Damon E. Jackson







DISCUSSIONS : 211




MessageSujet: Damon E. Jackson Dim 11 Nov - 20:55




DAMON ETHAN JACKSON

ft. Shiloh Fernandez

SCÉNARIO PERSONNAGE INVENTÉ POSTE VACANT

Nom complet Damon Ethan Jackson • Âge 25 ans • Date de naissance 12 avril 1498 • Métier Traqueur/Chasseur • Orientation sexuelle Hétérosexuel • Situation amoureuse Célibataire, papillonnant • Situation familiale Fils unique • Camp rejoint Loup Garou • Déjà mordu ? A jouer en RP

Emplacement de la maison NORD SUDEST OUEST
Je préfère l'AUBERGE vous voulez une chambre individuelle (selon la limite des places disponibles) ou une chambre double (veuillez préciser le nom de votre colocataire)

Tell us more about you





- Damon arrête !

Le jeune homme regarde la frêle jeune fille, un sourire narquois aux lèvres. Cameron se tient non loin de lui et il lui envoie le petit journal de Cassandre, qu’il rattrape avec aisance alors que Cassandre tempête. La jeune fille se jette sur Damon et le repousse durement, le faisant reculer dans un éclat de rire. Il en a toujours été ainsi entre ces trois là : une grande complicité, teintée de défis. Aussi loin qu’il se souvienne, ils n’ont eu de cesse que de se tester mutuellement, se mettant dans des situations impossibles. Unis comme les doigts de la main. Quand une farce tournait mal, ceux qui s’en sortaient n’abandonnaient pas l’un des leurs, ils serraient les coudes, se sauvaient les uns des autres. Dans ce village il était facile qu’une plaisanterie dégénère.
Cassandre était une fonceuse, qui n’avait pas froid aux yeux et qui n’avait rien de fragile. Cameron était plus pondéré, plus adulte, mais ne manquait pourtant pas une occasion de se dévergonder avec ses amis. Le poids de fils du chef pesait sur ses épaules.
Quant à Damon… Enfant un peu à part, orphelin de mère depuis sa naissance, ne vivant qu’avec son père, un homme un peu trop brutal, qui avait élevé Damon à la dure, les coups pleuvant quand il n’écoutait pas suffisamment ou se rebellait. Ainsi le jeune homme cache-t-il ses failles derrière une assurance, une morgue affectée. Son sourire se teinte souvent d’ironie. Impulsif, il peut avoir le sang chaud et réagir un peu violemment. La colère lui a permis de résister aux coups toute sa vie. Mais avec Cassandre et Cameron, il se fait plus joyeux, plus protecteur. Il paraît insouciant, mais ce n’est qu’une façade, quand il se retrouve en tête à tête avec son père, il devient un jeune homme docile, qui se doit de serrer les poings pour ne pas se montrer violent avec lui. Une rage sourde, latente ne le quitte jamais vraiment. Malgré ce côté tête brûlée, il est ingénieux, inventif et sait faire preuve de sang froid dans une situation qui pourrait provoquer la panique. Aussi courageux que Cameron, mais n’ayant pas suivi la même voix, il pourrait se mettre en danger pour sauver ceux qu’il aime… Comme il sait se mettre en danger par inconscience ou par défi.

Daggerhorn est tout ce qu’il a connu, et parfois il rêve d’évasion. Partir, avec Cameron, avec Cassandre, loin des superstitions, loin des monstres. Loin de ce père qu’il n’aime pas. Il a peur que ce village ne le happe dans ses ténèbres. Finalement, Cassandre et Cameron sont tout ce qui le raccrochent à cette vie là. Quand il est avec eux, il est bien différent.

- Eh Damon, tu crois que Cassie révèle son béguin là dedans ?

Le jeune homme échangea un sourire de loup à son compagnon de jeu. C’était si facile de jouer aux dépends de Cassandre, même si elle savait se défendre. Cassandre avait-elle un amoureux ? A son âge, cela semblait logique… Regardait-elle un garçon avec plus d’insistance ? Une idée qui ne plaisait pas à Damon, protecteur, possessif… Jaloux. Pourtant, de son côté, il ne se gênait pas. Avec son physique, il avait de quoi attirer les regards des plus jolies filles de Daggerhorn et même des environs. Cameron n’était pas en reste, même s’il se montrait plus mesuré quand Damon avait toutes les difficultés à résister aux charmes de certaines. Les femmes savaient se montrer sur entreprenantes… cela aurait été dommage de ne pas en profiter, non ?


It's just a game



Prenez-vous des décisions basées sur votre réflexion ou votre coeur ?
La logique est clé; mon cœur me blesse habituellement plus à la fin
Que serait la vie sans passion ?

Comment vous décririez-vous vous-même ?
Indépendant, j'aime m'aventurer seul(e) dehors
Un peu dépendant, je n'aime pas être seul(e)
Un papillon social, plus on est de fous plus on rit
Introverti(e), j'aime être seul

Accepteriez-vous un mariage arrangé ?
Bien sûr, je crois que l'on peut développer de l'amour pour quelqu'un
Absolument pas, l'amour est quelque chose que l'on ne peut forcer

Par quel type de personne êtes-vous physiquement attiré(e) ? ...
Le genre robuste avec une forte carrure
La douce nature, personne attentionnée
De préférence d'un âge supérieur
Je ne suis pas attiré(e) par un type spécifique

Fuirez-vous avec une personne par amour ?
Oui
Non

Qu'est-ce qui est important pour vous dans la vie ?
Moi, moi et moi
Mes amis et ma famille
La gloire et la fortune
Ce dont j'ai besoin là où je suis

Prenez-vous des risques ou préférez-vous rester en sécurité ?
Si on joue avec le feu, on se ferra brûler
Absolument, je vis chaque jour comme s'il était le dernier

Comment gérez-vous un problème ?
Je le prend comme il vient
Je l'évite en espérant qu'il s'efface
Les mensonges ne font jamais de mal
Je le supporte même si les choses se corsent

Préfériez-vous vivre une vie de luxe ou l'amour ?
Qui a besoin d'amour quand on a l'argent
L'argent ne peut pas acheter l'amour

Comment imagineriez-vous le rendez-vous parfait ?
Un dîner romantique dans un restaurant chic
Cuisiner le dîner ensemble et câlins sur le canapé
Aller danser et chanter dans un karaoké
Un pique-nique dans le parc, suivi par une belle et longue promenade


It's the end



Prénom Stéph • Surnom Nymphi • Âge 28 ans (ouh ça fait mal) • Comment je suis arrivé(e) ici Cela fait un moment maintenant • Disponibilité Tous les jours • Un mot pour la fin J’ai faim

Le code OK by Roro





Your history

Un titre peut-être ?


- Je suis désolée. L’enfant est robuste, mais la mère n’a pas survécu…

La sage femme était sincèrement peinée, tenant le nouveau né dans ses bras, un garçon, au cri puissant. La mère avait été trop faible pour ces longues heures d’accouchement. Elle avait perdu trop de sang, et était morte d’épuisement. Le père regarda à peine son nouveau né, se dirigeant mécaniquement vers son épouse. Les draps blancs étaient maculés de sang. Son sang.

- Cela arrive malheureusement et nous connaissions les risques.

- Tais-toi femme.

On ne pouvait pas dire qu’il avait été follement amoureux de son épouse, mais il l’avait apprécié. La voir ainsi, blanche, sans un souffle de vie lui faisait un drôle d’effet, du vide. Harvey Jackson était un homme dur. Il n’avait pas eu une vie facile. Sa femme était une jolie poupée, un trophée. Elle lui avait donné un héritier… Il détacha son regard du corps sans vie pour regarder cet enfant. Ce fils que lui présentait Isobel Christobald. Elle en avait assisté des mères, tenu des enfants dans ses bras. Il prit son fils dans ses bras, de manière un peu brutale qui fit craindre à la sage femme pour le futur. Cet enfant grandirait sans mère et avec un père bourru, voire brutal, qui ne semblait pas capable d’aimer.

Et elle avait raison.

L’enfance de Damon fut rythmée par les coups et les punitions, pour inculquer la discipline. Pour faire de lui un homme. Et qu’était-ce être un homme ? C’était ne pas montrer de faiblesse, ne jamais se plaindre, ne jamais pleurer. Et quand on a deux ou trois ans et qu’on se prend des baffes, des coups de pieds, il est difficile de ne pas pleurer. Pourtant Damon apprit, à ravaler ses larmes, sa douleur devenant colère. Il ne se permettait de pleurer que dans son lit, roulé en boule dans ses draps.

Et quand il rencontra Cameron, les choses changèrent enfin. Les enfants jouaient dehors tout le long de la journée. Cameron avait le même âge, était un peu plus grand, les deux enfants se lièrent d’amitié alors que les enfants jouaient à celui qui était capable de traverser le ruisseau gelé, au risque de passer à travers. Damon releva le défi, passant sur la glace avec précaution, avant qu’elle ne s’effondre sous ses pieds. C’est là que Cameron lui vint en aide quand les autres enfants restaient pétrifiés. Cela lia une amitié durable et sincère. Le soir, Damon reçut une correction pour rentrer trempé et gelé. Mais cela ne réussit pas à obscurcir sa journée.

Et quelques temps après, ce fut une petite fille qui se joignit à eux. Cassandre. Du haut de ses 5 ans, le fillette n’avait pas froid aux yeux et les deux garçons âgés de 7 ans s’amusaient à la faire tourner en bourrique en lui lançant des défis plus idiots les uns que les autres. Non mais être amis avec une fille, il ne fallait quand même pas déconner ! Les filles c’était nul, ça pleurait tout le temps et jouait à la poupée. Sauf que Cassandre leur prouva bien vite qu’elle n’était pas comme les autres et finalement, elle réussit à se faire respecter des deux garçons. D’ailleurs, Damon lui avait confectionné des gants avec les poils chauds du blaireau qui s’était amusé à la mordre. Le jeune homme y était allé après elle et avait tué l’animal, avant de faire ce présent à la jeune fille, quelques semaines plus tard, avec la complicité de Cameron. Une façon de l’accepter dans la bande.

Et les années passèrent ainsi, jalonnées de défis, de belles preuves d’amitié. Plusieurs fois, ils se firent attraper. Cameron se faisait sermonner pour ses mauvaises fréquentations, Cassandre se faisait reprendre sur ses manières de garçon, Damon se faisait frapper pour lui apprendre la discipline. Des coups qu’il cachait à ses amis, mais aucun n’était dupe quand il avait la lèvre fendue, un œil au beurre noir, qu’il se crispait quand il riait, qu’il ne pouvait s’allonger sur le dos avec eux à regarder le ciel et imaginer des formes dans les nuages. Quand ils échangeaient des regards entendus, le jeune homme avait tendance à se crisper et se rembrunit, les mâchoires serrées de colère. Et dés qu’ils osaient aborder le sujet, il y mettait fin avec brusquerie.

Mais il n’était pas le seul à être capable de colère. Quand Cassandre eut 10 ans, elle manqua tuer une autre petite fille qui avait osé jeter sa sœur dans la rivière. Nora ne savait pas nager. Damon n’hésita pas et alla rechercher la petite fille qui paniquait dans l’eau, cet élément si hostile pour celle qui ne savait pas nager. Cassie vit rouge et sa vengeance fut terrible alors qu’elle se ruait sur l’impudente, lui enfonçant la tête dans la boue, ivre de colère. Damon tenait Nora dans ses bras, la serrant contre lui alors qu’elle grelottait de froid. Cameron agrippa la diablesse, qui se débattit et Damon n’eut d’autre recours que de la gifler. Dégoulinant d’eau, frissonnant de froid, il la calma net, la surprenant par ce geste alors qu’elle s’expliquait. Ce n’était qu’un jeu qui avait mal tourner, personne n’avait voulu tuer personne. Cassandre laissa tomber, mais se vengeant en frappant Damon au creux de l’estomac, pas fort, mais assez pour le faire grimacer alors qu’elle se retirait comme une reine, entourant sa petite sœur de ses bras. Les deux gamins se regardèrent.

- Tu crois qu’elle aurait pu la tuer ?

Dubitatif, Damon ne répondit rien de prime abord. Il hocha finalement la tête.

- Ne le ferais-tu pas pour ta sœur ?

Cameron pinça les lèvres.

- C’était un accident… Je ne tuerais pas pour ça, même en colère…

- Tu es bien le plus sage de nous trois.

Mais pas le dernier à se jeter tête baissée au devant du danger. Un an plus tard, une promenade dans les bois une nuit de pleine lune faillit mal se terminer. Les trois enfants défièrent la vigilance de leur famille et sortirent. Le défi ? Aller dans les bois une nuit de pleine lune. Cueillir des chardons. Idiot. Les loups rôdaient. Les RRH également. Ils risquaient leurs vies, mais la jeunesse a cela de merveilleux qu’elle éloigne le danger, le rendant intangible. Ils se lancèrent dans les bois, le cœur battant, excités, liés par le danger. Et puis soudain, ce qui n’était qu’un jeu se mua en drame. Cassandre s’effondra, tenant sa cheville entre ses mains. Cameron fut le premier sur les lieux, Damon ayant trainé pour libérer les poules du Père Thomas et faire diversion, une idée de Cameron d’ailleurs. Elle trouvait encore le courage de plaisanter. Cameron s’échinait sur le piège, en vain. Et au loin, un hurlement leur glaça le sang. Ils pouvaient fuir, sauver leur vie… Abandonner Cassandre. Hors de question. Jamais. Damon observa le piège et indiqua à son ami où appuyer pour la libérer. Chaque piège avait sa faiblesse. C’était son père qui le lui avait apprit. Un traqueur, un pisteur et Damon suivait ses traces, connaissant la forêt mieux que personne ou presque. La pression céda soudain, et Cameron libéra la cheville martyrisée. Pragmatique, son compère camoufla les traces de sang, avant de déchirer sa chemise et de couvrir la plaie saignante. Cameron prit la jeune fille dans ses bras et les deux adolescents se mirent à courir. En direction du village. Cassandre pouvait bien leur en vouloir d’être restés, ils n’avaient pas songé une seconde à l’abandonner. C’était leur faute si elle était dans cet état. Assumant jusqu’au bout, ils ramenèrent Cassandre chez elle et eurent le droit à une sacrée soufflante de la part de sa mère. Cassie essaya bien de les défendre, mais aucun plaidoyer ne pouvait calmer une mère morte d’inquiétude et les deux garçons reçurent une gifle avant de se faire congédier sans autre forme de procès. Penauds, ils n’osèrent pas protester, jetant un regard à Cassandre, avant de murmurer qu’ils étaient désolés à sa mère et surtout à elle. Mais cela ne changea rien. Il fut interdit à Cassandre de traîner avec eux. Il fallait avouer qu’ils s’étaient mis dans le pétrin plus d’une fois et que Dianna avait eu à soigner sa fille maintes fois, trop pour une petite fille.

Ce soir là, ils comprirent qu’ils étaient allés trop loin. Et ils cessèrent leurs frasques, du moins les plus dangereuses. Au moins avaient-ils gagné un peu de plomb dans la tête.

Mais l’interdiction de Dianna ne dura pas. Cassandre avait elle aussi une volonté de fer et elle brava sa mère. Les deux garçons mirent un point d’honneur à protéger Cassandre et à ne plus jamais s’attirer l’ire de sa mère. Une femme qui leur faisait peur.

Si Cassandre et Cameron étaient une bouffée d’oxygène, l’ambiance à la maison était plus lourde. Damon supportant de moins en moins le despotisme de son père. Il se montrait attentif aux enseignements, apprenant à traquer une proie, à se mouvoir en silence dans la forêt, à chasser n’importe quel gibier. Mais ce n’était jamais suffisant. Jamais assez. Un soir, une dispute éclata et du haut de ses 15 ans, Damon osa défier son père, alors que ce dernier l’avait traité de fainéant et lui reprocher de se préférer baiser la petite Wilde que d’apprendre. Une insulte qui fit sortir Damon de ses gonds. Lui d’ordinaire si maîtrisé, lui qui encaissait tout, que l’on dénigre ainsi son amie ne passa pas. Et ce soir là, il prit la plus belle correction de sa vie. Ce soir là, il fuit le domicile familial avant de se faire tuer. Son père ne supportait pas qu’on résiste, c’était bien pour cela qu’il s’aplatissait face à lui. Ce soir là, il passa devant chez Cassandre et elle le vit courir vers l’orée des bois. Ce n’était pas la pleine lune, il ne risquait rien. Il arriva au bord du lac, avant de jeter rageusement un caillou dans l’eau, et encore un autre. Sa lèvre, son nez, son arcade saignaient, il avait reçu une avalanche de coups et ne tenait debout qu’à cause de sa volonté, de sa rage.

- Damon.

Il tressaillit et s’interrompit en voyant Cassandre. Elle l’avait suivi, elle l’avait vu et il détourna le regard alors qu’elle posait le sien sur son visage martyrisé. Doucement, la jeune fille le fit se retourner, avant de le prendre dans ses bras. D’abord raide, il se laissa aller dans son étreinte réconfortante. C’était quelque chose qu’il ne connaissait que trop mal, trop peu. La tendresse. Il la ressentait pour Cassandre, pour Nora, pour Caitlin, il avait de l’affection pour Cameron, mais il n’était pas démonstratif et ne laissait pas grand monde l’approcher. Finalement, il n’avait jamais été étreint par personne, pas ainsi… A 15 ans, il avait déjà découvert le désir charnel, mais pas l’amour, pas la tendresse qui allaient de paire avec.

- Si tu savais comme je le hais…

Et la haine transparaissait dans la voix de l’adolescent de 15 ans. Doucement, ils glissèrent au sol, s’asseyant alors qu’elle lui baisait le front. Le désarmant totalement.

- Je suis là. Cameron est là. Laisse-moi regarder.

Il soupira, s’interdisant de pleurer alors qu’il sentait une boule se former dans sa gorge, mais c’est un regard dur qu’il lui lança. Il la laissa faire pourtant. Il se laissa traîner jusque devant chez elle, alors qu’elle allait chercher de quoi soigner ses plaies, s’occupant de lui avec douceur. Ce fut la seule et unique fois que Cassandre eut un aperçu de la faiblesse de Damon, de la haine qui était chevillée à son cœur, du calvaire qu’il leur dissimulait.

Et pourtant, ce souvenir il le conserva, blotti au fond de son cœur.

La menace des loups-garous restait présente, la protection des RRH, insuffisante. Malgré leur promesse de ne plus s’embarquer dans les ennuis, la curiosité les poussa à se rendre dans la forêt. Pas une nuit de pleine lune, non, ils avaient retenu la leçon, mais un après midi, jusqu’à l’antre de la sorcière. Etrangement, cette fois, Cassandre rechigna à les accompagner. Ils avaient 16 ans, elle, 14. Les rumeurs couraient sur cette femme, sur ses dons. Cameron et Damon se défièrent d’aller jusque chez elle et de récupérer un objet, alors que Cassandre les tempérait, leur soufflant que c’était une mauvaise idée et qu’ils avaient promis de se tenir tranquilles.

- Ben alors Cassandre, tu deviens trouillarde ? .

Damon se montrait narquois, il ne croyait pas à toutes ces histoires.

- Les sorcières n’existent pas. .

- Pourquoi elles n’existeraient pas, il y a bien des loups-garous ! .

Damon et Cameron échangèrent un regard, le dernier intervenant, plus incertain :

- Paraît qu’elle a noué l’aiguillette de Tom.

- Ben voyons, c’est commode de mettre ça sur le dos d’une sorcière. Il est juste impuissant, voilà tout. Anna est une illuminée, une ermite, qui joue avec des trucs pas catholiques mais c’est tout. Tu te dégonfles Cameron ?

- Non, pas du tout.

- Parfait. Cassandre, tu viens ou tu restes là ?

Finalement, la jeune femme les suivit. Tous les trois se rendirent dans les bois, jusqu’à l’entrée de la grotte où habitait Anna. Il y avait tellement de rumeurs à son sujet. Malgré ses bravades, Damon n’était pas rassuré. Il se lança le premier dans la tanière de la sorcière, se glissant à pas de loups jusque chez elle, se figeant en voyant les cadavres d’animaux, les bougies, les marmites et toutes sortes de marques ésotériques. Prendre un truc et partir… Il récupéré un récipient et au même moment, une main s’abattit sur son poignet, comme une serre, le faisant crier de surprise. Et de terreur alors qu’il se faisait avoir, plongeant son regard dans celui de la sorcière. Encore une fois, ses amis accoururent, malgré le danger. Ne jamais abandonner l’un des leurs. La sorcière sourit, sans lâcher Damon qui était tétanisé.

- L’un de vous en danger et tous accourent, quelle belle amitié.

Son regard se planta dans celui du jeune homme.

- Un jour, cela sera remis en question. Si vous ne prenez garde, vos petits jeux vous conduiront à votre perte… Toi, qui ignore le danger, qui en joue, que la colère guide… La rage deviendra bestiale et des chaînes tissées par amour seront ton salut. Les frères deviendront ennemis s’ils ne savent se comprendre. Vos destins sont liés et sera jalonnée d’épreuves douloureuses, de choix et de trahisons.

Son regard se porta sur Cassandre quand elle parla de chaînes, une fraction de secondes, avant qu’elle ne lâche Damon qui recula précipitamment.

- Fichez le camp, ceci n’est pas un endroit pour des jeunes gens innocents en mal de sensations. Respectez donc la solitude d’une femme qui n’a déjà que trop été éprouvé par la vie. ALLEZ-VOUS EN !

Sa voix tonna et les trois jeunes gens partirent précipitamment. Quand ils furent enfin au village, ils s’arrêtèrent, reprenant leur souffle.

- Je vous avais dit de ne pas y aller !

- Cassandre, la ferme !

- Merde Damon, elle t’a maudit ou quoi ? C’était quoi ce charabia ?

- Il n’y a pas de malédiction, Cam’ ! Arrêtez avec ça ! Personne ne peut prédire l’avenir ou infléchir le destin ! Ce n’est qu’une vieille folle, c’est tout.

De rage, le jeune homme laissa ses deux amis. Pourtant, malgré ce qu’il affirmait d’un ton résolu et courageux, intérieurement, il tremblait de peur. Mais cette peur s’effaça avec le temps et cet épisode fut oublié par le jeune homme.

La vie continua ainsi… Entre espoir et terreur. Presque 10 années. C’était la vie à Daggerhorn. Les loups se faisaient plus nombreux malgré la présence des RRH, qui semblaient dépassés. Pour un loup tué, combien d’autres prenaient sa place ? Telle une hydre insidieuse, ils ne faisaient que se multiplier. Son père soutenait les RRH, leur fournissant des pièges. Damon prit sa suite, le haïssant toujours, mais apportant de subtiles modifications, rendant les pièges plus ingénieux, plus dangereux. Il avait un esprit plus vif que celui de son paternel, plus critique. Plus analytique. Etrange paradoxe. Lui, si impulsif, si empli de colère, pouvait faire preuve d’analyse, de sang froid en situation critique. Les pièges qu’il élaborait étaient plus subtiles. En grandissant, son père cessa de le battre, alors qu’il devenait un jeune homme bien bâti et capable de se défendre. Son père n’avait plus autant d’ascendant sur lui… Cameron était devenu garde, puis lieutenant, ce qui n’étonnait pas Damon, il avait l’étoffe d’un meneur, même si le jeune homme se moquait de son ami trop coincé. Cassandre travaillait avec les femmes de sa famille. Les adolescents étaient devenus des adultes, mais toujours unis, toujours proches. Damon crut à la libération quand le Père Salomon débarqua en ville, mais il déchanta rapidement, comme tous les villageois et rien ne changea.

Les deux garçons étaient devenus des hommes, remarqués par les jeunes filles du village, ce qui ne manquait pas de faire les choux gras de leurs conversations, quand ils se retrouvaient seuls. Certains sujets n’étaient pas vraiment à aborder avec Cassie dans les parages.

- Alors, paraît que Moïra te fait les yeux doux ? Qu’est-ce que tu attends, elle est vraiment belle cette fille.

- Je ne suis pas comme toi, Damon, je ne saute pas sur la moindre occasion qui se présente.

- Ce serait dommage de se gêner quand elles se montrent empressées… Mia cache bien son jeu, une vraie tigresse.

- Oh pitié, ne me raconte pas tes frasques.

Damon éclata de rire. Si Cameron refoulait beaucoup de jeunes filles, il était très courtisé, parce qu’il était beau garçon, valeureux, protecteur, réconfortant. Et fils du chef du village. Damon attirait par son charme plus ténébreux et son arrogance naturelle. Si l’un se montrait scrupuleux, ce n’était pas le cas de l’autre. Quand Cassandre n’était pas là, ils pouvaient discuter librement de ce genre de choses. La jeune fille, quant à elle, n’était pas plus courtisée que cela. Elle était pourtant très belle, mais son caractère de garçon manqué effrayait les prétendants.

- Cam’… Tu sais qu’il y a des rumeurs qui courent te concernant…

- De quoi tu veux parler ?

Le fils du maire était sur la défensive soudainement, alors que Damon mettait les pieds dans le plat.

- Je parle de toi et d’Avalon.

- C’est ridicule, elle pourrait être ma mère.

- Mais une mère à faire pâlir d’envie les trois quarts des filles du village…

- Ta gueule Damon, c’est des conneries, des rumeurs, il n’y a rien avec cette femme, compris ?

- D’accord, d’accord, je me tais. Pas la peine de me bouffer, je n’en parlerais plus. Faut juste attention aux racontars, c’est tout.

- Oh je t’en prie, ce n’est pas la première fois que j’en suis la cible et toi non plus. On nous a bien prêté des relations avec Cassandre, et c’est totalement faux, n’y fais pas attention.

- Moi, je m’en fous Cam’, j’ai rien à perdre. Toi, tu as un rang à tenir maintenant, que ça te plaise ou non.

Cameron serra les poings, avant de soupirer. Son ami savait qu’il n’aimait pas particulièrement se retrouver dans cette situation et il posa une main sur son épaule, réconfortant. L’arrivée de Cassandre mit fin à cet entretien un peu houleux, qui n’apporta finalement aucune réponse à Damon.
La vie continua à s’écouler, tranquille, jusqu’à l’arrivée de deux étrangers, de quoi délier un peu les langues. Un frère et une sœur. Ils ne sont pas les seuls d’ailleurs, la ville s’ouvre au monde, le commerce fleurit, malgré la vilaine réputation des lieux. Et les ténèbres sont plus que jamais présentes... Le destin de tous menace de basculer.

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MessageSujet: Re: Damon E. Jackson Dim 11 Nov - 20:59

J'ai juste envie de dire non parce que tu es presque aussi sexy que moi >>

Mais ma foi, première validation oblige :


    Pour commencer, pense à remplir les champs de ton profil, puis va faire un tour sur le bottin des avatars pour recenser ton avatar !
    Ensuite, n'oublie pas de créer ta fiche de liens et de rps .
    Et si le coeur t'en dit (et si l'inconnu ne te fait pas peur), il y a possibilité de demander l'intervention d'un PNJ dans un de tes topics ou bien t'inscrire avec d'autres personnes sur ce sujet pour que le staff te concocte une petite aventure dans les ténèbres de Daggerhorn !


Et amuse toi bien ! Razz
_________________
She could be a Statue of Liberty
She could be a Joan of Arc
But he’s scared of the light inside of her
So he keeps her in the dark


Pearl-Perry
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MessageSujet: Re: Damon E. Jackson Dim 11 Nov - 21:07

Je suis plus sexy, tu peux pas test !

Merci xD

Et pour l'amusement, je crois que ça va aller What a Face
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MessageSujet: Re: Damon E. Jackson

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