il me rendit mon baiser avec une fougue et une passion qui auraient pu me faire peur dans un autre contexte.
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Jeu 3 Jan - 21:17

Destiny soupirait se tournait, fuyant mon regard. Je me rapprochai un peu plus, de plus en plus inquiet. Elle regarda les arbres en particulier un coudrier sur lequel était entrelacé un chèvrefeuille. Ma fiancée touchait les fleurs blanches et odorantes. Je frissonnai sous mon manteau. Je n'aimai guère son silence. C'était oppressant. Destiny cueillit une fleur de chèvrefeuille et la tripotait entre ses doigts fins. « Tu n'es pas sans savoir que, depuis toujours, je suis amoureuse de Jack. Et encore, le mot est faible... — J'eus une grimace au nom de Jack. Je le savais mais cela ne changeait rien mon amour pour elle. Je m'avançai doucement près d'elle. — Je sais que, depuis qu'on s'est fiancés et que les gens qu'on connaît sont au courant, vous vous demandez tous, et toi en premier, pourquoi toi et pas Jack... — Je baissai la tête et soupirai. Il est vrai que depuis que je lui ai demandé dans la tour du village si elle voulait m'épouser, je me posai cette question. — Jack représente tout pour moi. C'est dur pour toi de m'entendre te le dire mais il le faut. Je ne sais pas pourquoi je suis autant attachée à Jack, c'est quelque chose que je ne peux pas m'expliquer. C'est presque... animal. Et pourtant...Et pourtant je ne suis pas heureuse. Pas complètement. »

Elle se retournait vers moi et me tendit la petite fleur blanche de chèvrefeuille. Celle-ci était toute flétrie. Je la fixai. La fleur était très belle et résistance sur son plant mais elle était aussi fragile. Cette fleur, son odeur était la même que celle de mon aimée. Cette fleur était comme elle. J'eus un serrement au cœur. Je finis par relever la tête, plein de compassion pour Destiny. Même si elle aimait passionnément Jack, elle n'était pas heureuse. Il est vrai qu'il était... enfin. Elle avait perdu sa mère, ne l'ayant jamais connu d'ailleurs, son père la dénigrait et ses frères s'entendaient comme chats et chiens à cause de son histoire avec Williams.

« Tu vois cette fleur ? Je suis pareille. J'ai beau avoir l'air d'être heureuse avec Jack, je ne le suis pas. J'ai beau faire comme si je n'étais pas touchée par les mots de mes frères, par les rumeurs, par la déchéance de... l'Autre, je suis effondrée de l'intérieur. » La fleur flétrie tombait sur le sol. J'hochais la tête. « Je sais... » C'était un murmure contrit de compassion. Je lui fis un maigre sourire pour tenter de la réconforter. « J'aimerai toujours Jack, il sera toujours mon premier et véritable amour. Pourtant j'ai besoin de toi. Si j'ai décidé de t'épouser c'est parce que je t'aime. — Je me figeais. Mon cœur ratait un battement. — Pas de la même façon. Jack je l'aime d'une façon presque animale. Je sais qu'il m'aime de la même façon, je lui appartiens et ce pour toujours. Mais... — Destiny se repliait sur elle même. J'eus une mine inquiète. — Il ne m'écoute pas. Il ne me donne pas l'affection dont j'ai besoin. — Je fis la moue. Jack n'était ni le Bon Samaritain, ni un exemple de bonté (même de sainteté). Qu'il ne fasse pas preuve d'affection ni d'écoute. Je le connaissais assez lors de notre lien/collaboration forcé. Il m'avait mordu. Je passai ma main sur ma cicatrice machinalement. Une larme coulait sur la joue de ma fiancée. — Si je suis comme ça, c'est parce que j'ai besoin de tendresse. »

Destiny allait fondre en larmes. Elle était fragile, si fragile. Je l'enlaçai, et posai un baiser sur ses cheveux blonds cendrés. Destiny se blottissait dans mes bras. Elle en avait lourd sur le cœur. J’acceptai d'être son confident, son appui quand elle sera faible. « Si j'ai voulu t'épouser et vivre avec toi c'est parce que je sais que toi tu m'apporteras cette tendresse dont j'ai besoin. » Je déserrai mon étreinte et la regardai droit dans les yeux. « Je serais toujours là pour toi, Destiny. Jusqu'à la mort... » Sans que j'eus le temps de réagir, Destiny m'embrassait. Je fus surpris. Son baiser n'était pas comme les autres. Plus amoureux. Je savourais ce baiser que je convoitait depuis longtemps. Je lui rendais son baiser avec fouge et passion. Je l'aimais. Elle m'avait ravi mon cœur à jamais. Ma ravissante et délicate voleuse...
Je passai ma main dans ses cheveux blonds et enfuis mon nez dans son cou. J'humais son parfum délicat de chèvrefeuille, de cannelle et lys. Je glissai à son oreille: « Mon cœur est à toi... »
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Mar 15 Jan - 18:35

Il rompit le baiser, passa sa main dans mes cheveux avant d'enfouir son nez dans mon cou, inspirant profondément. Il me glissa quelques mots à l'oreille, me frôlant du bout de ses lèvres, me faisant frémir. « Mon cœur est à toi... » Je ne répondis pas, soudainement terrorisée. Je 'étais habituée à ce que Jack me murmure des mots à l'oreille de cette façon, habituée à ce qu'il me dévore littéralement d'une façon effrénée et passionnée. Mais dès que c'était un autre que Jack... Je perdais tous mes moyens et faisais une crise de panique. Peter avait déjà essayé suffisamment de fois pour que je m'en rende compte. De toute façon, d'une règle générale, j'étais très rapidement terrorisée lorsqu'il s'agissait d'une quelconque forme d'intimité avec un homme autre que Jack.

Peter me serra dans ses bras d'une façon purement compatissante, sans même penser à mal. Mais ces quelques mots glissés à mon oreille, ce contact furtif et pourtant terriblement sensuel, suffirent à me terroriser. Je fus prise de sueurs froides, commençant à trembler légèrement de façon incontrôlable. Je me dégageai de l'étreinte de Peter pour reculer vivement de quelques pas. Peter parut surpris mais ne fit aucun commentaire, me regardant avec de grands yeux surpris. Je portai ma main à mes lèvres, tremblante. Mon fiancé fit mine de vouloir me réconforter, je l'arrêtai immédiatement d'un petit geste tremblant. « N... non... Ça va aller... — Je pris une profonde inspiration et m'efforçai de me calmer. Je savais que ce n'était pas très efficace mais, au moins, ça me permettait de retrouver un semblant d'assurance. — Ça va... » Je fis quelques pas pour me calmer, arrêter de trembler. Inutile mais ça me permettait d'évacuer ma nervosité. J'arrachai une poignée de fleurs de chèvrefeuille d'un geste rageur avant de les serrer dans ma main, jusqu'à m'en blanchir les articulations. Cette colère intérieure était inconnue à Peter, je le savais. Il m'avait toujours connue douce, souriante, joyeuse... Je jetai les fleurs désormais en piteux état avant de ralentir mon pas, me calmant peut à petit.

« Je suis désolée mais ça risque de se reproduire. Et plusieurs fois. Tu risques de devoir t'y habituer. — J'eus un rire sombre. Ça me pourrissait la vie. Même avec Jack c'était difficile, et pourtant il était celui avec qui ça allait le mieux... Mais le moindre geste, la moindre brusquerie, le moindre mot pouvait me plonger dans une peur panique et incontrôlable. Je soupirai. — Je t'ai expliqué pourquoi je veux t'épouser. Et puis... maintenant que je sais pourquoi Harry a annulé nos premières fiançailles et comment il t'a tourné le dos... Je ne vais pas te laisser tomber, tu peux avoir confiance en moi. Je te protègerai. » Je posai les yeux sur Peter. Il avait l'air perdu. Je m'arrêtai pour lui faire face. « Harry m'a tout raconté. Après que tu m'aies révélé ce qu'il s'était passé, je suis allée voir mon frère et il n'a pas eu d'autre choix que de me dire la vérité. Rassure toi, je ne te trahirai pas. Jamais. »

Je m'aperçus que je tremblai toujours, aussi me remis-je à marcher doucement, jouant avec une brindille que j'avais cueillie sur le jeune coudrier. Je pensai. Le futur... Chose à laquelle chaque personne, chaque couple rêve. Je n'avais jamais imaginé mon futur. Peut être parce qu'on m'avait toujours brisée dans le moindre élan que je tentai de prendre, peut être parce qu'on avait toujours dénigrée. Qu'importe. Le futur. Voilà que Peter s'y projetait, lui. Qu'il espérait quelque chose de ces fiançailles informelles. Robyn, Erika et Annabelle étaient les seuls au courant. J'étais bien incapable de m'imaginer un futur avec Peter. Avec qui que ce soit d'ailleurs. J'entrepris de répondre. « Maintenant qu'on est... fiancés, je suppose que tu vas vouloir qu'on parle de... ce futur qu'on va devoir construire ensemble... »
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Ven 1 Fév - 19:45

Je serai Destiny entre mes bras, doucement. J'étais réconforté. Elle m'aimait de tendresse certes pas comme Jack, qui est et restera son grand amour, mais elle m'aimait. Soudainement je sentis mon aimée tremble contre moi. Destiny se dégagea vivement de mon étreinte, la main sur ses lèvres, l'air affolée. J'étais certes un peu surpris, mais je ressentai un malaise profond en elle. Chaque fois que je montre mon désir elle prend peur, et ce qui m'inquiète est que je ne sais pas pourquoi. Je n'ai jamais su pourquoi. Elle me cache quelque chose je le sais, je le sens...

Destiny tremblait encore. Je m'approchai pour la réconforter mais elle m'interrompit immédiatement d'un geste de la main. Je fronçai les sourcils. Elle tenta de me rassurer mais je voyais bien qu'elle était encore sous un choc. Destiny fit quelques pas. Je la suivais des yeux, ne bougeant pas. De la buée blanche sortait de nos lèvres. Je resserais les pans de mon manteau. Destiny arracha brusquement des fleurs de chèvrefeuilles et les broya dans sa main, d'un geste rageur. Je fus surpris. Je ne l'avais jamais vu dans un tel état. Les pétales blanches froissées tombèrent sur le sol et Destiny s'arrêta.

« Je suis désolée mais ça risque de se reproduire. Et plusieurs fois. Tu risques de devoir t'y habituer. — Elle riait sombrement. Je devrais m'y habituer avec le temps à ses sautes d'humeur. Elle soupirait. — Je t'ai expliqué pourquoi je veux t'épouser. Et puis... maintenant que je sais pourquoi Harry a annulé nos premières fiançailles et comment il t'a tourné le dos... Je ne vais pas te laisser tomber, tu peux avoir confiance en moi. Je te protègerai. » Harry lui avait appris pourquoi il avait rompu nos premières fiançailles. Parce que j'étais un Loup m'avait-il dit séchement il y a un an. Destiny me fixait. J'étais perdu, entraîné dans cette vie que je n'aurais jamais imaginer avant cette fatale lune de sang. Ma fiancée se retournait vers moi. « Harry m'a tout raconté. Après que tu m'aies révélé ce qu'il s'était passé, je suis allée voir mon frère et il n'a pas eu d'autre choix que de me dire la vérité. Rassure toi, je ne te trahirai pas. Jamais. » Bizarrement je la crus, je lui faisais confiance. Je l'aimais. « Je... suis désolé de ne pas t'avoir dit tout de suite la vérité, c'était que... je... Je me méfiais. Durant un an... Enfin bon. — Je soupirai. Puis fis quelque pas vers Destiny. — Je te fais confiance, je t'ai toujours fais confiance même avant que j'ai... des sentiments pour toi... Quand on était petits. Tu le sais... »

Destiny recommençait à marcher, jouant avec une branche de coudrier. Je la suivais doucement. Elle était songeuse. Je me rendis compte que mes mains me tiraillaient. Des crevasses commençaient à se former sur ma peau gerçée. Je grimaçai légèrement. Ce n'était pas trop grave mais il me fallait soigner ceci pour travailler demain. Je me mis à songer à nos fiançailles. Seuls étaient au courrant ma soeur, Annabelle, Robyn, Erika, Harry et... Hannah. En repensant à cette dernière mon coeur se serra. Je lui avais fait beaucoup de peine... Je m'en voulais. J'essayerai de renouer nos liens d'amitié. C'est une amie chère mais pas celle de Destiny. Celle-ci se retournait. « Maintenant qu'on est... fiancés, je suppose que tu vas vouloir qu'on parle de... ce futur qu'on va devoir construire ensemble... »
Le futur... Ce futur de notre futur couple. Je sentais Destiny mal à l'aise. Je sais qu'elle n'avait guère envisager son avenir. Je m'approchai près d'elle et lui posais ma main sur son épaule. « Destiny... Ce futur... Il faut qu'on le décide ensemble. Que l'on soit sur un accord commun. Tu comprends? — Elle ne disait rien. — Il est vrai que j'ai pour projet celui de tout homme; fonder une famille mais... Nous sommes jeunes, Destiny. Nous avons tout le temps pour en discuter. Je te laisse le temps qu'il te faudra pour notre futur. Promis. »
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Lun 4 Fév - 10:51

Il esquissa un mouvement pour s’approcher de moi. Je ne me sauvais pas. Mon cœur battait, je n’y étais pour rien, mais je ne me sauvais pas. Rassuré et encouragé par ce semblant de docilité, Peter s’approcha de moi et posa sa main sur mon épaule. Je gardai les yeux baissés sur la brindille que je tournai dans mes mains, fascinée par ce bout de bois. « Destiny... Ce futur... Il faut qu'on le décide ensemble. Que l'on soit sur un accord commun. Tu comprends ? — Je ne répondis pas. Bien sûr que je comprenais. Enfin non. Je ne comprenais pas. Pourquoi ? hein, pourquoi ? Pourquoi fallait-il choisir ? Pourquoi fallait-il tout programmer à l’avance ? Pourquoi fallait-il décider, à l’avance, de la vie que l’on allait mener ? Certes, j’allais vivre avec Peter. Certes, j’allais partager ma vie avec lui. Certes, nous allions partager le même futur. Mais ce n’était pas une raison pour que je doive tout programmer à l’avance. J’étais comme ça. Incapable de réfléchir à la portée, aux conséquences de mes actes. À quoi bon ? — Il est vrai que j'ai pour projet celui de tout homme : fonder une famille mais... Nous sommes jeunes, Destiny. Nous avons tout le temps pour en discuter. Je te laisse le temps qu'il te faudra pour notre futur. Promis. » Je reculai vivement. Fonder une famille. Voilà la chose qui m’effrayait. Il me promettait de me laisser le temps. Le ferrait-il réellement ? J’en doutais. Je voyais bien dans ses yeux une lueur d’envie, de désir. Ils avaient tous cette envie de vivre, ce désir violent de transmettre la vie, de continuer à vivre. Non pas que cela me révolte, me dégoûte. Moi aussi je voulais vivre. Moi plus que les autres. Mais ce qui me révoltait, ce qui me faisait hurler, c’était ce désir de faire comme les autres. De transmettre la vie, d’avoir des enfants. Je ne voulais pas. Peut être qu’un jour, oui, quand j’aurais fini par me soumettre à cette volonté, quand j’aurais apprivoisé ma peur. Mais pas avant. Surtout pas. Parce que sinon ça ne ferrait qu’empirer.

Je fis quelques pas, réfléchissant. Marcher m’aidait à réfléchir. Je ne tenais pas en place. Je cassai ma brindille en deux. Puis de nouveau en deux. Et en deux. Au bout de quelques minutes je laissais tomber les petits bouts de bois, les faisant tomber un à un par terre. Évoquer un futur possible me rendait nerveuse. Toujours. Ce n’était pas parce que c’était Peter. Même lorsque, avec Jack, j’osai penser à un futur possible, j’avais peur, j’étais nerveuse. « Je ne suis plus une enfant. » Comment me croire lorsque je disais ça avec si peu de conviction ? En étais-je moi-même convaincue ? Je n’en étais pas sûre. Je n’étais même pas sûre de vouloir, un jour, grandir. J’aurais voulu rester la petite Destiny, la petite fille que j’étais, avant mes treize ans. À cette époque, je ne me souciais de rien, je vivais. Mes chagrins étaient réels, c’étaient de vrais chagrins d’enfant. Mes joies étaient simples, je trouvais le bonheur dans la moindre chose. Mon frère Harry s’occupait de moi, il consolait mes chagrins, me rassurait lorsque j’avais fait un cauchemar, il partageait mes joies. La mère de Jack s’occupait de moi aussi. Seul Robyn m’en voulait, mais c’était un jeu. Je prenais ça comme un jeu. Tout n’était que jeu à l’époque. Je ne comprenais pas pourquoi ce père me haïssait, me frappait. Je commençai à peine à répondre, à m’affirmer, à essayer de lui faire comprendre que je n’avais rien fait. Comment l’aurais-je pu puisque je n’étais qu’une enfant ?

« Je ne suis plus une enfant. » Non. Je ne l’étais plus. Plus depuis mes treize ans. J’avais tout perdu. Mon innocence, mon enfance, ma pureté. J’avais tout perdu. Depuis ce jour, j’avais compris. J’avais compris que le monde n’est pas aussi beau que ce que je croyais. Je compris ce que mon père me reprochait. Je ne m’en défendais qu’avec plus de véhémence. « Je suis désolée. Je ne veux pas me projeter dans un futur. Quel qu’il soit. Et puis… en ce qui concerne cette envie de… fonder une famille… Je ne veux pas. »
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Mar 26 Fév - 22:17

Pendant que je parlais Destiny semblait réfléchir. De notre future? Personnellement, j'en doutais. Lorsque j'énonçai ma promesse elle se recula vivement. Je sentais comme une... peur en elle. Une peur indéfinissable et que je ne comprenais pas. Doutait-elle de ma parole? Je soupirai. Pourquoi la vie était si compliquée? La frustration me gagnait. Je voulais comprendre pourquoi Destiny me fuyait à chaque moindre geste de désir de moi pour elle. Je fixai ma fiancée. Non elle n'est pas comme toutes les autres filles. C'est sûrement cette différence qui m'a plu chez elle. Rebelle... D'autres que moi l'auraient abandonné pour cet envie d’un-conformité. J'étais dans le brouillard total. J'étais perdu. J'acceptai de me perdre encore et encore dans ce compliqué labyrinthe jusqu'à enfin voir la sortie. Mais combien de jours, de mois ou d'années allais-je attendre? Je n'en savais rien. Oh Dieu je ne suis qu'un simple mortel!

Destiny marchait. Moi je restais là, planté comme un imbécile dans le froid. Mon corps ne frissonnait presque plus, habitué à la température ambiante. Je fixai mes pieds et le sol couvert de feuilles mortes en décomposition. J'entendis un craquement. Je relève la tête. C'était Destiny qui jouait avec une branche en la cassant, la cassant, la re-cassant... Je fis quelques pas avec de m'asseoir sur une souche d'arbre avant de croiser mes mains et fixer les bois alentours. Le futur... Une chose tellement abstraite. Avant je croyais que j'avais le temps devant moi, j'étais jeune, fiancé avec la fille que j'aimais... Malgré la mort de ma mère et la descente vers l'alcool de mon père, j'en était arrivé à être heureux avec Annabelle, ma tendre petite sœur. Nous n'étions que très rarement à la maison. Père me reconnaissait comme son fils aîné. Mon meilleur ami allait devenir mon beau-frère. Que dire de maintenant. En une seule nuit, à cause d'une simple morsure, toutes mes illusions se sont écroulées. J'avais tout perdu. Mes rêves, ma famille, mes amis, Destiny... Pendant un an j'avais connu la vraie Peur. La peur de mourir, de la douleur, d'être repéré... Je survivais seul dans la forêt. Jack ne fut pas un très bon tuteur et pour cause on a jamais pus se blairer. Je me détestais. Je me déteste toujours. J'étais devenu un monstre sanguinaire. Je tue pour mon bon plaisir, je ruine des vies entières comme on a ruiné la mienne. Par une simple morsure. « Je ne suis plus une enfant. » Brisant mes pensées, je relevai la tête vers Destiny. « Hein?» A quoi pensait-elle? Du passé? Avoir des enfants c'est juste... pour sentir... que je pouvais faire quelque chose de bien encore autours de moi. Pour exister, survivre...

« Je suis désolée. Je ne veux pas me projeter dans un futur. Quel qu’il soit. Et puis… en ce qui concerne cette envie de… fonder une famille… Je ne veux pas. »
Destiny s'était avancée vers moi. J'eus un serrement au cœur. C'était ce que je craignais. « D'accord. Je... comprends. — Je relevais la tête vers ma fiancée. — Cela me fait... peur à moi aussi. On est jamais certain de jour suivant... »
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Dim 10 Mar - 18:36

« D'accord. Je... comprends. Cela me fait... peur à moi aussi. On est jamais certain de jour suivant... » Peter, qui s'était assis, releva la tête. Il avait l'air peiné pour une raison que je comprenais bien. Il voulait une famille, sa famille. Moi aussi, après tout, je voulais une famille dans laquelle je me sentirai aimée et en sécurité. Mais je n'étais pas prête à la fonder. Il allait déjà me falloir apprendre à vivre avec Peter, et ça, ce n'était pas gagné. Mais j'avais promis à Robyn de faire de mon mieux, je devais tenir ma promesse. « Peter... — Je m'approchai de lui à petits pas hésitants. Je ne savais pas comment m'y prendre. Peut-être avais-je peur ? J'avais toujours été avec Jack, habituée à ses manières rudes à ne le voir jamais m'exprimer son amour. Alors j'étais perdue avec Peter. — Je... J'ai dû mal m'exprimer... J'ai peur. J'ai peur de ce que le futur me réserve. J'ai envie d'avoir une... famille, mais je ne saurais pas m'y habituer... Il me faudra du temps... »

Je me tus. Je ne savais pas quoi ajouter, ni même comment m'exprimer. Peter sentit toutefois que j'étais sincère, maladroite mais sincère. Je ne voulais pas le peiner, je voulais qu'il sache qu'il pouvait toujours avoir l'espoir de fonder une famille avec moi. Même s'il allait me falloir du temps. Peter me prit doucement la main avant de se lever. Je baissais les yeux. Je n'étais pas habituée à montrer mes sentiments, à les exprimer, Jack ne voulait jamais que je parle de ce que je ressentais pour lui car c'était normal. Peter serra ma main avant de m'embrasser sur le front, je fermai les yeux. Je n'avais pas à avoir peur, Peter ne me ferrait aucun mal, j'étais en sécurité avec lui. Il me prit dans ses bras afin de me réconforter. Je me laissai faire, me serrant contre lui, enfouissant mon visage dans son cou. Je n'avais pas à avoir peur. J'étais en sécurité. Peter ne me ferrait aucun mal. Je devais juste apprendre à le connaître.

Je finis par rouvrir les yeux, relevant la tête. Je me raidis immédiatement. Peter, inquiet, me relâcha. Je devais avoir l'air paniquée pour qu'il s'inquiète autant. Il me demanda doucement ce qu'il m'arrivait. J'avais la gorge sèche, le regard rivé sur l'horizon. « Il... Il... La nuit... La nuit arrive... » Il se tourna, regardant l'horizon à son tour. Je me forçai à avaler ma salive, à me décontracter. Impossible. Ce fut en tremblant que je retournai auprès de Myrtille qui broutait sagement. Peter m'aida à monter en selle avant de monter derrière moi. Mes mains tremblaient, j'étais incapable de tenir les rênes correctement. « Tu vas devoir nous ramener... » Peter prit les rênes tandis que je me recroquevillai contre lui. À chaque fois que je voyais le soir tomber, le soleil se coucher, j'étais en proie à une terrible crise d'angoisse. Cette crise était moindre si j'étais chez moi ou chez quelqu'un que je connaissais. À chaque fois j'avais l'impression d'être dans cette cave humide, je me sentais enfermée. Je ne voyais plus le soleil se coucher, incendiant l'horizon, je voyais la faible lumière d'une chandelle dans une lanterne. J'étais comme paralysée.

Myrtille nous ramena tranquillement jusqu'au village, me berçant de son pas tranquille. J'aurais pu finir par m'endormir si je n'avais pas été autant terrifiée par la nuit qui tombait. Assise en amazone, recroquevillée contre Peter qui me tenait d'une main par la taille tout en tenant les rênes de l'autre. Myrtille connaissait le chemin du retour aussi Peter était-il plutôt confiant. Finalement, nous arrivâmes aux écuries en même temps que la nuit tombait sur le village. Myrtille entra dans les écuries avant de s'arrêter en piaffant pour que nous puissions descendre. Peter descendit avant de m'aider à descendre, me prenant dans ses bras. Je tremblai. Il conduisit Myrtille dans son box avec moi sur les talons, le suivant de très près. Il dessella Myrtille et la nettoya. Je restai collée au mur, tremblante. Finalement Peter s'approcha de moi et me prit dans ses bras pour me réconforter. Je me serrai contre lui, terrorisée. Les écuries étaient loin de chez moi, beaucoup trop loin pour que je puisse rentrer. J'étais coincée ici.
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Ven 22 Mar - 21:00

« Peter... — Je tournais la tête vers ma future. Destiny s'approchait, hésitante. Je la sentais intimidée, perdue. Je le fixai avec attention. Elle commença à bafouiller quelques mots. — Je... J'ai dû mal m'exprimer... J'ai peur. J'ai peur de ce que le futur me réserve. J'ai envie d'avoir une... famille, mais je ne saurais pas m'y habituer... Il me faudra du temps... » Elle s'arrêta, ne sachant vraisemblement plus quoi me dire. Ses paroles me touchèrent. Je la savais sincère malgré sa maladresse. Je lui souris légèrement avant de lui prendre la main tout en me levant de ma souche d'arbre. Destiny baissait les yeux, embarrassée. Je fis une légère pression à sa main pour la rassurer, avant de lui déposer un baiser sur le front. Elle ferma les yeux. Je l'enserrai de mes bras, en signe de réconfort. Destiny se blottit contre moi, confiante, son nez frais chatouillant mon cou. Jamais je ne lui ferais du mal. Jamais. Nous restâmes un long moment ainsi, enlacés. Le froid ne m'atteignait plus. Je m'ennivrai du parfum des cheveux de Destiny, les yeux fermés. Je me surpris à espérer que le temps s'arrêterait là, tout d'un coup.

Destiny releva la tête puis soudainement se raidir. J'ouvrais mes yeux avant de la lâcher. J'étais inquiet. Destiny avait l'air complétement paniquée. « Destiny... Qu'est-ce qui ne va pas? Réponds moi s'il te plait. » Ma voix était douce. Je ne voulais pas qu'elle panique encore plus. Ma fiancée fixai avec presque horreur l'horizon. Elle bafouilla, affolée: « Il... Il... La nuit... La nuit arrive... » La nuit? Je me tournai, observant les alentours. En effet le jour commençait à s'éteindre. Destiny était nerveuse. Elle se dirigeait vers l'étalon, qui continuait de brouter tranquillement. Je la suivis et l'aida à monter sur Myrtille. Elle tremblait comme une feuille. Sa monture sentit immédiatement l'angoisse de sa jeune cavalière. Je la rassurai avant de m'installer derrière Destiny. Je vis ses mains trembler sur les rênes. Elle était incapable te les tenir. Elle se tourna vers moi. « Tu vas devoir nous ramener... » Je lui souris pour essayer de la calmer avant de prendre les rênes. Destiny se recroquivilla contre moi. Je n'aimais pas quand elle était comme ça. Je ne savais pas quoi faire d'autre que de la rassurer. A chaque fois que la nuit tombait, Destiny faisait une crise d'angoise. Et cela depuis quelques années. Petite, elle n'en avait pas peur. Qu'est-ce qui a bien pu la terrifier ainsi?

Je n’arrêtai pas de me questionner sur tout le chemin du retour. Myrtille avançait à un pas tranquille, connaissant le parcours jusqu’aux écuries (en quoi je la remerciai vu mon expérience en équitation). Destiny était lovée contre moi, silencieuse. Ma main gauche la tenait par la taille tandis que je guidai Myrtille de la main droite. Lorsque nous arrivâmes aux écuries, la nuit commençait à tomber. Je sautai maladroitement du dos de la monture avant d’aider Destiny à descendre. Elle tremblait encore. Je repris les rênes de Myrtille et la conduisis vers sa stalle, Destiny me suivant de très près. Après avoir desseller et nettoyer Myrtille, je me rapprochai de ma future promise qui tremblait. Je la repris dans mes bras pour la rassurer. Elle s’accrochait à moi comme un noyé à une prise. Je regardais dehors. Il faisait sombre mais on verrait encore clair pendant une demi heure environ. Une demi heure avant qu’il fasse nuit noire. La maison du forgeron était trop loin pour y être avant la nuit et je doutai que Destiny voulut courir. Je l’observais et réfléchissais. On était pas si loin des bois (et donc de ma cahute). Je desserrai mon étreinte avant de la regarder doit dans les yeux. « Je peux te raccompagner chez toi si tu veux…— Elle me lança un regard plein d’angoisse que je pris pitié. — ... ou on peut aller chez moi, attendre le matin pour que tu puisse repartir sans crainte. D’accords ? » Destiny me fit un pâle sourire avant de se re-agripper à mon manteau. Je soupire. « Bon. On y va alors. Prends ma main et ne la lâche surtout pas ! » lui conseillai-je malgré qu’elle soit trop terrifiée pour me quitter une seule seconde. Elle hocha la tête. Nous sortîmes des écuries.

J’avançais par grandes enjambées. J’entendais Destiny me suivre au pas de course. Elle serrait ma main à la broyer entièrement tellement elle était paniquée par ces ténèbres qui commençaient à nous envelopper. Nous traversâmes la forêt par des chemins assez sinueux (je ne voulais pas que l’on puise me retrouver facilement si jamais j’étais repéré). Je vis la masure en bois à quelques mètres. Il faisait sombre. Destiny gémit. Je la rassurais par une pression de mains. « On est arrivés Destiny. Ne t’inquiète pas. Il y a juste quelques pas à faire. » J’ouvrais la porte de ma (très) modeste demeure avant d’entrer. Destiny me suivit en tremblait. Dans la cheminé, quelques cendres rougeoyaient encore. Je lâchais la main de Destiny pour y remettre des bûches et attiser le feu. Une formidable flambée illumina les murs de bois. Destiny semblait plus soulagée par cette lumière et s’installa sur le tabouret. Je lui pris sa cape, l’enroulai avant de la poser sur la table. J’enlevais mon manteau. Je me plantai près de Destiny, debout devant l’âtre rougeoyant. La chaleur m’engourdissais mais une vive douleur me réveilla. Mes mains. Je les fixais en grimaçant. Les crevasses étaient profondes. Je quittai la cheminée pour chercher l’onguent, histoire de me soigner. Il fallait que je bosse pour vivre (et pour offrir un bel avenir à Destiny). Pas question que mes outils principaux me lâchent ! Je sortais un petit pot et le posai sur la table.
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Jeu 28 Mar - 17:28

Myrtille nous avait ramenés au village, se dirigeant droit vers les écuries. Je restai recroquevillée contre Peter, tremblante. J’étais incapable de me calmer, bien trop paniquée par l’idée de me retrouver dehors en pleine nuit. Nous arrivâmes sains et sauf aux écuries. Myrtille entra et s’arrêta au beau milieu de l’allée principale. Peter décrocha tant bien que mal mes doigts crispés sur sa chemise avant de descendre maladroitement. Il m’aida à descendre, me soulevant dans ses bras. Je ne pesai rien pour lui, rien de plus qu’une plume. Il me posa délicatement à terre avant de conduire l’étalon vers sa stalle. Je le suivis de près, attirée par la lumière de la lanterne qu’il tenait à la main comme un papillon de nuit. Tandis que Peter dessellait et nettoyait Myrtille, je restai dans un coin de la stalle, tremblante. Lorsqu’il eut fini, il s’approcha de moi, me prenant dans ses bras pour me rassurer. Je m’y réfugiai immédiatement, tremblant légèrement moins parce que je m’y sentais en sécurité, m’accrochant à sa chemise. Je l’entendis soupirer tandis qu’il devait sûrement réfléchir.

Il fallait que je parvienne à me calmer, que je réussisse à surmonter ce que je considérais comme un véritable traumatisme pour moi. En serais-je capable ? Je pensai que oui. Si je pouvais me sentir en sécurité, en sécurité totale auprès de quelqu’un. Curieusement, je me sentais tout autant en sécurité auprès de Peter que de Jack, voir même plus. Était-ce parce que je savais qu’il était un Loup-Garou, l’une des créatures les plus puissantes du village ? Je n’en savais rien. Tout ce que je savais c’était que, depuis que nous étions fiancés et que je voyais moins Jack, je sentais quelque chose qui m’attirait vers Peter. Celui-ci finit par desserrer son étreinte pour me relever délicatement le visage vers lui. Je me laissai faire, incapable de bouger de par moi-même, cramponnée à lui. « Je peux te raccompagner chez toi si tu veux… — je lui lançai un regard désespéré. Non pas que je ne veuille pas rentrer chez moi mais les écuries étaient bien trop loin de chez moi. Et même s’il me raccompagnait, même si j’étais en sécurité avec lui, je doutais de ma propre force, de ma propre volonté. Je me savais parfaitement capable de faire une terrible crise d’angoisse. — ...ou on peut aller chez moi, attendre le matin pour que tu puisse repartir sans crainte. D’accord ? » Je lui fis une esquisse de sourire. Il avait comprit ce qui m’empêchait de rentrer chez moi. La distance. La nuit. Il n’habitait pas très loin et donc, sur une aussi courte distance, je me sentais plus ou moins capable de prendre sur moi et faire tout mon possible pour m’éviter une crise d’angoisse.

« Bon. On y va alors. Prends ma main et ne la lâche surtout pas ! » Il me prit la main, comme lorsqu’on prend la main d’une enfant. J’hochai la tête d’un geste quelque peu sec, effrayée par l’idée de devoir sortir, concentrée sur mon objectif : arriver chez Peter sans faire de crise d’angoisse. Je serrai fort la main de Peter, m’accrochant à son bras, me serrant contre lui. Nous sortîmes dans la nuit tombante. Il faisait frais, l’horizon était encore rougeoyant. Les quelques rares villageois qui étaient encore dehors hâtaient le pas pour rentrer chez eux, retrouver leurs familles. Ils nous saluèrent d’un geste lorsqu’ils nous croisèrent. Peter répondit à leur salut, je me contentai de leur lancer un regard effrayé, trop terrorisée pour parler ou même oser lâcher Peter, ce qui aurait signé ma perte. Il m’entraîna chez lui, marchant à grandes enjambées, ce qui me força à lâcher son bras. Mes doigts étaient crispés sur la main gauche de Peter. Je me concentrai sur ce contact. Peter était là, je tenais sa main. Il n’allait pas me lâcher et m’abandonner dans le noir. Il était là. Il me protègerait. Je ne fis même pas attention au fait que je courais. Je jetai un œil à l’horizon. Le soleil ne rougeoyait plus, les ténèbres nous environnaient. Je me sentis happée par ces ténèbres, je sentis ma main glisser, lâchant progressivement celle de Peter. La peur commençait à me raidir, mon estomac se nouait, la sueur perlait sur mon front. Je fis un violent effort pour raffermir ma prise sur la main de Peter, plantant mes ongles dans sa peau, reportant mon attention sur ma main et celle de Peter.

Nous finîmes par arriver devant la maison de Peter. La nuit était là, rôdant autour de moi, tel un prédateur autour de sa proie. Je ne pus me retenir de gémir, j’étais terrifiée. Peter chercha à me rassurer par une pression de sa main sur la mienne. Je recommençai à sentir la peur s’insinuer dans mes membres, les raidissant. Je commençai à avoir du mal à respirer. « On est arrivés Destiny. Ne t’inquiète pas. Il y a juste quelques pas à faire. » Peter m’entraîna doucement avant d’ouvrir la porte et de me faire entrer chez lui. Il faisait noir, à part les quelques braises qui rougeoyaient doucement dans la cheminée. Peter lâcha ma main. La vision des braises dans la cheminée acheva de me terroriser complètement. Je revoyais le rougeoiement de sa lanterne, dans le noir de la cave. Je m’arrêtai subitement, incapable d’avancer, de bouger, d’émettre le moindre son. Je fixai ce rougeoiement, pleurant silencieusement. Peter s’approcha de la cheminée pour attiser le feu. Les bûches s’embrasèrent, les flammes s’échappèrent, éclairant subitement la pièce. Je fis un effort pour me calmer, pour me rassurer. J’étais chez Peter, j’étais en sécurité. Je m’assis timidement sur le tabouret proche de la cheminée, de la source de chaleur. De ma garantie de sécurité. Peter prit gentiment ma cape, je ne fis pas trop attention à lui, cherchant à me calmer.

J’entendis Peter aller et venir mais je ne fis pas attention à lui, gardant les yeux fixés sur les flammes. Si je les quittai du regard, j’allai être perdue. Finalement je sentis Peter s’approcher de moi. Il s’agenouilla devant moi, prenant délicatement mes mains. Je levai doucement les yeux vers lui. Curieusement pour moi, je ne tremblai plus. Je lui fis un sourire qu’il me rendit, sûrement soulagé de me voir comme ça. Je descendis du tabouret pour me retrouver assise par terre face à lui. Je me blottis de nouveau contre lui, mais pas parce que j’avais peur, plutôt parce que je me sentais bien avec lui. Il parut surpris mais heureux de ma réaction, m’embrassant sur la joue. Je souris et tournai la tête vers lui. « Merci… Merci d’être là pour moi. Avec toi, je suis en sécurité. » Sans lui laisser le temps de répondre ou de réagir, je l’embrassai.
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Ven 10 Mai - 20:18

Destiny semblait plus calme à présent. Je me détendis. Je n'aimai guère la voir ainsi, si terrifiée, si faible. Je l'avais toujours vu rebelle et la voir comme cela me déstabilisait à chaque fois. J'allais devoir m'y habituer. En fin de compte elle est encore plus paumé que moi. Je me soignai les mains consciencieusement avant de ranger le pot d'onguent dans le placard. Je m'avançai vers Destiny. Elle est assise, regardant le mouvement des flammes dans l'âtre. Je m'agenouillai devant elle et lui pris les mains. Celles-ci ne tremblaient plus. Destiny posa ses yeux gris dans les miens et me sourit. Je lui souris à mon tour, heureux de la voir ainsi. Elle descendit du tabouret pour se blottir contre moi. Je fus surpris mais cette réaction me fit chaud au cœur. Je l'embrasse sur la joue. Elle tourna sa tête de porcelaine et me sourit une nouvelle fois. « Merci… Merci d’être là pour moi. Avec toi, je suis en sécurité. » Et avant que j'eus fais le moindre geste ou dis la moindre parole, elle m'embrassait.

J'ouvris de grands yeux ébahis. J'étais (agréablement) surpris par ses avances. Ce baiser... C'est une source d'eau pure qui me désaltérait la gorge, le parfum enivrant de la liberté du jardin d'Eden et le goût du fruit défendu. Je goûtai chaque moment de ce court instant, chaque seconde. Une flamme commençait à me consumer de l'intérieur. Nos lèvres se détachèrent. Ma bouche hurlait pour récupérer celle de ma bien aimée. Je l'embrassai à mon tour d'un chaste baiser avant de me plonger dans ses lacs gelés qui lui tenaient d'yeux. Je m'y laissais sombrer de tout mon soûl. La flamme grandit. Nos fronts se touchèrent, ma peau brûlée par le soleil opposée à la sienne blanche comme de l'albâtre. Je lui pris la main et posai mes lèvres sur ses doigts avant de les poser sur ses lèvres roses. Je déposai un baiser sur sa joue, puis dans son cou de cygne. Je respirai le parfum si suave de ses cheveux auburns. Une main se glissait sous ma chemise. Je mordillai l'oreille de Destiny avant de lui lécher la gorge. Je l'aimai comme un fou...

Ma main gauche descendait son dos jusqu'au creux de ses reins. Je commençai à délasser son corsage, elle enlevait ma chemise. Le tissu glissait des mes épaules et tombait inerte sur le sol. Destiny posa sa tête contre mon torse nu avant de déposer un baiser dans le creux de mon cou. Un baiser brûlant. Elle caressait mes cicatrices. Je fis jaillir ses épaules de porcelaine de sa robe et les baisais avec adoration. Un baiser sur ma blessure au cou. Cette vieille cicatrice. Un électrochoc me parcourait. La vive douleur se transforma rapidement en plaisir. Je serrai contre moi ce corps chéri. Mes mains parcourant son dos. Les siennes me lacérant le mien. Je l'embrassai avec fougue et passion. Un brasier me consumait entièrement.
Je l'adorai...
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Sam 25 Mai - 22:35

Je devais faire de mon mieux, je devais surpasser mon traumatisme. Je l'avais promis à Robyn, je me l'étais promis. Si j'acceptai de donner à Peter ce qu'il réclamait depuis si longtemps, si j'acceptai de surmonter ce terrible traumatisme, ce serait une grande réussite pour moi. Et puis, cela prouverait à Peter que je suis prête à avancer, à changer. Je fermai les yeux, faisant de mon possible pour faire taire cette peur sourde qui commençait à se faire sentir. Non. Je n'avais plus à avoir peur. Peter était un Loup-Garou, il était l'un de ces créatures qui faisaient trembler le village. Personne ne pouvait être plus dangereux que lui et les autres Loups-Garous. Il pouvait me protéger. J'étais en sécurité avec lui. Tu n'es en sécurité nulle part. C'est faux. Peter me protègera, il me l'a promis. Il me l'a toujours promis. Pourquoi serait-il différent, lui ? Parce que lui peut me protéger. C'est un homme. Et tu sais ce que veulent les hommes... Tais-toi.

Peter rompit le baiser. Je le sentais brûlant, c'était ce qu'il désirait depuis des années et je le lui donnais enfin. Il m'embrassa une nouvelle fois, brièvement avant de plonger ses yeux dans les miens. Je restai immobile, me concentrant pour ne pas me laisser submerger par la peur. Ce n'était pas la même peur que celle qui avait failli me submerger dans le noir, c'en était une autre. Une que je n'arriverai jamais à surmonter, je le savais. Elle pouvait refaire surface à n'importe quel moment, avec n'importe qui. Peter, qui avait prit mon visage dans sa main, pencha doucement mon visage vers le sien, nos fronts se touchèrent. Je fermai les yeux, retenant mes larmes. C'était une douceur à laquelle je n'étais pas habituée. Ses gestes étaient doux, aimant, passionnés. Jack n'avait jamais eu ce genre de gestes à mon égard, il était toujours brutal, possessif. Comme lors de mon... viol. Peter était quelqu'un de doux et d'aimant, même si cet amour pouvait se révéler dangereux pour moi. Mais il était doux, attentionné. Ces gestes m'avaient toujours manqués.

Il prit ma main et l'embrassa avant d'effleure mes lèvres des siennes, de m'embrasser sur la joue et dans le cou. Je finis par réussir à faire taire cette peur qui se manifestait, sourde. Non. Si je me défilai à chaque fois, comment pourrais-je jamais savoir s'il réveillait cette peur ? Avec Jack, c'était souvent que mes souvenirs refaisaient surface. Timidement je glissai ma main sous sa chemise, il était brûlant. Le contact de mes doigts sur sa peau le fit tressaillir tandis qu'il me mordillait l'oreille. Des gestes qui m'étaient inconnus, qui me surprirent. Je m'accrochai à sa chemise, luttant contre l'idée qu'il cherchait à me posséder. C'était Jack qui était comme ça, Peter n'en avait pas besoin. Nous allions nous marier, j'allais être sienne pour toujours. Il n'avait pas besoin de chercher à me posséder. Je m'accrochai à cette idée. C'était une nouvelle expérience pour moi, je voulais aller jusqu'au bout avant de décider ce que j'allais faire.

Peter descendit sa main gauche dans le creux de mes reins, commençant à délacer le corsage de ma robe, sa main droite caressant mon visage, mon cou, mes cheveux... Il y avait une tendresse dans toute cette envie brûlante, une tendresse qui m'était inconnue et qui me rassurait. Je me sentais en sécurité avec lui. Cette tendresse me redonna confiance et je commençai à délacer sa chemise. Elle glissa de ses épaules, me laissant voir son torse. Musclé, il portait une cicatrice profonde que je connaissais bien pour l'avoir soignée. Je me blottis contre lui, rassurée, avant de l'embrasser dans le cou. Contre toute attente, j'éprouvai du désir pour lui et, je devais bien le reconnaître, tout ceci m'avait manqué. Sans y penser je caressai la cicatrice de Peter du bout des doigts, il frémit.

Ma robe glissa, découvrant mes épaules nues. Je frissonnai. Peter s'empressa de couvrir mes épaules de baisers J'en déposai un sur la cicatrice qu'il avait au cou, celle qui l'avait changé à vie. Il sembla comme parcouru par une nouvelle vague de désir et me serra contre lui, glissant ses mains dans mon dos. Je faisais de même, goûtant au plaisir de me savoir possédée par un homme, un homme capable de me protéger. Sentiment paradoxe pour moi qui ne cessais de clamer ma liberté, mon indépendance...

Je le repoussai doucement avant de me lever, croisant mes bras sur ma poitrine pour retenir ma robe. Peter se leva à son tour et me fit face. Inspirant profondément, baissant les yeux, je baissai les bras, laissant ma robe tomber à mes pieds, dévoilant mon corps nu dans la lumière du feu. Je restai muette quelques secondes, gardant les yeux baissés avant de lever le visage vers lui et de croiser son regard. « Je suis à toi dorénavant... » murmurai-je.
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MessageSujet: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Dim 16 Juin - 20:50

Destiny me repoussait avec douceur, rompant ainsi notre étreinte passionnée. Mon corps hurlait d'être arraché à celui de ma bien aimée. Je ressentais encore sa chaleur sur ma peau. Elle se levait, les bras croisés sur sa poitrine retenant sa robe. Je me relevai de même. Ma chemise qu'elle avait délacée tomba sur le sol. Destiny respirait profondément avant d'ouvrir ses bras, laissant sa robe couler sur son corps de sylphide. La lumière de l'âtre se moirait sur sa peau nue et claire. Deux perles grises me fixèrent. « Je suis à toi dorénavant... »  A ces mots, la flamme qui animait mon cœur devint brusquement une flambée. Je m'approchai lentement vers elle. Nos regards se croisèrent. Je caressai ses épaules de velours avant de goûter une nouvelle fois ses lèvres. Me purifier à sa source d'eau pure et fraîche. Ses bras blancs s'enroulaient autour de mon cou, une main fraîche courant le long de mon dos. Mes doigts s’emmêlaient dans les fils cuivrés de sa chevelure suave.

Elle entreprenait de délacer mes braies avec lenteur. Je ne pouvais lui cacher mon désir de la posséder mais je me retenais, voulant que son bonheur et son plaisir. J'enfouis mon nez dans son cou, inspirant à plein nez son parfum enivrant. Je ne voulais point l'oublier. Je m'imprégnai  d'elle. Je ne voulais pas lui faire de mal. En étant Loup il suffirait que je sente cette odeur pour ne pas l'attaquer. Le tissus de mes brais glissait, découvrant ma nudité. J'enlaçai Destiny, la serrant contre moi délicatement. Sentir la chaleur de son corps blanc comme l'albâtre contre ma peau brune. Nos lèvres se joignirent. Sa main caressai mes cheveux drus. Je la couvrais de baiser enflammés sa gorge, ses épaules, ses seins, son ventre... Mes mains glissaient le long des ses cuisses d'ivoire. Je relevais la tête, agenouillé devant elle comme devant une statue de la Vierge ou d'une sainte. Elle me caressait le visage. Je pris sa main et y déposai un baiser dans sa paume avant de lécher son entre-jambe. Ma respiration était saccadée par mon désir qui me consumait. Je ne pouvais plus me passer de son corps. Je ne pouvais plus me passer de Destiny toute entière. J'étais totalement envoûté.

Destiny gémissait de plaisir à chaque coup de ma langue. Je la dévorai comme un animal. Sa main se crispant dans ma tignasse. Je remontai son corps, le couvrant de baisers et de légères mordillements. Elle se serra contre moi encore plus fort. Je l'embrassai avec fougue. Une des ses jambes s'enroulait autour des miennes. Je mordais son cou avec avidité, écoutant battre contre ma poitrine le cœur de mon aimée. Je l'aimai à la folie, à la déraison. Nous nous dirigeâmes vers ma paillasse, modeste couche, et nous tombâmes l'un sur l'autre, éperdus de désir. Destiny me chevauchait, droite et fière, le regard dans le mien. Un brasier tout entier nous consumait dans le plaisir. Je posai ma tête contre sa poitrine et murmurai:
« Mon âme t'appartient...  »

 
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Dim 18 Aoû - 17:02

Il s'approcha de moi, ses yeux plantés dans les miens. Je me sentis frissonner mais il était trop tard pour que je fasse machine arrière. Il fit glisser sa main sur mon épaule nue, caressant la peau du bout des doigts. Troublée je baissai les yeux pour regarder sa main, je n'étais vraiment pas habituée à autant de tendresse. Il vint délicatement cueillir mes lèvres des siennes. Je le sentais brûlant de désir mais ses gestes étaient doux, délicats. J'enroulai mes bras autour de son cou, me laissant aller, passant une main dans son dos, dessinant chacun de ses muscles du bout des doigts. Et puis lentement, mesurant chacun de mes gestes, j'entrepris de délacer ses chausses. Il me désirait ardemment mais ses gestes, ses baisers me faisaient savoir qu'il ne voulait que mon plaisir, qu'il ne voulait pas me brusquer, me blesser.

Il plongea le nez dans mon cou, inspirant à fond. Je fermai les yeux et inspirai à fond tandis que les chausses de Peter glissaient à terre. Il me serra contre lui, délicatement, je me blottis contre lui, cachant mon visage dans son cou, je tremblai. Nous nous embrassâmes de nouveau. Je passai mes mains dans ses cheveux tandis qu'il me couvrait de baisers. Ma gorge, mes épaules, ma poitrine, mon ventre... Il passa ses mains sur mes cuisses, leva le visage vers moi. J'étais nerveuse mais j'avais des sentiments pour lui, c'était étrange. Ce n'était pas le même amour que pour Jack car cet amour-là était viscéral, presque bestial. J'appartenais à Jack. Peter je l'aimais plus doucement, je sentais qu'avec lui j'étais en sécurité. Avec Jack aussi mais d'une façon différente. Je passai tendrement ma main sur le visage de Peter.

Il me prit la main et l'embrassa avant de faire une chose qui me surprit. J'eus un petit hoquet de surprise au contact de ce “baiser intime" mais me surprit à y éprouver du plaisir. C'était vraiment différent de ma relation avec Jack où tout était brusque. Et puis je sentis les baisers de Peter remonter le long de mon corps. Il alternait ses baisers avec de légers mordillements et des caresses, me faisant éprouver une forme de plaisir toute nouvelle pour moi. Et puis finalement je sentis naître une forme de désir que je n'avais jamais éprouvée. Si je désirais Jack parce que je savais que lui me désirait systématiquement, qu'il voulait sans cesse me posséder et me le rappeler; je venais de découvrir une nouvelle forme de désir. Je voulais Peter d'une autre façon, d'une façon plus tendre.

Je me serrai plus fort encore contre lui. Mes angoisses passées étaient oubliées pour l'instant, loin derrière moi. Je n'y pensai pas, oubliant presque complètement mon viol. J'étais en sécurité. Sans y faire attention j'avais enroulé ma jambe autour de celle de Peter. Il me mordit dans le cou un peu trop fort, je laissais échapper un petit cri de douleur tandis qu'il me souleva dans ses bras pour m'entraîner vers sa couche. Nous nous y laissâmes tomber, entrelacés et amoureux. C'était un sentiment nouveau pour moi que je n'avais jamais vraiment ressenti pour Jack, pas comme ça.

Je décidai de prendre les devants, pour la première fois. Je me sentais incroyablement puissante, oubliant l'image de la petite fille fragile et apeurée qui se débattait dans le noir. Et puis il se redressa, me faisant basculer en arrière, me gardant serrée dans ses bras. Il posa sa tête contre ma poitrine et me murmura quelques mots. « Mon âme t'appartient... » Surprise, touchée, je ne sus que répondre. Il sourit, m'embrassa, et me fit basculer sur le dos, s'allongeant sur moi avant de prendre son plaisir. J'avais découvert une nouvelle forme de liberté mais je restai la même petite fille fragile et apeurée. Et pourtant, chaque coup de rein de Peter était étonnamment à la fois doux et masculin. Son souffle était court, je le sentais à deux doigts de la jouissance, chacun de ses mouvements était accompagné d'un léger râle de désir tandis que je me perdais en soupirs et gémissements. Et puis finalement il parvint à la délivrance, répandant sa semence en moi. Il se retira dans un râle, le souffle court et se laissa tomber à côté de moi. Il était en sueur mais je le savais comblé.

Moi j'étais étrange, incapable de savoir si j'avais totalement oublié Jack ou si j'avais encore des sentiments pour lui. Mais je savais que j'avais des sentiments pour Peter. Je me mis sur le ventre et tournai la tête vers Peter et lui souris. Nous étions fiancés. Rien d'officiel pour l'instant, je ne portais pas de bague, nous n'avions encore rien dit. Mais nous étions fiancés. Je lui avais fait confiance, j'avais oublié, rien qu'un instant, mes angoisses. Je lui avais fait confiance.
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MessageSujet: Re: [HOT] Ainsi nous voilà fiancés... — Peter — Sam 5 Oct - 20:00

Je sentais son cœur battre contre ma poitrine à tout rompre.Je relevais délicatement sa tête, un vague sourire réconfortant, avant de l'embrasser. Un feu ardent de désir s'enflamma en mon corps. Je renversai ce corps. Le corps de l'être aimé. Son corps. Blanc... Chaud... Doux... Je dévorai chaque parcelle de sa peau délicate, si semblable à de la soie pure. Je l'entendais se confondre en gémissement et soupirs. Nous nous unîmes. Nos cœurs battaient et hurlaient à l'unisson devant cette déferlante de plaisirs. Mes râles se mélangeant aux soupirs de Destiny. A fur à mesure de mes allez-retours, mon souffle devenait court. J'étais proche de l'implosion. Quelques soupirs... Implosion. J'ai jouis.

Je restai en Destiny quelque seconde avant de me retirer lentement. Je m'écroulai près d'elle, tremblant encore de désir. J'étais épuisé. Je tente de reprendre mon souffle. Je déglutis, fermant les yeux. Chaque instant se gravaient en filigrane dans ma mémoire. Je souris avant de rouvrir les yeux, avalant une bouffée d'air. Une caresse sur mon avant bras. Je tourne la tête. Destiny me souriait. Allongée sur le ventre à la lumière mourante du foyer, elle était magnifique, telle une déesse païenne. Ses cheveux blonds cendrés cascadaient sur son dos comme une rivière d'or. Je me renverse sur le côté et pris dans ma main droite une mèche de ses cheveux et les sentis avant de déposer un baiser derrière son oreille. Elle rit légèrement. Nous étions fiancés. Non officiellement c'est sûr, mais nous l'étions. Elle m'avait fait confiance. Je lui avais fait confiance il y a quelques mois en lui confiant mon lourd secret. Tous mes malheurs s'étaient évanouis. Destiny était mon phare. J'étais son gardien.

Elle frissonna soudainement et se releva. Je fis de même la regardant avec inquiétude. « Que se passe-t-il, Destiny? » Son regard était terrifié. Je le suivais. Les flammes diminuaient à vue d’œil. Les ténèbres enserrant la pièce. J'entourai de mon bras mon aimée avant de déposer un baiser sur le front. « Je suis là... Ne t'inquiète pas... Je vais rallumer le feu. » Je caressai sa joue délicatement avec un sourire pour la rassurer. Je me dirigeai vers la cheminée, m'accroupis, pris une bûche et la déposai dans l'âtre. La chaleur faillit me brûler la main. Je ranimai les braises avec le tison, soufflais dessus. Des flammes reprirent. Je me tournais vers Destiny, le sourire.
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