Cassandre Weldon







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MessageSujet: Cassandre Weldon Dim 11 Nov - 17:41




Cassandre Weldon

ft. Amanda Seyfried

SCÉNARIO PERSONNAGE INVENTÉ POSTE VACANT

Nom complet Cassandre Weldon • Âge 23 ans • Date de naissance 29 février 1500 • Métier Bergère • Orientation sexuelle Hétéro sans aucun doute • Situation amoureuse Célibataire ayant refusé le mariage • Situatiation familiale Une mère, une tante et une petite soeur • Camp rejoint Sorcière • Déjà mordu ? Non.

Emplacement de la maison NORD SUDEST OUEST
Je préfère l'AUBERGE vous voulez une chambre individuelle (selon la limite des places disponibles) ou une chambre double (veuillez préciser le nom de votre colocataire)

Tell us more about you




-Damon…Rend moi ma poupée.
Poings fermés sur ses hanches frêles, l’enfant défie, lève le menton et son œil clair fusille l’autre. Plus grand, plus fort. A-t-elle peur ? Non. Pourtant, elle devrait. D’une main, d’un poing, elle serait à terre. Une partie d’elle le sait, mais non, elle ne flanche pas. Petite fille pas plus haute que trois pommes, elle a 5 ans et lui, lui c’est son premier ami. Son pied frappe le sol.

-Obeïs ! Rends la moi !

Impérieuse, sa main fend l’air, paume ouverte. Oh, elle ne craint rien, elle ira jusqu’au bout. La volonté se lit déjà dans son regard. Si jeune et sachant déjà ce qu’elle veut. Et ce qu’elle veut, c’est sa poupée. L’autre ricane, elle, elle grince des dents et fonce…
*****
-Cameron…Franchement…Tu as passé l’âge ! Rends-moi mon jupon !

Cette fois, les années ont passées et pourtant, la scène lui semble familière. Rien n’a changé ou presque. Elle a grandi mais elle est toujours aussi frondeuse, aussi fière. Un garçon manqué peut être et pourtant, son corps n’a rien d’un garçon. Son regard s’imprime de son adversaire, un adversaire qui est son meilleur ami, enfin l’un de ses meilleur amis. De nouveau sa main se tend mais, nouveauté, derrière son dos se cache un petit poisson qui s’agite entre ses doigts.

-Cameron…

Elle gronde mais sait qu’elle n’aura pas gain de cause. Cela a toujours été avec Damon, avec Cameron, la seule fille de la bande. Ils la taquinaient sans cesse. Et elle, idiote, relevait tout leur défi sans faiblir. Sauf que là, ce n’en était pas un. Elle pêchait, rien de méchant, son jupon sur la rive, sa jupe nouée autour de sa taille. Les cheveux en bataille et pourtant souveraine alors que son regard promet mille torture au fils du maire. Mais elle a appris. Elle est devenue plus sournoise, plus mesquine, plus douée qu’eux. Ou pas. Cameron se pavane, agitant son jupon avec un sourire amusé. Cassandre fronce les sourcils et soudain, sourit. Et elle lance. Le poisson atteint sa cible, directement dans le visage de Cameron. Elle éclate de rire :

« Il ne fallait pas m’apprendre à viser ! »

Parce que c’est cela. Une jeune fille qui ne ressemble n’a aucune autre. Et pourtant, elle leur cache tant de chose. Aucun des deux ne connait sa nature, la magie de Gaïa parcourant son sang. Cameron jure et lache le jupon, Cassandre jubile mais pas longtemps alors qu’une gerbe d’eau la coupe en pleine expression de joie…

« Damon sale furoncle ! »

Elle tousse, feint l’outrage et pourtant, son regard rit. Il ne peut que rire alors qu’elle est avec eux.

-Cassandre !

Aussitôt la jeune fille se fige. Reconnaissant la voix de sa mère. Elle retient un juron et son regard promet mille vengeances au jeune homme qui la nargue, les cuisses plongées dans l’eau.

« Tu me le paiera Damon. »

Et croyez-le, c’était une promesse. Cela n’était qu’embrouille d’enfant, d’adolescent qui s’adorait mais elle devait les quitter. Retrouver ce monde qu’aucun de ses amis ne soupçonnait. Elle leur mentait. Elle en était capable. Cachant ce côté. Alors elle brandit son poing vers Cameron et, fière, sort de l’eau sous les éclats de rire de ses amis. Le sourire au lèvre, elle retrouve sa mère…

-Il est l’heure.

L’heure d’apprendre encore parce qu’elle le sait. Elle est une sorcière. Elle n’est pas une enfant normale. Mais plus tard, elle se faufilera hors de sa chambre, retrouvera ses amis. Elle défiera l’autorité maternelle mais en assumera toujours les conséquences.

Enfin est elle. Juste une jeune femme en avance sur son temps. Déterminée, volontaire, joueuse, frondeuse. Studieuse et rebelle. Loyale, amoureuse de ses amis. Une jeune femme qui vivait en l’an 1500.


It's just a game



Prenez-vous des décisions basées sur votre réflexion ou votre coeur ?
La logique est clé; mon cœur me blesse habituellement plus à la fin
Que serait la vie sans passion ?

Comment vous décririez-vous vous-même ?
Indépendant, j'aime m'aventurer seul(e) dehors
Un peu dépendant, je n'aime pas être seul(e)
Un papillon social, plus on est de fous plus on rit
Introverti(e), j'aime être seul

Accepteriez-vous un mariage arrangé ?
Bien sûr, je crois que l'on peut développer de l'amour pour quelqu'un
Absolument pas, l'amour est quelque chose que l'on ne peut forcer

Par quel type de personne êtes-vous physiquement attiré(e) ? ...
Le genre robuste avec une forte carrure
La douce nature, personne attentionnée
De préférence d'un âge supérieur
Je ne suis pas attiré(e) par un type spécifique

Fuirez-vous avec une personne par amour ?
Oui
Non

Qu'est-ce qui est important pour vous dans la vie ?
Moi, moi et moi
Mes amis et ma famille
La gloire et la fortune
Ce dont j'ai besoin là où je suis

Prenez-vous des risques ou préférez-vous rester en sécurité ?
Si on joue avec le feu, on se fera brûler
Absolument, je vis chaque jour comme s'il était le dernier

Comment gérez-vous un problème ?
Je le prend comme il vient
Je l'évite en espérant qu'il s'efface
Les mensonges ne font jamais de mal
Je le supporte même si les choses se corsent

Préfériez-vous vivre une vie de luxe ou l'amour ?
Qui a besoin d'amour quand on a l'argent
L'argent ne peut pas acheter l'amour

Comment imagineriez-vous le rendez-vous parfait ?
Un dîner romantique dans un restaurant chic
Cuisiner le dîner ensemble et câlins sur le canapé
Aller danser et chanter dans un karaoké
Un pique-nique dans le parc, suivi par une belle et longue promenade


It's the end



Prénom Riamy• Surnom Dieu ? Non, bon d'accord, Pwix xD • Âge Majeure madame• Comment je suis arrivé(e) ici A cause de Chris • Disponibilité5 /7 • Un mot pour la fin vUn mot !

Le code [ok by Jaimie]







Your history

Un titre peut-être ?



29 février 1500, année bissextile.

Un long hurlement traversa la campagne et le futur père se figea soudainement. Seul, condamné a tourner en rond dans la cours tandis que sa maison était le théâtre d’une naissance. Il avait peur. Pour sa femme en premier lieu. Pour l’enfant en second lieu. Il espérait un garçon. Mais tous les pères veulent des garçons. Et ces cris, ceux poussés par son épouse en plein travail, bestial. La lune est pleine et il se prend a prier pour que cette naissance n’attire pas les loups. Il ignore qu’aucun n’approcherait la tanière d’une sorcière. Il ignore même qu’il en a épousé une. Il sait juste qu’il l’aime et qu’il ne veut pas la perdre.

Et, subitement, un cri stoppé en plein élan, suivit par un autre…Plus strident, plus vibrant. Un cri de vie. Il s’arrête, se fige et attend, fébrile.

-C’est une fille ! Elles vont bien, toutes les deux.

Madame Christobald le regarde avec amusement, consciente de ses tracas de futur père. Il est un peu déçu et en même temps, heureux comme un pape. Ses genoux tremblent et il se laisse tomber au sol, le regard tourné vers le ciel en une prière muette pour le Seigneur. Sa femme a survécu. Son enfant survivra. Puis, il entre enfin, niant l’odeur de sang, de sueur qui sature la bâtisse. Il s’approche de sa femme, épuisée mais rayonnante, s’assois au bord de son lit, de leur couche et repousse tendrement une mèche barrant son front. Front qu’il baise avant de baisser les yeux et de découvrir sa fille. Une tête couverte de cheveux clairs, presque blanc, comme ceux de sa femme. Il ne voit pas la couleur de ses yeux, mais elle a quelque chose de lui.

-Cassandre.

Il hoche doucement la tête, acquiesçant. Oui, elle s’appellera Cassandre, comme sa femme l’a voulu et il ne sait rien lui refuser.


Trois ans plus tard.

Elle a les boucles en bataille, la jupe tachée et une énergie qui ne semble pas vouloir s’épuiser. Elle tourne dans la cours, au même rythme que son père qui s’amuse de ses mimiques l’imitant. Il s’arrête, qu’elle s’arrête. Il soupire, qu’elle soupire. Il fronce les sourcils qu’elle fait de même. Elle a trois ans et bientôt, elle aura une petite sœur.

« Dis papa, tu crois qu’elle m’aimera ma sœur ? »

Le père sourit, attendri, comme ne pas aimer cette enfant ? Bien qu’elle soit responsable de ses cheveux devenus plus blancs avec les ans.

-Evidemment Cassandre.
« Et…Tu crois qu’elle aimera son prénom ? maman m’a dit de le choisir selon les étoiles…Pourtant, ça ne ressemble pas a une étoile si ? Nora. Pourtant c’est beau hein dis papa.
-Oui ma chérie.

Et l’enfant sourit en sentant la paume de son père sur sa tête. Et cet instant est suspendu tandis que l’épisode se répète. Un cri vibrant de vie dans la nuit. Cette fois encore, madame Christobald apparait sur le perron.

-Encore une fille William.

Elle sourit avec un rien de malice, sachant que William voulait un fils, mais qu’importe, il adorait son ainée, il adorerait la cadette de la même façon. Il se penche, se saisit de sa fille et l’emporte avec lui, un large sourire aux lèvres.

-Allez, allons rencontrer ta petite sœur !
« Ouiiiiiiiiiiii ! »


Deux ans plus tard.

Son visage encore poupin se chiffonne d’une grimace volontaire. Mains sur les hanches, elle lève les yeux, frondeuse avant de sourire avec défi au petit garçon brun qui la regarde goguenard.

« Tu vas voir si je suis pas chiche ! »
-Ben tu attends quoi ? Froussade !

L’injure, terriblement insultante pour l’enfant qu’elle est lui fait grincer des dents. Elle marmonne une malédiction qu’elle serait, dans quelques années, en mesure de lancer et se met a plat ventre. Lentement, avec juste l’aide de ses avant bras, elle se faufile sous les ronces qui lui barrent le chemin, se déhanche en jurant de sa petite voix enfantine, vouant ce Damon aux enfers et trouve enfin le trou. Lièvre ? Renard ? Elle n’en sait rien, mais, avec un soupçon d’hésitation, elle y plonge son bras, tâtonnant…Puis, elle pousse un cri de douleur et d’effroi. Ce n’est ni un lièvre, ni un renardeau, mais un énorme blaireau qui vient de la mordre au sang. Pourtant, elle ne pleure pas, non. Ses yeux bleus sont secs mais ils luisent avec colère. Elle ferme son petit poing et l’abat sur le museau de la bête.

« Méchante ! »

Puis, la prudence reprend le pas sur la colère enfantine et elle recule rapidement, s’écorchant au passage sur les ronces. Elle a les cheveux défaits, retombant en boucles emmêlées. Du sang plein la main, les genoux égratignés et pourtant, elle sourit, fière et défie le petit garçon.

« Vas y ! A toi maintenant ! »

Et son œil pétille, il ne peut pas reculer.


3 ans plus tard.

« Maman…Je suis fatiguée… »

Mais sa mère reste intransigeante. Dorénavant, elle est seule. Seule avec ses filles. Deux futures sorcières qu’il lui faut éduquer. Son cœur saigne encore la perte de son époux auquel elle a mentit. Il est mort sans jamais savoir réellement ce qu’elle était. Un bien ? Un mal ? Elle ne le sait pas. Non tout ce qu’elle sait c’est que ses filles ont besoin d’elle. De son éducation.

-Dianna…Tu ne penses pas que tu en fais trop ? Cassandre est épuisée, regarde là et Nora dort depuis longtemps.

La petite fille lève un regard reconnaissant sur sa tante. Une figure douce et forte qui ne pourra jamais remplacer celle de son père qui lui manque toujours, mais qu’elle aime. Maintenant, elles sont toutes les quatres et sur elles, l’ombre de William. Mais Avalon fléchit sa sœur si rigide et finalement, elle referme le grand livre.

-Très bien les filles, Cassandre, aide ta sœur a se mettre au lit.
« Oui maman. »

Alors elle secoue sa sœur qui gémit et ouvre des yeux ensommeillés. Cassandre chuchote a son oreille.

« Viens, on va se coucher, sinon, je te transforme en crapaud ! »

Elle ne le peut pas évidemment, mais chaque jour l’enseignement de sa mère l’ouvre au domaine si étrange de la magie. De la sorcellerie. Elle a appris depuis bébé à ne jamais en parler et pourtant, parfois, elle aimerait le dire à Damon, ou même à Cameron. Se décharger de ce fardeau, ce secret. Sans y songer, elle frotte son genoux, là où existe une cicatrice qui lui rappelle sans cesse quand et comment elle avait rencontré Damon. Avec lui, Cameron. Les autres filles ? elle ne les aime pas. Elles sont moches. Elles minaudent et pleurent si leur jupe est tachée de terre. Des chochottes a son sens.

Elle se lève et aide sa sœur a se déshabiller dans le petit réduit qui leur sert de chambre, où elles partagent un lit. Ensuite, elle brosse les cheveux de sa sœur.

« Tu sais quoi ? Cameron a essayé de me faire peur avec un crapaud – Elle pouffe – Les garçons sont des idiots ! »

Sa sœur la regarde, naïve encore.

-Ben, pourquoi tu leur parle ?

Cassandre repose la brosse et affecte un air docte que n’aurait pas renié sa mère.

« Ben…Parce que je les aimes bien eux. »

Sceptique, sa petite sœur la regarde du haut de ses 5 ans.

-Parce qu’ils sont stupides ?
« Non, parce qu’ils me font rire et puis, ils sont pas si débiles…Enfin un peu des fois. »

Cassandre sourit et pousse sa sœur dans le lit après lui avoir fait des tresses et la calle contre elle. Son regard se porte sur le ciel étoilé.

-Tu pense à papa ?
« Oui. »
-Moi, je ne me souviens plus vraiment son visage…
Cassandre caresse les cheveux de sa sœur.
« C’est normal mais ce n’est pas grave. Allez dors ! Maman veut que l’on aille cueillir des plantes demain. »


Deux ans plus tard.

Sa main accroche une touffe de cheveux clairs et elle enfonce le visage dans la boue. Assise a califourchon, elle n’hésite pas. Cette petite peste ! Cette sale petite peste ! Pousser sa sœur ! Sans l’eau ! Alors que Nora ne sait pas nager ! Oh, elle payera ! Elle le payera ! Cassandre est dépenaillée mais victorieuse. Sa joue se barre d’un coup d’ongle sous forme de gifle, sa lèvre saigne. Mais cela n’est rien face a sa colère. Une colère protectrice, impérieuse ! On ne touche pas a sa famille, on ne touche pas a ceux qu’elle aime. Elle pousse encore, écrase le visage, inconsciente qu’elle peut blesser gravement, qu’elle peut faire très mal et deux bras l’encercle, elle bat des pieds, rageuse, un vrai petit chat sauvage.

« Lâche-moi Cameron ! Lâche-moi que je lui arrache les yeux ! »
-Ca suffit Cassie.

Elle griffe les mains qui la retiennent. Ses talons cognent contre les tibias du fils du maire, plus grand qu’elle, plus fort. Son ami. Et soudain, c’est le visage de Damon qui apparait, il pince les lèvres et la gifle. Pas trop fort. Mais le geste est si soudain, si inattendu qu’il pétrifie la fillette de dix ans. Hébétée, elle fixe le visage de Damon, il dégouline d’eau et elle remarque enfin sa sœur. Cameron la lâche doucement avant de la retourner vers lui, les mains sur ses épaules.

-Hé la diablesse ! Ca va, elle a eu son compte, pas la peine de la noyer tu sais !

Cassandre frémit a s’entendre appelée Diablesse. N’est-elle pas une fille de Satan comme le hurlait le prêtre tous les dimanches ? D’un revers de manche, elle s’essuie le visage. Mais son regard est frondeur, hargneux.

« Elle a voulu noyer ma sœur. »

Et le regard haineux qu’elle jette sur la fillette maculée de boue est explicite. Damon lui tire gentiment une natte.

-Elle est bien humiliée là. Elle ne recommencera pas, tu lui fais peur maintenant.

Cassandre renifle et redresse son dos. Oui, humiliée. Damon a toujours su la calmer, c’était un fait indéniable et, tant qu’elle ne les décevait pas, le reste n’avait aucune importance. Alors hautaine, empruntant a sa mère ce regard de glace qui savait si bien la paralyser, elle se détourne. Puis elle pivote, vive et assène un minuscule coup de poing dans l’estomac de Damon. Satisfaite, elle lève le menton, un sourire diabolique aux lèvres et s’en va retrouver sa sœur en pleur non sans un :

« Je n’oublierais pas. »


Deux ans plus tard.

Elle serre les dents. Se mord même la langue. Elle a mal. Si mal. Les dents de métal se sont plantées dans sa chair et pourtant, elle s’interdit de crier. Parce que crier, c’était attiré l’attention. Elle n’avait rien a faire là. Non. Sa mère la sermonnerait sévèrement si elle le savait. Mais elle n’avait pas su résister. Allez, sois chiche de cueillir des chardons de nuit ! Juste un défi, un seul et elle s’était jetée tête baissée. Elle lève les yeux. La lune est ronde. La peur s’infiltre mais elle refuse de crier, de hurler a l’aide, inconsciente que son sang est une fragrance bien plus attractive que ses cris. Elle porte les mains a sa cheville mais elle ne peut rien. Brisée ? Sûrement. Elle retient un juron, un blasphème. Elle sait qu’ils sont là, pas loin…Elle a perdu, mais elle s’en fiche, elle a si mal…

Les feuilles mortes crissent a côté d’elle. Cameron apparait, il a couru et lorsqu’il a freiné il a dérapé. Au loin un hurlement…Un frisson sur son échine.

« Tu es pas doué… »

Mais la voix est faible, pâle et elle gémit alors qu’il s’attaque aux fers. Damon apparait quelques minutes après…

-J’ai lâché les poules du père Thomas, ça devrait suffire, dépêches toi.

Cassandre ne comprend pas, mais elle ricane au travers de sa douleur.

« Il va te tuer. »

Mais elle, elle risquait bien pire. Eux aussi et c’est là, en les regardant qu’elle sait. Qu’elle devine. Elle a sa famille. Elle les aime mais eux…Eux seront a part, parce qu’ils ne l’ont pas laissé, pas abandonnée parce que malgré le danger de cette nuit, ils sont là. Cameron s’échinant sur les mâchoires de fer, Damon qui scrutait le mécanisme, cherchant la faille, sachant déjà que la force ne serait pas triomphante. Les dents de fer bouge, lacèrent sa chair et la main de Damon l’empêche de hurler, même si elle le fusille des yeux.

-Là…Appuie là…

De l’index il désigne un léger point dépassant du piège métallique. Chacun ignore qu’aucun loup de s’approchera d’elle. Parce qu’il sentira ce qui errait en elle. Cet art qu’elle développait, particulièrement puissant. Aucun ne prendra le risque, sauf un fou, sauf un loup expérimenté. Mais Cassandre a peur pour eux. Ils pensent la sauver mais ils ignorent qu’elle ne risque rien, ou presque rien. Pas eux. Non pas eux.

« Allez vous en ! »

Mais aucun ne l’écoute, ils murmurent, l’un pour l’autre et un vertige la saisit tandis que les mâchoires de fer se relâchent, libèrent sa jambe. La douleur explose, manquant de lui faire perdre conscience. Aucun ne l’a écouté. Au contraire, Cameron a dégagé sa jambe, avec calme et efficacité du haut de ses 15 ans. Damon a caché le sang, noyant son odeur dans une mare de boue avant de déchirée sa chemise pour en faire un bandage de fortune. Et c’est les yeux glacials de Dianna qui les accueillent. Ils se posent sur eux. Sur Cameron. Sur Damon. Sur sa fille qui n’en mène pas large mais qui ouvre la bouche avant elle :

« Non ! C’est ma faute ! »

Dianna pince les lèvres, s’avance et sa main part. Vive, impériale. L’un après l’autre, elle les gifle et prends sa fille dans ses bras.

-Disparaissez. Immédiatement !

Sa voix claque, charriant des glaçons. Elle vibre de colère, Cassandre regarde par-dessus son épaule, des larmes affleurant à ses paupières…

-Tu ne les verras plus.

Son cœur rate un battement. Devient du plomb et elle détache son regard des deux silhouettes qui ont pris tant d’importance pour elle tout à coup. Elle les porte sur sa mère. Une femme si dure…Si inflexible…Qu’elle craint parfois mais pas en cet instant.

« Si ! Si je les reverrais ! Demain ! Après demain ! Le jour d’après ! »
-Non.
« Si ! Tu ne peux pas m’en empêcher ! »

Dianna s’arrête, fixe sa fille. Découvre sa volonté.

-J’ai dis non.
« Et moi je m’en fiche ! Lâche moi ! Je peux marcher, je n’ai pas besoin de toi ! »

Elle a douze ans. Juste une enfant, une fillette et pourtant, sa détermination scintille dans ses yeux. Si, elle les reverrait. Tous les deux. Parce qu’ils étaient importants pour elle. Comme des frères. C’était ces frères que la vie lui avait refusé. Dianna l’écrasa d’un regard royal avant de fermer la porte de leur maison. Il fallut un mois entier avant que Cassandre ne puisse remarcher. Un mois sans les voir. Priver d’eux. Coincée avec sa mère qui la poussait a apprendre, la noyant sous des glyphes, des symboles, martelant qu’il n’y avait rien d’autre de plus important, s’assurant qu’elle n’avait rien dit.. Non. Non. Cassandre n’avait rien dit a ses amis. Rien. Ils la prenaient pour une petite fille normale. Mais avec eux, elle était plus que cela et dès qu’elle put se déplacer seule, elle brava sa mère, la défia même pour avoir le droit de les voir. Dianna sourit, royale et lui lança une feuille. Cassandre trembla. Elle connaissait ce sort. Cette magie. Magie d’oubli et elle lève les yeux sur sa mère. Frondeuse.

« Je la ferais. La réussirait. Mais aucun d’eux ne l’avalera. »
-Réussis la d’abord Cassandre, ensuite, tu pourras exiger.

Cassandre serre les dents. C’est un défi difficile, bien loin de ceux qu’ils pouvaient se lancer avec les garçons. Pourtant, elle ne pouvait pas échouer. Dans l’enthousiasme de l’enfance, la folie de l’ignorance, elle veut réussir. Et elle le fait. Petite enfant fière posant avec assurance un bol fumant devant sa mère. Oh, rien n’avait été facile, loin de là. Cassandre n’avait pas dormit depuis trois nuits, mais cela n’avait pas d’importance. Elle vacille de fatigue mais se tient droite devant sa mère. Avalon quitte son métier a tissé. Elle sait ce qu’exigera sa sœur. Que peut donc une enfant contre sa propre mère…Dianna pose son ouvrage et regarde sa fille. Puis le bol. Puis de nouveau les traits de sa fille. Elle sourit.

-Prouve que tu as réussis.

Son regard s’évade par la fenêtre et Cassandre le suit avant de se figer. Non. Ils sont là. Tout prêt. Cassandre connait leur moyen de communiquer et les éclats lumineux qui s’allument a intervalle lui apprend qu’ils sont là. Elle sourit. En premier lieux. Parce qu’ils ne la laisseront pas. Plus jamais. Son cœur se gonfle de courage et elle se saisit du bol. Défiant sa mère des yeux, elle l’avale. Jusqu'à la dernière goutte. Le bol de terre cuite rencontre brutalement la table sous le regard horrifié de sa mère Les secondes passent, les minutes. Avalon, pétrifiée, Dianna horrifée. Et elle sourit. Du haut de ses onze ans, elle sourit. Dans sa main une fiole. Le contre sort.

« J’ai réussis. »

Parce qu’elle a trompé sa mère. La prit à son propre jeu.


Un an plus tard.

-Cassandre ! Viens m’aider !

La jeune fille soupire et quitte le bord de la fenêtre, sa mère cout dans un coin, souriante sans qu’elle ne sache pourquoi. Nora la regarde, attendant qu’elle daigne bouger et lui présente un glyphe parfait. Aérien. Cassandre grince des dents et fusille sa mère des yeux. Pourquoi s’échinait elle a les mettre en concurrence ? Cassandre n’aimait pas l’Pourquoi s’échinait elle a les mettre en concurrence ? Cassandre n’aimait pas l’air arrogant de sa sœur aussi hausse-t-elle les épaules.

« Et alors ? »

Les doigts de sa mère se crispent sur l’aiguille. Cassandre lui échappe. Chaque jour un peu plus. Douée, si douée et pourtant, si impétueuse, si rebelle. Elle repousse une envie puérile de détruire le dessin de sa sœur. Si parfait alors qu’elle-même n’arrive pas a atteindre ce niveau de perfection. Elle peut être puissante, cela ne sert a rien si elle manquait de précision. Elle revient a la fênetre, boudeuse. Avant que la moue de son visage ne change, ne devienne qu’inquiétude. Elle sait le reconnaitre parmi des milliers et cette ombre qui se meut dans la nuit…Elle se redresse, saisit d’urgence.

« Je vais voir si les chèvres n’ont besoin de rien ! »

C’est faux. Elle ne court pas vers la bergerie. Non, elle court à l’ opposé et se moque de savoir si sa sœur la voit, si sa mère la voit…

« Damon…. »

Elle retient un sifflement horrifié lorsqu’il tourne le visage vers elle. Oh Cassandre savait. Cameron savait. Ensemble, ils en avaient déjà parlé. Cette souffrance intime qui était celle de leur ami. Mais là. Là, elle est réellement confrontée à cette violence, a la douleur de Damon et cette douleur, elle ne veut pas la voir, ne peut pas l’accepter. Il est si bon. Si fort. Si vrai pour eux. Mais jamais ils n’avaient osés lui parler de ce qu’ils devinaient. Jamais. Lâcheté ? Parfois Cassandre le croyait. Mais ce n’était pas cela, c’était une forme de pudeur, de respect et ce respect, elle le brisait en allant au-devant de lui. Découvrant les blessures qui maculaient sa peau, la chair de son visage. Elle bat des paupières, fortement. Elle a envie de pleurer mais ne le fera pas. Parce qu’il ne voudrait pas de ça. Penserait a de la pitié alors que non, cela n’était pas. Non, Cassandre l’attira contre elle, frêle enfant de 13 ans qui sert contre son cœur un ami blessé, meurtrit. Elle est jeune mais elle sait la fierté qui peut être la sienne. Tout ce qu’elle peut faire c’est être là. Le promettre et tenir cette promesse. Bizarrement, elle ne parla jamais de cela a Cameron, elle préfère le garder en elle, dans son cœur. Etait-ce le trahir ? Elle n’en savait rien mais qu’importe. Doucement, elle caresse ses cheveux, le laisse parler, le laisse haïr ce père qu’elle se prend à haïr elle-même et elle le tient contre elle. Des secondes ? Des minutes ? Des heures ? Cela n’a pas d’importance.

« Viens, je peux te soigner. Je dois te soigner. »

Finit elle par murmurer et elle ne lui laisse pas le choix tandis qu’elle l’entraine dans son sillage, l’abandonnant a quelques mètres de chez elle, ignorant les questions de sa mère, le regard étrange de sa sœur. Elle fonce vers le coffre qui recèle les herbes, les sortilèges, les potions. Dianna se lève subitement :

-Cassandre ! Non !

Mais la jeune fille l’affronte du regard et virevolte, s’enfuyant dans la nuit, une mixture emplit de magie à la main. Elle ne pourra pas guérir l’âme, mais elle ferait ce qu’elle pensait juste. Là, dans le creux de la nuit, dans le silence, elle plonge les doigts dans une masse onctueuse et l’étale avec tendresse, douceur, sur les chairs meurtries.

« Je serais toujours là. »


Un an plus tard.

« Non sérieux, ce n’est pas une bonne idée. »

Pour la première fois depuis qu’ils la connaissent, Cassandre est hésitante. Elle n’aime pas leur idée. Elle ne veut pas qu’ils y aillent mais comme d’habitude, ils la chambrent, la taquine. Elle finira par céder, elle le sait mais cela ne l’empêche pas de trembler. Non pas de peur, contrairement a ce qu’ils peuvent croire mais d’appréhension. Parce que cette ermite, cette sorcière. Elle la connait. Et elle sait. Elle sait que son art n’est pas du vent, n’est pas des rumeurs. Elle se tord les mains, indécise. Cassandre se retient de ricaner lorsque Cameron parle du dernier méfaits de la sorcière. Oh que si, c’est bien elle qui l’a fait, mais Damon rejette tout cela en bloc. Elle se mord les lèvres, elle voudrait tellement leur dire, mais ils se moqueront encore et iront avec ou sans elle. Alors, la mort dans l’âme, elle les suit, frissonnante d’appréhension. Tendue comme un arc. Ils pénètre la grotte et Cassandre retient un mouvement de recul. Elle se sent écrasée par la puissance qui règne. Le spectacle qui s’offre a eux ne l’effraie pas, mais ce pouvoir, cette magie qui provient indéniablement de la Déesse. Elle retient Cameron par la manche alors que Damon entre seul.

« Non, n’y va pas… »

Mais il ne l’écoute pas, il s’approche jusqu'à l’entrée, Cassandre le suit n’en menant pas large. Discrètement, elle trace un pentacle maladroit de protection dans l’air, tout en sachant que cela ne servira à rien. Elle est bien trop jeune, bien trop inexpérimentée pour être efficace. Elle pousse un cri, se jetant contre Cameron lorsqu’elle entend la voix d’Anna et, sans dire un mot, sans même se concerter, ils se jettent de concert en avant. Elle se pétrifie, contemplant Damon entre les mains d’une des femmes les plus puissantes qu’elle connaisse. Elle ne peut pas dire un mot, pas un et lorsque la sorcière croise son regard, elle y lit une sagesse étrange, entre savoir et folie. Sans même s’en rendre compte, elle secoua la tête lorsqu’Anna parla. Non. Non ! Et finalement, elle les repoussa, les faisant fuir. Le cœur battant, Cassandre est pâle, très pâle. Cameron parle de malédiction, elle, elle sait que ce n’est pas cela. Le don de divination, voilà ce que c’était…Mais c’était un don si fort, si terrible qu’il n’était effleuré que par les plus puissantes d’entre elle…Et Cassandre n’en faisait pas partit… Agacé, énervé…Terrifié ? Damon le tourne subitement le dos, s’éloignant a grands pas

« Damon attends ! »
-Laisse le, tu pourras rien en tirer quand il est comme ça…

Cassandre se mord la lèvre, elle aimerait pouvoir le rassurer, que ce n’est pas une malédiction, mais une prédiction…Mais si elle le faisait, il se poserait des questions, trop de questions…Et elle n’avait pas le droit d’y répondre. Finalement, elle se tourne vers Cameron et pointe un index sur lui.

« N’y retournez jamais ! »

Elle lève le menton et, a son tour, elle rentre chez elle. Les jours suivant, elle eut peur que sa mère n’ai vent de leur méfait, mais Anna n’a rien dit. Elle n’a jamais rien dit. Même au Sabbat suivant, elle s’est contentée de la regarder longuement, sans un mot…Et jamais Cassandre n’avait été aussi fascinée par un regard…

Deux ans plus tard.

Elle a 16 ans et son visage n’a pas perdu de sa volonté. Elle lève le menton.

« Non. »

Juste un mot qui claque. Avalon se lève, prête a intervenir mais elle n’en aura pas besoin. Dianna soupire et secoue la tête en vouant sa fille aux enfers.

-Que te faut il de plus !? Il est beau, son nom est respecté et, miracle ! tu lui plais !
Cassandre ricane.

« Non c’est ce qu’il y a sous mes jupes qui l’intéresse ! »

Nora étouffe un hoquet devant la vulgarité de sa sœur et pourtant, c’est bien cela. Juste cela que veut Samuel. Juste parce qu’elle lui a résisté. Il ne veut pas le mariage, elle le sait, il veut juste la briser parce qu’elle l’a rejeté. Cette fois, elle est seule. Elle n’a rien dit aux garçons. Ni la façon grossière que Samuel avait eu de la coincer dans une grange, ni sa tentative de la prendre devant son refus. Mais il ne s’avouait pas vaincu. Non. On ne refusait rien au fils d’un riche marchand de la ville. Cassandre ne sait pas ce qu’elle lui a fait. Rien, de son point de vue, ignorant que sa fougue, sa volonté pouvait séduire. Elle s’est battu bec et ongle et a triomphé. Mais elle ne leur a rien dit, parce qu’elle les connait. Ils auraient bravé la colère du maire pour l’honneur d’une petite bergère. N’importe quoi. Parfois, elle pensait qu’elle ne les méritait pas…Alors Samuel avait agi autrement, approché sa mère, fait une demande qu’il n’aurait pas l’intention de tenir. Oh, elle n’était pas si naïve que cela. Elle savait les détours dont étaient capables les hommes pour arriver a leur fin. Elle voyait tant de filles tomber dans les filets de Damon…Plus discrètement, ceux de Cameron…Des imbéciles idiotes et débiles. Mais elle n’était pas comme elles. Dianna observe sa fille. Scrutant ses traits. Elle semble lire quelque chose d’étrange et se tourne vers sa sœur :

-Qu’en penses-tu ?
-J’en pense que ta fille sait ce qu’elle veut…Et ce n’est pas Samuel.

Avalon sourit légèrement et reprend son ouvrage sans rien ajouter de plus. Cassandre rosit légèrement. Qu’avait donc lu sa tante dans les étoiles ? Elle si douée pour la divination. Cassandre se mord la lèvre, regardant sa mère qui sourit à son tour. Hochant la tête.

-Alors je vais refuser cette demande.

Cassandre sourit et se jette dans les bras de cette mère si dure avec elle. Si retorse mais qui demeure sa génitrice. Ce secret qu’elles partagent les liaient a jamais combien pouvaient elles s’affronter. Plus tard, elle maudira Samuel, le condamnant a désirer sa nature contraire et faillit mourir de rire en le voyant recevoir un coup de poing bien placé de Cameron après qu’il ai osé effleurer son fessier d’une main lascive. Damon l’aurait tué, qu’il se réjouisse de préféré les blonds songe-t-elle satisfaite de cette vengeance mesquine.

Trois ans plus tard.

« Dis Cameron…tu crois que Jaimie est célibataire ? »

Cameron manque de s’étouffer avec le morceau d’orange qu’il est en train de déguster.

-Pardon ?

Cassandre le fusille des yeux, crispant les doigts sur sa robe.

« Tu es sourd ou quoi ! »

Cameron prend le temps d’essuyer ses doigts sur son pantalon avant de la regarder d’un air moqueur.

-Non, sérieusement Cassie, tu peux pas t’intéressée à ce type !

Cassandre lève le menton en un geste qu’il connait bien. Il soupire. Allons bon, il n’aurait pas le choix….

-C’est pas un gars pour toi Cassie. Un Turner ! Et pas le plus sain d’esprit si tu veux mon avis et vachement plus jeune que toi.

Cassandre renifle légèrement et réponds presque méprisante :

« Sa sœur ne te semblait pas si…malsaine elle ! »
-Sa sœur est une sainte surtout, pas moyen de l’approcher.

Le sifflement outré de Cameron amène un sourire joueur et narquois sur les lèvres de Cassandre. C’est stupide. Jaimie, c’est un peu comme un fantasme qu’elle ne pourrait approcher, pourtant, il était volage, elle n’aurait sans doute aucune difficulté a l’avoir.Mais était ce seulement ce qu’elle voulait ?

-Franchement Cassie, Turner est…

Le reste se perd dans un sifflement de douleur, Cassandre venant de lui écraser le pied d’un talon mesquin.

« Salut Damon ! »

D’un coup d’œil, elle intime Cameron au silence. Pourquoi ? Elle ne le sait pas elle-même, mais elle se décale un peu sur le rondin de bois, faisant une place au nouvel arrivant. Ils ont grandis, se rent elle compte. Oui, bien grandit. Cameron est devenu le fils du maire, un lieutenant de la garde du village. Damon, un chasseur reconnu, héritier de son fou de père. Mais elle, elle est restée dans le giron de sa mère. Bergère, peuh ! Mais en même temps, elle a été reconnue par Gaïa, une fierté qu’elle ne peut pas partager avec ses amis les plus chers. Une sorcière. Une adoratrice du cornu, de la vie et de la mort. Mais a leur yeux, elle n’a rien perdu. Elle fourre un verre d’hydromel dans les mains de Damon.

-Hé Damon tu sais quoi ?

Cassandre se raidit…

-Cassie elle est amoureuse de…HEY !
« Désolée, mes mains ont glissées. »

Narquoise, Cassandre admire la tâche d’hydromel sur le pantalon de Cameron. Il jure, la fusille des yeux et s’en va se changer en grommelant.

-T’es amoureuse ?
« Nan. Cameron s’imagine que je suis une gentille fille qui craque sur un beau sourire, n’importe quoi. »

Elle n’est pas obligée de mentir, elle le sait, mais elle le fait. Elle ne sait pas si elle est amoureuse, mais même, elle ne veut pas que Damon le sache. Du coin de l’œil, elle remarque qu’on les regarde, mais elle s’en fiche. Depuis toujours elle traine en compagnie des garçons, mais en grandissant, les gens y ont vu quelque chose de malsain. Heureusement que Dianna se moque des racontars, entre ce que l’on disait d’Avalon et Cameron, les RRH qui n’avaient de cesse de les scruter, les loups…Leur vie n’a rien de facile. Elle le sait. Mais elle sait pouvoir compter sur eux. Son épaule rencontre celle de Damon avec amusement :

« Dis donc, c’est pas la grosse Charmille qui te fait de l’œil là ? »

Ce soir, c’est la fête au village, pour elle et le creux de la nuit, se sera bien plus que cela, mais le secret doit rester. Combien même rêve-t-elle de le leur dire. Peur de lire la condamnation dans leurs yeux ? Oui peut être. Damon hausse les épaules.

-Un bel œil de vache si tu veux mon avis.

Elle explose de rire.

Quatre ans plus tard.

Précise, elle trace le cercle de sel, lui donne une forme étrange aux yeux des néophytes. Sacrilège aux yeux du père qui office a Daggerhorn, mais primordial pour elle. Cassandre a relevé sa jupe et, penchée sur le sol , son bras tendu, elle trac e le pentacle de son souhait. Doucement, avec révérence, elle dessine les lignes compliquées, marmonne des paroles qui ne sont que pour la Déesse. Oui, elle allume précautionneusement le foyer du Nord. Puis, celui du Sud, celui de l’Ouest et, enfin, celui de l’Est. Pentacle a quatre branches qui révèrent et provoque la chance. Et puis une branche craque, elle sursaute et scrute les environs, par prudence, elle détruit d’un geste le pentacle, éteint le Nord en jurant et vois apparaitre la chevelure claire de Cameron. Elle pince les lèvres et s’empresse de camoufler l’Est autant pour elle, elle ne pourra pas finir. Elle finit même par s’assoir et grimace. Mince, le feu des Sud…Jolies brulures et très bien placées notons le gaiment Elle sourit l’air de rien et croise le regard surpris de son ami.

-Qu’est ce que tu fiche assise dans la boue toi ?
Ah. La boue. Très bon pour les brulures.
« La boue est bonne pour la peau, prends en note. »

Réponds-t-elle, levant le menton d’un air frondeur. Inutile d’insister, Cameron le sait, il rit. La vexe-t-il non pas vraiment, elle a l’habitude de leur moquerie et puis, elle note sa tenue de garde et fronce les sourcils.

« Tiens, tu es en ronde ? »
-Oui pour protéger les petites filles comme toi.

Elle lui tire la langue. Elle a 23 ans maintenant mais avec eux, elle reste toujours une petite fille. Elle peut manier la magie, lancer des malédiction, aider une femme à concevoir, pousser le mari dans les bras d’une autre, favoriser les récoltes ou le contraire, aux yeux de la Déesse, elle est une femme accomplie mais avec ces amis, elle oublie tout cela et redevient parfois une petite fille. Le monde avance, elle le lit dans les étoiles, mais ce qu’elle ne devine pas, c’est le gouffre devant lequel elle se tient. Non, là, elle sourit a Cameron, lui offre de l’eau et un morceau de son pain, elle rit mais elle pressent que quelque chose change, irrémédiablement.

Inévitablement.


Dernière édition par Cassandre Weldon le Dim 11 Nov - 19:20, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Cassandre Weldon Dim 11 Nov - 17:48

Bienvenue!!!! Haaaaaaaaaaaaaaaahan!!! :cute: Une sorcière!
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MessageSujet: Re: Cassandre Weldon Dim 11 Nov - 17:57

Ah parce qu'en plus il faut que je te déplace dans ton groupe ? /SBAAAAAF/

Re-re-re-re bienvenue x)
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MessageSujet: Re: Cassandre Weldon Dim 11 Nov - 20:28

Ma première validation \o/

Alors, rien à redire, je valide avec grand plaisir notre première sorcière <3

    Pour commencer, pense à remplir les champs de ton profil, puis va faire un tour sur le bottin des avatars pour recenser ton avatar !
    Ensuite, n'oublie pas de créer ta fiche de liens et de rps .
    Et si le coeur t'en dit (et si l'inconnu ne te fait pas peur), il y a possibilité de demander l'intervention d'un PNJ dans un de tes topics ou bien t'inscrire avec d'autres personnes sur ce sujet pour que le staff te concocte une petite aventure dans les ténèbres de Daggerhorn !


Bon jeu avec Cassandre ! :cute:

_________________

Can't you see that when I find you, I'll find me
CITATION/PAROLE/TEXT ♦ by dream's
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MessageSujet: Re: Cassandre Weldon Dim 11 Nov - 20:30

Merci ! :cute:
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MessageSujet: Re: Cassandre Weldon

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